Accès direct à...

> ACCUEIL  du blog
> C'est quoi ce blog ?
> Mes écrits publiés (par genre)
Agenda
 
MES NOUVEAUX LIVRES !!



Un problème de manuscrit ?
Cliquez ici :Logo-Web-Ateliers.JPG




ALBUMS PHOTOS

W3C

  • Flux RSS des articles
Vendredi 12 juin 2009

Image : James Muldowney
Par Di Folco - Publié dans : Des images - Communauté : Les Cultureux éclectiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Samedi 9 mai 2009
Redécouverte d'une égérie de la blackploitation, Tamara Dobson, dans le monumental Cleopatra Jones (1973) de Jack Starrett, sur un scénario de Max Julien, où elle joue un agent fédéral anti-narcotics ("même les dealers en ont peur..."). Tamama ne laissa que trois films "remarquables", hélas. Ici quelques plans couturiers qui ne laissèrent pas indifférents Jean-Paul Goude (pour sa Grace) et Quentin Tarentino, à n'en point douter. Images à regarder avec du Sly, du Shuggie Otis ou mieux, le générique signé Joe Simon, en fond sonore...








Par Di Folco - Publié dans : Des images - Communauté : Cinéma
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 mars 2009
Tu as essayé de m'appeler deux fois. Pas répondu. Entre temps, Matteo m'avait joint, pour une urgence, quatre ou cinq plans de nuit à déployer autour d'un cercle elliptique avec Fourier en filigrane (là, petit plaisir égoïste du rongeur de livres, signifier les "nouveaux mondes amoureux" dans le socle même du motif, à la manière d'un crâne-relique, etc.). Ensuite, j'ai cliqué sur ton numéro. Tu as eu ces mots très justes, infiniment justes, de ceux dont je serai toujours incapables. Tu as dit : "Notre malentendu ne constituait pas matière à conflit". Revenu devant l'ordi, je replonge dans la lettre "V". Je tombe sur ta dissertation. Et puis là, c'est vraiment mystérieux. J'allais pour relire ton intro, décidé à reformater tout ça, quand je fus pris d'une envie : revoir un film, un quartet dans un huis clos, j'en avais besoin pour les quatre ou cinq plans de nuits à déployer en AA - BB puis BA - AB puis BBBB et AAAA (le bégaiement). Je te jure que je tombe par hasard sur September. Matteo m'avait souvent parlé de la main du hasard. Un truc qui a à voir avec l'archibras. Je regarde le film. Je prends des notes. Elaine Stritch, en mère, est stupéfiante. Dianne Wiest me fait penser à Glenda Jackson (très bandante dans Love, du coup...). C'est marrant parce que c'est Pierre qui a co-produit ce film. Imagine la voix de Pierre : "Attend ! Quand on a découvert le film Francis et moi, on en croyait pas nos oreilles : deux heures de "talkings", c'est d'un ennui, merde... Et Mia qui miaule à n'en plus finir... Qui veut un enfant ! Un ENFANT ! Au moins chez Lynch, on prend de la coke, avec la vodka, tu vois le genre..."

- Tu veux vraiment mourir ?
- C'est ça le problème, j'ai toujours voulu vivre...

Dans les "nouveaux mondes amoureux" d'alors, le portable, les écrans, l'interface n'existaient pas encore. Aujourd'hui, on fait dans le dialogue court, c'est sûr. Pour REFAIRE parler deux anciens héros, on les met dans une prison à l'intérieur de la Grande Ville, quand celle-ci dort. La jungle, le muddy mellow tone, on marche sur des serpents, on débranche les standards.

C'est drôle aussi de relire un passage de Fourier (1816) et dans la foulée (quelle journée !), de recevoir le dernier livre de Catherine Dufour. Tout ça pour te dire, en fin de compte, que je te reverrai avec plaisir. La forme de ta pensée en escalier me convient bien, la preuve. Tu devrais essayer de creuser le sillon initié par Mary
Wollstonecraft Shelley. Je te dis ça en passant. Chui pas voyant, je lis pas les cartes. Mais ton prochain projet de livre, si tu veux te singulariser, (casser les briques !) tente donc la SF : les femmes s'y comptent sur les doigts des deux archibras du Grand Tout. A samedi, en printemps.
Par Di Folco - Publié dans : Des images - Communauté : Les Cultureux éclectiques
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 24 décembre 2008
Par Di Folco - Publié dans : Des images - Communauté : Cinéma
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 19 décembre 2008

Nous ne vivons que dans un des mondes, le nôtre. Ceux qui en sont, s’y meuvent aisément, puisque partout où ils vont, dans la lune aussi bien que sur la terre, ils sauront faire de la géométrie, compter les minutes et discuter les causes. C’est bien simple : ils tirent partout leur montre, et mesurent les lieux. Mais quand nous voulons aborder quelqu’autre monde, tout se brouille et nous respirons mal. A cela rien d’étonnant puisque, comme on nous l’a appris, nous ne saurions voir et penser qu’à la façon du nôtre. Et puisqu’il nous fait penser et voir, il est évidemment angoissant de ne pas savoir comment s’y prendre. Aussi est-il sage de rester chez soi et de nombrer et mesurer l’inconnu sans vouloir dépasser les limites d’un monde qui est assez vaste pour qu’on y trouve toujours quelque chose à faire. […] Ainsi en est-il de Kafka, qui demeura toute sa vie absent parmi nous et nous parla d’un monde qui doit nous paraître fort obscur puisque nous ne saurions y voir et penser à notre façon. Mais qu’y a-t-il aperçu ? L’infini ? Dieu ? Des monstres ? Rien de tout cela. Des êtres comme vous et moi, parlant notre langue. […] On se dirait à Paris ou à New-York. Et pourtant tout est autre. C’est que les montres ne marchent plus – ou peut-être marchent-elles autrement – et que les distances ont changé et ne peuvent plus se mesurer à notre façon. Et quand à savoir le pourquoi de ce qui se passe, il ne faut pas y compter. Ce n’est pas qu’on manque de raison, mais tout se raisonne en quelque sorte à l’envers, et les raisonnements se poussent sans arrêt et sans conclusion possible. Aussi a-t-on peur de se réveiller et fait-on le mort. Car en se réveillant, il faudrait questionner quelqu’un ; il faudrait questionner tout le monde, et c’est précisément ce dont on a peur. Ah ! si on pouvait vivre simplement, sachant où l’on va, sans devoir aborder le passant ! Mais il y a l’angoisse de la question qu’on ne sait pas poser et qu’on craint de n’avoir pas posée à temps.

Bernard Groethuysen, début 1933
Préface au Procès de Franz Kafka, 1ère édition

 

Deux ou trois secrétions fondatrices qui tenteraient, à leurs tours, dans chacun de tes travaux, de crier : elles sont là, dans ce film, qui fut le premier rire familial, le premier concert, les premières questions [Il faut imaginer le noël 1969, la Nièvre comme une buche d’acier glacée à perte de vue, un ennui cuit à la cheminée. Tu dormais dans la chambre de tes parents].

Et puis le Guignolet des Champs-Elysées. Depuis que les archives ont restitué les agfachromes couleurs pris entre 1940 et 1944 par les soldats allemands touristes, l’Occupation cinématographiée a été rattrapée par le réel. Ces images nous tirent l’oreille, mieux, l’âme : tirailler, déchirer, lézardée, lazardée même de pointes d’acier, ça torture. Qu’est-ce qui suinte ? Le Paris de 1965 filmé pour la circonstance ressemblait encore à celui de 1942. Tu confondais l'uniforme SS avec celui de la Wehrmacht...

« C’est pourtant vrai qu’elle me regarde ! »


[Je lui réponds quoi ? Quand elle me dit : « Mais moi je me serais révoltée, je me fiche de savoir si pour un SS tué on fusillait 100 civils, ça ne m’aurait pas arrêté ! Ils faisaient quoi les parents de tes parents ? »]

 

 Les enfants ne sont pas des enfants, ils entendent, scrutent, analysent, comprennent tout, absolument tout. Aujourd’hui, les enfants du Pirée ou de Darkos ont peur de perdre toute illusion, c’est-à-dire l’Espoir. Sur un écran de ciel bleu, il n’y a pas de différence entre un feu d’artifice et un tir de roquette, sur un écran de ciel couvert, les nuages épais se confondent avec les panaches et les retombées de cordite. Ça va très vite un enfant, comme un shaman, le doigt en l’air, ça invente dans l’espace le rectangle de nos pages à venir, une géométrie qui nous dépasse. Un gosse de 15, 16 ou 17 ans ne joue pas avec l’argent des banques, les fonds de placements des retraités, ne glande pas devant son écran connecté à Boursorama mais devant des jeux inventés pour faire taire, abrutir et aussi entraîner au tir urbain et au vol aéroporté. C’est bien vrai qu’ils nous regardent les enfants. Ils nous voient. Baissez les armes. Changez les règles du jeu. Désactivez l’Imaginaire. Alors ils partent en vadrouille : la ligne de démarcation n’est qu’à quelques mètres… ah, la Belle échappée ! Vite vite, petite Alice-Nausicaa-Stein, la porte de sortie va peut-être disparaître…

Par Di Folco - Publié dans : Des images - Communauté : ♦ Lecture pour tous ♦
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus