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Un écrivain, un papa, un gastronome, un joyeux, un névrosé, un compliqué, un napolitain, un sensible, un rigoureux, un incorruptible, un nageur, un sur 7 milliards
* mercredi 23 septembre 2009 sortie en librairie de
A table avec la Mafia, 90 recette italo-américaines mon 1er livre de recettes,
co-écrit avec la scénariste C. Dixsaut
Un parcours ciné-gastronomique, sanglant et bien épicé,
de New York à Naples, de Palerme à Corleone,
+ un super quiz !
Pour toutes les Familles !
"Une proposition de livre que vous ne pouvez refuser !"
[R. De Niro, Vanity Fair]
Editions Agnès Viénot - 29 euros
* mercredi 7 octobre 2009 sortie en librairie de
la revue Bordel n°11 " The Rat Pack"
avec ma contribution intitulée "Frankyland"
* mercredi 21
octobre 2009 sortie en kiosque du
bimestriel DEdiCate n°21 "Show Off"
avec ma nouvelle inédite!
* samedi 7 et dimanche 8 novembre
2009 Colloque international
Hommage à Gesolmino D'Ambrosio
Editeur, écrivain, graphiste, affichiste, et prince, disparu en 2006 Lieu : Salerne -
Italie * mercredi 2 décembre
2009 "Les
Estiennales" 24e
Semaine culturelle de l'Ecole Estienne
spécial "Masques"
Mon intervention portera sur :
"Quelques impostures littéraires"
et aura lieu le 2 décembre de 10h à 12h
18 bd Auguste-Blanqui Paris 13e
* vendredi 11 et samedi 12 décembre
2009 "Hommage au poète Jean-Pierre
Duprey" 50e
anniversaire de sa mort Je lirai un petit essai autour des livres
et des sculptures du poète
Organisation : P. Brunel et G. Molinié
Sorbonne Nouvelle, Paris 5e
Première édition en français d'un roman graphique très original,
celui de l'américain David Heatley intitulé J'ai le cerveau sans dessus dessous
Micro histoire et grande philosophie de la vie, par petites touches, c'est bouleversant.
Très belles fabrication et finition, album publié chez Delcourt.
Dans la série "les joyeux cours d'économie appliquée", comparons l'incomparable puisqu'on n'y comprend plus rien.
Et voyageons dans le temps, tiens, soyons fol !
1910 Je gagne à la journée un billet de 1 dollar :
et avec ce charmant morceau de papier, je peux m'acheter, ah ! quelle belle époque :
20 bouteilles ou verre de 24 cl de Coca (1/2 pint) !
Et en plus, le boire avec cette jeune femme dans un élégant drugstore :
1923 Revenu pas manchot de la bataille de la Meuse (sept. 1918), avec ce billet en poche :
je me paye, debout, avec mon pote Dos Passos, dans un bar de Manhattan Transfer,
20 bouteilles de Coca, oui 20 !
1935 Miraculé de Wall Street, toujours entre deux jobs,
hébergeant même un pote venu de son Middle West ruiné,
j'ai tout de même pu me payer, oui, toujours avec le même billet :
20 bouteilles de Coca, encore, c'est hallucinant !
et si j'en crois Arturo Bandini dans Demande à la poussière,
à qui l'on refile 150 dollars soit 3000 bouteilles de coca pour
une fiction de 10 feuillets ! Pourri d'écrivain !
1957 Je ne suis pas communiste mais publicitaire, j'ai même changer mon nom pour
celui de Roger "O" Thornhill, je suis dans un bar de la 63th rue,
j'attend ma mère et je vais pour payer avec ce billet :
ma bouteille de coca (oui, faut pas déconner), et, le garçon me rend,
tenez-vous bien, 75 cents, avec lesquels je peux passer d'ailleurs
7 coups de fils sur New York. Bref, il est temps de me payer
une croisière, ma dernière campagne oblige, d'ailleurs, là voici :
2003 Je me suis fais refaire tout le corps pour 775 000 $*,
je me traine avec un déambulateur,
mon arrière petit-fils est un rat qui ne pense qu'à sa dope,
je perds la mémoire, je ne sais plus où se trouve mon fric,
ah, voilà, je sors un billet de 1 dollar :
lui, au moins, ne nous a pas trahi ! Washington ! Un vrai ! A buck !
Mince, je vois plus rien, si c'est ça, c'est bien 1 dollar !
Qu'est-ce que je disai ? Ah... voilà, je vais trottinant jusqu'au Deli,
le distributeur de boissons... il fonctionne, voilà, je glisse mon billet
et il en sort ça, c'est de la bombe :
24 décembre 2009 Je suis mort (en allant chercher un coca de l'autre côté de ma rue), et le Coroner me fait les poches, il
fulmine car il ne trouve pas grand chose :
Ce matin, juste avant mon ACR, Fox News annonçait l'écroulement du dollar.
Mon voisin faisait des provisions.
Le ciel était bleu.
Un Nègre dirigeait le pays vers sa perte.
La neige, ça sentait la neige.
Depuis 1932, j'ai placé toutes mes économies dans des US BONDS.
Rapport net annuel : 2.3%.
Quand je dis net c'est l'inflation cumulée en moins de la somme des intérêt
plus le capital investi et réévalué, bref, en plaçant, oui,
en plaçant 1 dollar en 1935, j'ai gagné 157 432 dollars **.
Aujourd'hui, le billet de 1 dollar, il ne vaut plus rien du tout en soi, plus rien.
Autrefois, quand je courais au drugstore, sur Washington Square,
pour 1 dollar j'avais de quoi bouffer, deux oeufs, du pain, un jus (dixit Henry James)...
Allez dire aux enfants que le Père Noël n'existe pas.
Que tout est fiction.
Croyez-moi.
* Prix moyen dans une clinique du Vermont !
** Le calcul est très compliqué mais il repose sur la loi des accroissements et gains obligataires dite "Weinstein".
Tous les documents présentés ici sont contextuellement vrais sauf un.
Roman
Traduit en italien par :
Eduardo Esposito Mise en images :
Barbla & Peter Fraefel (Suisse)
Préface :
Vito Maggio
Editeur :
Giordano Bruno (Campania / Salerne)
180 pp. ISBN : 88-88862-22-1
NB : Cette édition est sensiblement différente
de celle de mars 2001 (Denoël) et fait désormais référence.
Opus 19 février 2009
Le goût du Sexe
Anthologie critique
Coll. "Petit Mercure"
Editions du Mercure de France
Essai sur les signes corporels
Photos de :
Philippe Vaurès-Santamaria
Editeur :
Fitway (Silverback Books)
Traduit en :
anglais, espagnol, italien, allemand
128 pp.
Format grand album ISBN : 978-2752800299
Opus 05 mai
2004
Affiches, esquisses et autres
voyages
Monographie sur :
Michel Bouvet
Essai illustré, écrit avec :
M. Lenoir, D. Zaccaria, A. Weill
Editeur : Textuel (Paris)
168 pp.
Format album relié ISBN : 978-2845971011
Opus 04 août
2002
Tentatives de sourires et autres
plongeons
Docul-fiction Edition :
Denoël
224 pp. ISBN : 978-2207253678
De passage à Paris, le chercheur canadien S. Applebaum (UQAC /Chicoutimi), s’entretenait avec Ph. Di
Folco dans un bar à propos du livre ciné-gastronomique A table avec la Mafia. 90 recettes italo-américaines
(Ed. Agnès Viénot, Paris). Des propos forcément censurés.
Sydney Applebaum : Tu ne bois plus de bière ?
Ph. Di Folco : Ces derniers mois, je suis passé au vin blanc, mais ici, ils ne font pas dans le
sicilien.
SA : J’comprends pas… Moi, ça me rend nerveux le blanc. J’ai pas mal carburé à la vodka ces derniers
mois : tu as reçu mes photos depuis Moscou ? File-moi donc une paille… [cigarette]
PDF : Fume pas ici… [Il fume en douce] On a pas mal craint pour ta vie : tu étais pas censé venir à
Paris en février dernier ?
SA : Un calice de trafic incroyable ! Le hub sur Boston explosé de monde… 6 heures d’attente. La
marde ! L’expo s’est bien passée, c’est l’essentiel, non ? Mais toujours pas de news d’Evgueni. A Moscou, on peut pas dire qu’il s’y montre !
PDF : Tu enquêtes toujours sur les mafias russes, leurs comportements, leurs rites ?
SA : J’peux pas dire que ça me motive point c’t’affaire ! Tu parles d’une ethno ! Mais mes
credits ont fondu, le chairman du département n’en a juste rien à foutre. [Il commande une 3e bière]
PDF : Qu’est-ce tu as pensé du film de Cronenberg, Eastern Promises ?
SA : Don’t give a shit… J’ai jamais pu avaler c’te bouffe, anyway ! Cronenberg,
surévalué, total crap…
PDF : T’es pas très pizza non plus il me semble. Tu as un peu grossi ou je rêve ?
SA : C’est pas mal de rappeler des trucs essentiels [Il feuillète A table avec la Mafia] sur
l’huile d’olive, de mettre plein de plats légumineux. Ah ! tiens, du poisson, bonne idée, ça, du turbot en plus ! Tu savais que Visconti était végétarien ?
PDF : Quand on a écrit ce livre avec Claire [Dixsaut, la co-auteure], on a eu des envies de bouffe
incroyables !
SA : Vous avez testé toutes les recettes, forcément. Elle cuisine bien ta copine ? Elle est
comment ? Elle [censuré]
PDF : T’es un vrai malade ! Sydney, raconte-moi plutôt ta découverte du pastrami, tu sais bien,
quand tu étais petit, à Montréal…
SA : Le meilleur c’était celui que faisait ma grand-mère, Ethel. Pour le reste, Schwartz's [sur Saint Laurent, au 3895], oui, ça se laisse manger. Ah ! vous avez pas mal de cocktails à ce que je vois… [Il commande un
Godmother]
PDF : Dans les films de mafieux, on ne boit pas que de
l’eau ! Tu es sûr que c’est bon l’amaretto avec de la vodka ?
SA : Bonne idée ton bouquin, ouais, belle fabrication. Elle a quel
âge l’éditrice ?
PDF : Je pense que tu es vraiment trop vieux pour elle, laisse
tomber !
SA : A Moscou, j’ai [censuré] une charmante, quelque chose d’inimaginable ! Tu sais, les jeunes, là-bas, qui jouent à la mafia, ils mangent super mal. Ils ne tiendront pas la route. Ils seront
cuits avant leurs trente ans… Si y’a pas une guerre civile entre temps.
PDF : J’ai entendu dire que certainesbratvapossédaient l’équivalent de la dette belge…
SA : Ken Rowe, tu te souviens ?
PDF : Le milliardaire canadien menacé par les Kirillov ?
SA : Il a racheté la dette de plusieurs compagnies. Y’a plus de dettes en fait. Que des
obligations.
PDF : Qui t’oblige à quoi, toi ?
SA : Mon job…
PDF : Tu prendras ta retraite un jour, non ? Tu iras où ? Tu feras quoi ?
SA : Tu veux savoir si j’ai croqué ? Rien à cirer, je te dirai
rien !