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Dimanche 14 juin 2009
La première fois que j'ai croisé le peintre niçois Robert Malaval, ce fut aussi la dernière : peu après son incroyable suite de performances intitulées "peintures express" sur la moquette violette du grand patio de la Maison des Arts de Créteil, il se donnait la mort.

La deuxième fois c'est au début de l'amour et de l'amitié. Il a toujours été présent, il est jamais parti. Indélébile et pas débile. Immense.

Look de punk... tige au bec... pantalon slim noir... perfecto... santiagues... super speed... Le môme de quinze ans que j'étais n'en sort pas indemne. Il reste perché à la balustrade, regarde le balais brosse coiffer les jets d'acryliques, la main cracher des paillettes sur fond de rock pur.

Qui est donc ce type ?

Les toiles s'accumulent, certains s'en emparent. On voit des caméras. C'est le bordel. C'est la fin des années Giscard. Malaval a l'air épuisé. Des passants disent "l'art c'est n'importe quoi". On en mène pas large.

Au Musée des Beaux-Arts d'Angers, jusqu'au 25 octobre, rétrospective Malaval, à deux heures de Paris, ça vaut le coup, c'est même indispensable.





Par Di Folco - Publié dans : De la jouissance - Communauté : Vive le désordre !
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Jeudi 28 mai 2009
A part ça, tout va bien...




Che non si muore per amore
e' una gran bella verita'
percio' dolcissimo mio amore
ecco quello,
quello che,
da domani
mi accadra'

Io vivro'
senza te
anche se ancora non so
come io vivro'

Senza te,
io senza te
solo continuero'
e dormiro'
mi svegliero',
camminero'
lavorero',
qualche cosa faro'
qualche cosa faro',
si, qualche cosa faro'
qualche cosa di sicuro io faro' :
piangero'
si' io piangero'

E se ritorni nella mente
basta pensare che non ci sei
che sto soffrendo inutilmente
perche' so,
io lo so,
io so che non tornerai

Senza te,
io senza te
solo continuero'
e dormiro',
mi svegliero'
camminero',
lavorero'
qualche cosa faro'
qualche cosa faro'
si' qualche cosa di sicuro io faro' :
piangero',
io piangero'
Si' piangero',
io, piangero'...


Lyrics de Mogol et Battisti, album Emozioni
Arrangements (fabuleux) de  Gian Piero Reverberi.




Par Di Folco - Publié dans : De la jouissance - Communauté : Les Cultureux éclectiques
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Dimanche 3 mai 2009
Juste avant de reprendre l'avion pour Paris, un petit tour au Musée des Beaux-arts de Montréal au 190 rue Sherbrooke Ouest. Le musée était désert, tout le monde se battait pour visiter une exposition consacré aux années 1968-73 ("Yoko Ono et Lennon in bed..." ou un truc dans ce goût là). Pas facile de retrouver en ligne les quelques toiles face auxquelles je suis resté comme bloqué. Un moment je me suis perdu dans les salles, entre la fin du XIXe et le début du XXe, puis, peu après le Renoir, je me suis retrouvé face à une série de portraits signés George Romney (1734-1802), le "Portrait de Mme Anthony Wright" (1781), celui de Monsieur D. avec son sublime col jaune et enfin celui de Mme O'Beirne dont le noeud de la cape m'a longtemps hanté. Ensuite, j'ai eu une longue conversation avec Lady Drummond peinte par Gainsborough durant quatre années (1779-83), et elle m'a dit son mécontentement tant il est vrai qu'elle a cet air vorace mais je l'ai rassurée. La jeune femme de Rembrandt ne se souvenait plus de rien, pas même de son prénom. Avec l'avocat Simons, nous évoquâmes un autoportrait gravé de Dürer que m'avait envoyé jadis P. Enfin, avec il signore Foscani, nous échangeâmes quelques menus propos sur les avantages de la barbe quand l'occiput vient à se dégarnir. Avec Odilon Rodon, je me suis senti très heureux pour toi et rassuré, et c'est la mer de Naples qui baignait mes pas sur le chemin du retour vers ton sourire.



Pierre-Auguste Renoir : Tête de jeune fille napolitaine (1881)



Odilon Redon : Baigneuse (1905)



Otto Dix : Portrait de l'avocat Hugo Simons (1925)


Rembrandt : Portrait d'une jeune femme (?)



Tintoret : Membre de la famille Foscani





NB. : dimensions non proportionnelles et mauvaise qualité d'images pour utilisation non-commerciale.
Par Di Folco - Publié dans : De la jouissance - Communauté : images du monde
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Mercredi 28 janvier 2009








Et ça durera tant que durera ta voix unie à ma voix cette chanson-là
 
Par Di Folco - Publié dans : De la jouissance - Communauté : Cinéma
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Mercredi 7 janvier 2009
Non, je ne vais pas me lancer dans une analyse sociophénoménologique de Facebook. La cause est entendue : j'avais ici et là dit haut et fort que ce truc ne passerait pas par moi et bien... faut reconnaître qu'au bout de trois heures de demandes d'amicales d'approbations, ça fait du bien. Un bien énorme ! Au moral bien sûr : on commence l'année avec du lien, on s'en fiche qu'il soit de nature virtuelle ou actuelle, on va pas s'encombrer avec de la sémantique à deux balles. Du bien, du bien commun, du groupe, des connexions, des salut tu vas bien, des visages par centaines, des petits espaces de vie. Et que je t'échange, et que je te conseille, et que je te dises encore un truc, un poke, une application. Bien entendu, à force on tourne un peu en rond. On se rend compte qu'on se déplace dans les mêmes sphères. Là, un patronyme qui me parle, ici une gueule qui me revient. Faut faire gaffe aux homonymies. Et puis ne pas s'attarder sur le mot "ami". Dénaturer la chose, le mot ami, la force de ce mot, Facebook est doué pour ça. C'est comme Myspace : on reçoit des tas de demandes de musiciens, de poètes qui viennent de l'autre bout du monde, on sait pas quoi faire. Y'en a qu'on compris un truc : faut donner le nom d'un ami commun pour avoir accès à leur profil. Ou bien on reçoit un message comminatoire du style : "Untel a trop d'ami(e)s, désolé". Quand on en est là... En attendant, l'essai m'a bien plu. Je ne sais pas comment le transformer. Le côté utilitariste du truc est évident : on peut annoncer son prochain livre, article, album, etc., quand on se dit créateur. On peut communiquer avec tous ses potes pour leur annoncer qu'on a changer de scooter ou de marque de clopes. On peut aussi bien ne rien dire du tout. C'est utile quand on est seul et perdu à Paris et qu'on vient de loin. C'est sans doute pas con quand on cherche un plan love ou sexe. Ou qu'on fait de la politique. Il doit exister des types qui se démultiplie sous la forme de centaines d'avatars. Ainsi le prédisait Howard Rheingold, dès 1992. En attendant, je sors ma science, ach, peut pas m'en empécher... Bon, finalement, Facebook m'aura permis de prendre date pour une dizaine d'apéro ! A la bonne vôtre, bonne année et comme dirait Vincent Cespedes : "Viva la Smala ! Mélangeons-nous !"
Par Di Folco - Publié dans : De la jouissance - Communauté : L'écriture comme antidote !!!
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