<![CDATA[Passage du chantier]]> http://www.philippedifolco.info/ Un écrivain, un papa, un gastronome, un joyeux, un névrosé, un compliqué, un napolitain, un sensible, un rigoureux, un incorruptible, un nageur, un sur 7 milliards fr Thu, 28 Jan 2010 15:05:46 +0100 Thu, 28 Jan 2010 15:05:46 +0100 Over-blog.com RSS 2.0 Engine Copyright 2010, Philippe Philippe Di Folco Vie perso / Journal intime http://www.rssboard.org/rss-specification/ <![CDATA[Livres publiés]]> http://www.philippedifolco.info/article-1152158.html Opus 23
24 février 2010
    Dictionnaire de la Mort
Dico-Mort-CV-01.jpg
Un outil qui aide à décrypter
nos différentes manières
de concevoir et d’exprimer
la mort, ses métamorphoses,

ses contradictions et sa pluralité.


1000 entrées
200 contributeurs
1136 pages

collection In Extenso
Editions Larousse


ISBN : 978-2-03-584856-8





Opus 22
septembre 2009
A table avec la Mafia
"90 recettes italo-américaines"

co-écrit avec Claire Dixsaut

Editions Agnès Viénot

194 pp. couleurs + 1 Quiz hors-texte
Format album relié
ISBN : 2-35326-060-7

> Lu par Fabrice Drouzy (Libé)
> Lu par Evene.fr
> Groupe Facebook
> Un exemple de recette ! (Cuisine-TV)


Opus 21
Juin 2009
 [sans titre]
  Livre d'artiste

Peintures et dessins :
   Jose Maria Gonzalez
Typographisme :
  Evelyne Simonin
Imprimeur : MDI
48 pp.
Tiré à 100 ex.

Lire l'entretien avec Joseph Ghosn


Opus 20
avril 2009
My Love Supreme
[Version italienne]
          
Roman
Traduit en italien par :
   Eduardo Esposito

Mise en images :
   Barbla & Peter Fraefel (Suisse)
Préface :
  Vito Maggio
Editeur :
  Giordano Bruno (Campania / Salerne)

180 pp.

ISBN : 88-88862-22-1

NB : Cette édition est sensiblement différente
de celle de mars 2001 (Denoël) et fait désormais référence.

Opus 19
février 2009
Le goût du Sexe
       
Anthologie critique
Coll. "Petit Mercure"
Editions du Mercure de France

140 pp.

ISBN : 978-2-9159-5209-4

Lire le résumé

Opus 18
novembre 2008
We Love Books 
A World Tour
     
Catalogue d'exposition
- 500 livres du monde entier -
"Mois du Graphisme" (11.2008-01.2009)

Conception  :
  Atelier Michel Bouvet (Paris)

Editeur / Diffusion :
  Centre du Graphisme d'Echirolles

500 pp. couleurs
ISBN : 978-2-9159-5209-4


Lire le résumé


Opus 17
mars 2008
Le goût de Madrid
madrid.jpg           
Anthologie critique
coll. "Petit Mercure"
Editions du Mercure de France

140 pp.
ISBN : 978-2-9159-2877-6

 Lire le résumé

Opus 16
décembre 2007
Sphère

Recueil poétique
Illustré par :
  Jose Maria Gonzalez

Edition :
  Derrière la Salle de Bains
Rouen
16 pp.

Opus 15
décembre 2007
La vie familiale
Recueil poétique
Illustré par :
  Jose Maria Gonzalez

Edition :
  Derrière la Salle de Bains
Rouen
16 pp.

Opus 14
décembre 2007
Bartoli
Recueil poétique
Illustré par :
  Jose Maria Gonzalez

Edition :
  Derrière la Salle de Bains
Rouen
16 pp.


Opus 13
décembre 2007
Fight

Essai sur la lutte et la boxe

Photos couleurs :
  P. Di Folco
Editeur :
  Fitway (San Francisco)

128 pp.
Album format carré
ISBN : 978-2-7528-0263-7

- Présentation

Opus 12
octobre 2007
Le goût de Tunis
                     
Anthologie critique
Coll. "Petit Mercure"
Editions du Mercure de France

140 pp.
ISBN :
978-2-9159-2529-9

- Lire le résumé
- Lire la présentation sur Evene
- Lire la Revue des ressources
- Par les Anciens du Lycée Carnot


Opus 11
octobre 2006
Les grandes impostures littéraires
                               
Essai et abécédaire critique
Edition :
  Ecriture (L'Archipel)

 
380 pp.
ISBN : 978-2-909240-70-1

> Résumé, dossier de presse


Opus 10
mai 2006
Stations Sex
           
Recueil poétique
Portrait de :
  Renaud Monfourny
Edition :
  Derrière la Salle de Bains
Rouen
24 pp.

Opus 09
mai 2006
Chantiers
                          
Recueil poétique
Image de :
  Mirka Lugosi
Edition :
  Derrière la Salle de Bains
Rouen
24 pp.

Texte issu d'une performance
donnée au festival Terra Nova (Lorraine)


Opus 08
janvier 2006
SalvaTM
Roman
Edition :
  Denoël

 
490 pp.
ISBN : 978-2207-25443-1

> Résumé, dossier de presse

Opus 07
octobre 2005
Dictionnaire
de la pornographie

Conception & Direction :
  Philippe Di Folco
Préfacé par :
  J.-C. Carrière
104 auteurs
500 définitions

Editeur :
  Presses Universitaires de France

554 pp.
Format relié
ISBN : 978-2130544142

Traduit en grec, italien, roumain
> Résumé, dossier de presse
> Fiche PUF

Opus 06
octobre 2004
Peau
Tatouage et piercing
  Essai sur les signes corporels
Photos de :
  Philippe Vaurès-Santamaria
Editeur :
  Fitway (Silverback Books)
Traduit en :
   anglais, espagnol, italien, allemand

128 pp.
Format grand album
ISBN : 978-2752800299

Opus 05
mai 2004
Affiches, esquisses et autres voyages
          
Monographie sur :
  Michel Bouvet
Essai illustré, écrit avec :
  M. Lenoir, D. Zaccaria, A. Weill

Editeur : Textuel (Paris)

168 pp.
Format album relié
ISBN :
978-2845971011


Opus 04
août 2002
Tentatives de sourires et autres plongeons
  
Docul-fiction
Edition :
  Denoël

 
224 pp.
ISBN : 978-2207253678

Opus 03
mai 2001
Citizen Data
Beyond Electronic Resistance
                            
Essai politique
Edition :
  Sens & Tonka

 
64 pp.


- épuisé -


Opus 02
mars 2001
My Love Supreme
             
Roman
Coll. "Format utile"

Editeur :
  Denoël


128 pp.

- épuisé -

Traduit en italien (2009)
  cf. opus 20


Opus 01
mai 2000
La question du mâle
                   
Novella
Editeur :
   Derrière la Salle de Bains
Rouen

48 pp.



Autres travaux : voir la fiche d'Albert Wikipédia
Pages remises à jour régulièrement.




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Wed, 27 Jan 2010 10:10:00 +0100 http://www.philippedifolco.info/article-1152158.html De mes livres http://www.philippedifolco.info/article-1152158-6.html#anchorComment
<![CDATA[Agenda]]> http://www.philippedifolco.info/article-1547068.html
Actualité
Agenda
Ephémérides



mercredi 2 décembre 2009
 
"Les Estiennales"
24e Semaine culturelle de l'Ecole Estienne
spécial "Masques"

Mon intervention portera sur :
"Quelques impostures littéraires"
et aura lieu le 2 décembre de 10h à 12h
18 bd Auguste-Blanqui Paris 13e

*
jeudi 3 décembre 2009
 
parution de


J'ai participé avec une nouvelle inédite sur la
Grande Horloge de la cathédrale de Besançon (Franche-Comté)


*
vendredi 11 et samedi 12 décembre 2009
 
"Hommage au poète Jean-Pierre Duprey"
50e anniversaire de sa mort

Je lirai un petit essai autour des livres
et des sculptures du poète
Organisation : P. Brunel et G. Molinié
Sorbonne Nouvelle, Paris 5e


ET AUSSI :


depuis le  23 septembre 2009
sortie en librairie de
A table avec la Mafia, 90 recette italo-américaines

mon 1er livre de recettes,
co-écrit avec la scénariste C. Dixsaut





Editions Agnès Viénot - 29 euros

*
depuis le 7 octobre 2009
sortie en librairie de
la revue Bordel n°11 " The Rat Pack"

avec ma contribution intitulée "Frankyland"


*
sotie le 21 octobre 2009
toujours en kiosque
le bimestriel DEdiCate n°21 "Show Off"

avec ma nouvelle inédite
!






Archives

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Tue, 01 Dec 2009 13:09:00 +0100 http://www.philippedifolco.info/article-1547068.html De mes apparitions http://www.philippedifolco.info/article-1547068-6.html#anchorComment
<![CDATA[Tu faisais quoi à 16 ans ?]]> http://www.philippedifolco.info/article-tu-faisais-quoi-a-16-ans--40085073.html En souvenir de Jacno, de Jean-François et d'Actuel
aux années électrominimalistes,

Inès,
je n'ai pas grand chose à te montrer de mes 16 ans. Il y a peu de photos disponibles, je dois encore numériser des diapositives Kodak, ça prend du temps : la boîte se trouve perchée en haut d'une armoire, laquelle gémit, poussivement.

Celle-ci, tirée d'un photomaton, oui, tu connais la légende : on avait droit à 4 poses, l'une était forcément à chier ou destinée à faire le con. C'est sans doute la série pour l'inscription en première. Septembre 1982 ?


Celle-ci moi je l'aime bien pour la chemise cubaine en soie, la banane et les Wayfarers rapportées par pépé des US. Elle est prise dans la salle de bains de Créteil, qui me faisait penser aux toilettes du Café Bleu ou du Costes des Halles. C'est moderne quoi. On est deux sur la photo, en duo, un premier groupe, la pochette pour un vrai faux groupe ! On commence fort. On se parle, on se peuple, on sort le soir, on fume, on boit, on rentre de plus en plus tard, on se mélange, on mille plateaux. Pas encore les nuits de la pleine lune mais on va main dans la main. Septembre 1983.



Un collage super flippant  :  la peur de l'Armée (obtenir ou non un délais) et en même temps l'idée que c'est pas si mal de s'échapper. Le paquet est super collector désormais, c'était celui des troupes. Dessiné par Marcel Jacno, l'original est encore plus stylé mais c'est de là que vient le nom du musicien. Janvier 1984.

A la prochaine,
P.
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Wed, 25 Nov 2009 15:03:00 +0100 http://www.philippedifolco.info/article-tu-faisais-quoi-a-16-ans--40085073.html Des images http://www.philippedifolco.info/article-tu-faisais-quoi-a-16-ans--40085073-comments.html#anchorComment
<![CDATA[J'ai le cerveau sans dessus dessous]]> http://www.philippedifolco.info/article-j-ai-le-cerveau-sans-dessus-dessous-37549626.html Première édition en français d'un roman graphique très original,
celui de l'américain David Heatley intitulé
J'ai le cerveau sans dessus dessous

Micro histoire et grande philosophie de la vie, par petites touches, c'est bouleversant.
Très belles fabrication et finition, album publié chez Delcourt.



*
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Wed, 14 Oct 2009 21:58:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-j-ai-le-cerveau-sans-dessus-dessous-37549626.html De mes lectures http://www.philippedifolco.info/article-j-ai-le-cerveau-sans-dessus-dessous-37549626-comments.html#anchorComment
<![CDATA[L'effondrement du dollar est un cadeau du Père Noël]]> http://www.philippedifolco.info/article-37132857.html Dans la série "les joyeux cours d'économie appliquée", comparons l'incomparable puisqu'on n'y comprend plus rien. Et voyageons dans le temps, tiens, soyons fol !


1910
Je gagne à la journée un billet de 1 dollar :











et avec ce charmant morceau de papier, je peux m'acheter, ah ! quelle belle époque :
20 bouteilles ou verre de 24 cl de Coca  (1/2 pint) !
Et en plus, le boire avec cette jeune femme dans un élégant drugstore :
























1923

Revenu pas manchot de la bataille de la Meuse (sept. 1918), avec ce billet en poche :


















je me paye, debout, avec mon pote Dos Passos, dans un bar de Manhattan Transfer,
20 bouteilles de Coca, oui 20 !






























1935
Miraculé de Wall Street, toujours entre deux jobs,
hébergeant même un pote venu de son Middle West ruiné,
j'ai tout de même pu me payer, oui, toujours avec le même billet :













20 bouteilles de Coca, encore, c'est hallucinant !
et si j'en crois Arturo Bandini dans Demande à la poussière,
à qui l'on refile 150 dollars soit 3000 bouteilles de coca pour
une fiction de 10 feuillets ! Pourri d'écrivain !












1957

Je ne suis pas communiste mais publicitaire, j'ai même changer mon nom pour
celui de Roger "O" Thornhill, je suis dans un bar de la 63th rue,
j'attend ma mère et je vais pour payer avec ce billet :










ma bouteille de coca (oui, faut pas déconner), et, le garçon me rend,
tenez-vous bien, 75 cents, avec lesquels je peux passer d'ailleurs
7 coups de fils sur New York. Bref, il est temps de me payer
une croisière, ma dernière campagne oblige, d'ailleurs, là voici :





























2003
Je me suis fais refaire tout le corps pour 775 000 $*,
je me traine avec un déambulateur,
mon arrière petit-fils est un rat qui ne pense qu'à sa dope,
je perds la mémoire, je ne sais plus où se trouve mon fric,
ah, voilà, je sors un billet de 1 dollar :








lui, au moins, ne nous a pas trahi ! Washington ! Un vrai ! A buck !
Mince, je vois plus rien, si c'est ça, c'est bien 1 dollar !
Qu'est-ce que je disai ? Ah... voilà, je vais trottinant jusqu'au Deli,
le distributeur de boissons... il fonctionne, voilà, je glisse mon billet
et il en sort ça, c'est de la bombe :

























24 décembre 2009

Je suis mort (en allant chercher un coca de l'autre côté de ma rue), et le Coroner me fait les poches, il fulmine car il ne trouve pas grand chose :







Ce matin, juste avant mon ACR, Fox News annonçait l'écroulement du dollar.
Mon voisin faisait des provisions.
Le ciel était bleu.
Un Nègre dirigeait le pays vers sa perte.
La neige, ça sentait la neige.
Depuis 1932, j'ai placé toutes mes économies dans des US BONDS.
Rapport net annuel : 2.3%.
Quand je dis net c'est l'inflation cumulée en moins de la somme des intérêt
plus le capital investi et réévalué, bref, en plaçant, oui,
en plaçant 1 dollar en 1935, j'ai gagné 157 432 dollars **.
Aujourd'hui, le billet de 1 dollar, il ne vaut plus rien du tout en soi, plus rien.
Autrefois, quand je courais au drugstore, sur Washington Square,
pour 1 dollar j'avais de quoi bouffer, deux oeufs, du pain, un jus (dixit Henry James)...
Allez dire aux enfants que le Père Noël n'existe pas.
Que tout est fiction.
Croyez-moi.

* Prix moyen dans une clinique du Vermont !

** Le calcul est très compliqué mais il repose sur la loi des accroissements et gains obligataires dite "Weinstein".
Tous les documents présentés ici sont contextuellement vrais sauf un.







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Tue, 06 Oct 2009 19:04:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-37132857.html Du petit commerce http://www.philippedifolco.info/article-37132857-6.html#anchorComment
<![CDATA[« A table avec la Mafia » : l’entretien avec Sydney Applebaum]]> http://www.philippedifolco.info/article-36661398.html De passage à Paris, le chercheur canadien S. Applebaum (UQAC /Chicoutimi), s’entretenait avec Ph. Di Folco dans un bar à propos du livre ciné-gastronomique A table avec la Mafia. 90 recettes italo-américaines (Ed. Agnès Viénot, Paris). Des propos forcément censurés.

 

Sydney Applebaum : Tu ne bois plus de bière ?

 

Ph. Di Folco : Ces derniers mois, je suis passé au vin blanc, mais ici, ils ne font pas dans le sicilien.

 

SA : J’comprends pas… Moi, ça me rend nerveux le blanc. J’ai pas mal carburé à la vodka ces derniers mois : tu as reçu mes photos depuis Moscou ? File-moi donc une paille… [cigarette]

 

PDF : Fume pas ici… [Il fume en douce] On a pas mal craint pour ta vie : tu étais pas censé venir à Paris en février dernier ?

 

SA : Un calice de trafic incroyable ! Le hub sur Boston explosé de monde… 6 heures d’attente. La marde ! L’expo s’est bien passée, c’est l’essentiel, non ? Mais toujours pas de news d’Evgueni. A Moscou, on peut pas dire qu’il s’y montre !

 

PDF : Tu enquêtes toujours sur les mafias russes, leurs comportements, leurs rites ?

 

SA : J’peux pas dire que ça me motive point c’t’affaire ! Tu parles d’une ethno ! Mais mes credits ont fondu, le chairman du département n’en a juste rien à foutre. [Il commande une 3e bière]

 

PDF : Qu’est-ce tu as pensé du film de Cronenberg, Eastern Promises ?

 

SA : Don’t give a shit… J’ai jamais pu avaler c’te bouffe, anyway ! Cronenberg, surévalué, total crap…

 

PDF : T’es pas très pizza non plus il me semble. Tu as un peu grossi ou je rêve ?

 

SA : C’est pas mal de rappeler des trucs essentiels [Il feuillète A table avec la Mafia] sur l’huile d’olive, de mettre plein de plats légumineux. Ah ! tiens, du poisson, bonne idée, ça, du turbot en plus ! Tu savais que Visconti était végétarien ?

 

PDF : Quand on a écrit ce livre avec Claire [Dixsaut, la co-auteure], on a eu des envies de bouffe incroyables !

 

SA : Vous avez testé toutes les recettes, forcément. Elle cuisine bien ta copine ? Elle est comment ? Elle [censuré]

 

PDF : T’es un vrai malade ! Sydney, raconte-moi plutôt ta découverte du pastrami, tu sais bien, quand tu étais petit, à Montréal…

 

SA : Le meilleur c’était celui que faisait ma grand-mère, Ethel. Pour le reste, Schwartz's [sur Saint Laurent, au 3895], oui, ça se laisse manger. Ah ! vous avez pas mal de cocktails à ce que je vois… [Il commande un Godmother]

 

PDF : Dans les films de mafieux, on ne boit pas que de l’eau ! Tu es sûr que c’est bon l’amaretto avec de la vodka ?

 

SA : Bonne idée ton bouquin, ouais, belle fabrication. Elle a quel âge l’éditrice ?

 

PDF : Je pense que tu es vraiment trop vieux pour elle, laisse tomber !

 

SA : A Moscou, j’ai [censuré] une charmante, quelque chose d’inimaginable ! Tu sais, les jeunes, là-bas, qui jouent à la mafia, ils mangent super mal. Ils ne tiendront pas la route. Ils seront cuits avant leurs trente ans… Si y’a pas une guerre civile entre temps.

 

PDF : J’ai entendu dire que certaines bratva possédaient l’équivalent de la dette belge…

 

SA : Ken Rowe, tu te souviens ?

 

PDF : Le milliardaire canadien menacé par les Kirillov ?

 

SA : Il a racheté la dette de plusieurs compagnies. Y’a plus de dettes en fait. Que des obligations.

 

PDF : Qui t’oblige à quoi, toi ?

 

SA : Mon job…

 

PDF : Tu prendras ta retraite un jour, non ? Tu iras où ? Tu feras quoi ?

 

SA : Tu veux savoir si j’ai croqué ? Rien à cirer, je te dirai rien !

 

> Sydney Applebaum sur Facebook


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Tue, 29 Sep 2009 14:10:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-36661398.html Du petit commerce http://www.philippedifolco.info/article-36661398-6.html#anchorComment
<![CDATA[La Quinzaine littéraire n°1000]]> http://www.philippedifolco.info/article-36431071.html

Sortie le 1er octobre 2009

Le site de la Quinzaine
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Tue, 22 Sep 2009 17:29:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-36431071.html De mes lectures http://www.philippedifolco.info/article-36431071-6.html#anchorComment
<![CDATA[Parution de la revue Bordel : "Rat Pack"]]> http://www.philippedifolco.info/article-36128241.html

Avec ma 4e collaboration à la revue Bordel, dirigée par Stéphane Million.
Mon texte s'intitule "Frankyland".
Vous voulez savoir ce qu'est le "Rat Pack" ?
Allez en librairie, dès le 8 octobre !

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Tue, 15 Sep 2009 10:01:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-36128241.html De mes livres http://www.philippedifolco.info/article-36128241-6.html#anchorComment
<![CDATA[Esclave]]> http://www.philippedifolco.info/article-35944648.html
  • " Salut, tu vas bien ? Tu sais, il y a trois jours, j'étais là avec les types avec qui je bosse, on prenait le café dans le bureau et puis moi j'leur demande tout à coup : Combien vous mettriez pour avoir un esclave ?"

  • - Tu as sorti ça d'où ?

    - De ma tête, voilà, j'aime bien lancer des débats...

    - Ils ont répondu quoi tes collègues ?

    - C'est pas des "collègues", plutôt des types avec qui je bosse, des fournisseurs, tu vois le genre...

    - Ok. Bon. Et après ?

    - Le truc c'est qu'ils ont pas voulu répondre tout de suite, la question elle fait chier tu vois... Mais y'en a un qui a essayé de comprendre... Il a demandé des précisions du genre combien d'argent, c'est ça ? ; puis un autre a dit un esclave pour faire quoi, tout, le café, les courses, tout ?...

    - Ils pensaient aux femmes...

    - Pas vraiment. Je relance le truc en disant : Tout, ça veut dire tout. Un esclave comme autrefois. Tu payes combien pour disposer d'un être humain qui ferait tout à volonté ?

    - Ils ont du se marrer.

    - Pas du tout. Ils étaient muets. Le lendemain, j'ai reposé la question. Dans leurs têtes, le truc avait fait son chemin. Et là, tu sais quoi ?

    - Ils t'ont balancé une somme ridicule, genre le smic...

    - Bien pire ! Le chiffre, ça compte pas. Ce qui compte c'est qu'ils aient vraiment réfléchi à cette question. C'est ça qui m'a tué. Ils ont pensé à la morale, et puis à comment la dépasser, comment s'arranger avec ça, ils ont dit que ce serait pas si mal d'avoir un esclave en fin de compte, qu'ils y avaient jamais pensé, ouais, du style pourquoi pas, super, ras le bol de se coltiner les merdes. Tu comprends, moi j'aime bien poser ce genre de question à des types qui trouvent normal de facturer (j'ai rien contre) six fois le prix de base à un client pour une pauvre merde, et tout à coup leur demander ça. Ils ont peur de rien. Ils assument. Ouais, ça me tue, ça me tue que les types y ai seulement réfléchi, sans vraiment trouver les mots ni les arguments, juste ça : qu'ils puissent me dire 24 heures plus tard, que ça serait bien finalement un esclave.

    - C'est super déprimant.

    - Nan, je trouve ça super drôle, au contraire !
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    Fri, 11 Sep 2009 13:17:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-35944648.html Des questionnements http://www.philippedifolco.info/article-35944648-6.html#anchorComment
    <![CDATA[Quitter Paris ?]]> http://www.philippedifolco.info/article-35543873.html Ne m'en voulez pas mais cette petite phrase, entendue tous les jours, commence vraiment à me porter sur les nerfs. "Quitter Paris" c'est la réponse systématique, comme à la mode, une ritournelle de conversation, un meuble ostentatoire et tendance, à la question : "C'est quoi ton projet pour 2009-2010 ?". Si ça se confirme, je vais vivre un moment d'intense solitude. Mais qui part vraiment ? On part pour regretter Paris. On part pour se redonner du souffle. Mais on part pas pour fuir le virus porcin, ni pour arrêter de travailler, ni parce que le voisin commence vraiment à me faire suer avec ses travaux du dimanche. On part d'une ville pour une autre ville. D'une urbanité marquée par la globalisation pour d'hypothétiques déserts, d'invraisemblables comportements gelés dans le glacis du temps d'avant, celui des explorateurs imaginaires. Un pays sans argent et sans agent ? Belle utopie ! Partir c'est s'illusionner encore et toujours. Partir c'est une religion. Le dogme du partir motive des millions de touristes qui sont pour la plupart des salariés. Et ce trafic enrichit des millions de gens qui voudront eux-mêmes partir à leur tour. J'ai moi aussi la bougeotte. Mais je sais, depuis peu, partir uniquement pour revenir. J'aime me couler dans la figure du père qui revient avec des valises bourrés de cadeaux. J'ai grandi avec ça : il revenait, il déballait, il embaumait, il peuplait nos rêves, nos fantasmes, par des objets étrangers. Marque probante d'une autre forme de religion, celle du souvenir. De l'artefact votif qui trône sur la commode de la chambre et sur lequel mon regard louche avant de sombrer dans le sommeil. Mes plus beaux départs furent en rêve. Je n'aime pas les confronter à la réalité de l'arrivée. Pour bien partir, j'ai l'intuition qu'il faut obéir à une injonction, presque à une pulsion. Le spontané départ. L'intempestive disparition. Comme une désobéissance. Non pas la fuite, mais la surprise : se reprendre en charge ici, comme faire peu de valises, arriver à l'aéroport (ou à l'embarcadère), s'endormir sur le siège, se réveiller ailleurs... mais ça ne fonctionne plus ainsi. Parce qu'il y a les omniprésentes formalités. Le vrai départ devrait être informel, sans concession, sans regard en arrière, sans procédure. Au lieu de ça, nous laissons à l'arrière plan des petits blocs de sel, qui, imperceptiblement, chatoient dans la lumière mémorielle d'une lampe-torche désirante : quelle est cette forme, là-bas, au loin, que veut-elle me dire ? Alors, emmenez-moi dans vos pensées, vous qui dîtes partir dans l'année. Dans vos pensées, gardez-moi la main tendue pour y déposer une carte postale, un souvenir. J'en serai dès plus comblé. Grâce à ça, je voyagerai. Mais je voyage déjà, rien que d'y penser, je voyage et je pense à vos retours et aux récits que vous nous livrerez. En conclusion, un peu ivres, nous ne serons pas étonnés. Il se confirmera que Paris c'est pas si mal. Pas si mal, en définitive.]]> Tue, 01 Sep 2009 15:39:00 +0200 http://www.philippedifolco.info/article-35543873.html De l'ailleurs http://www.philippedifolco.info/article-35543873-6.html#anchorComment