Lundi 18 mai 2009
Dans le Monde daté dimanche 17 mai 2009, page 16 "Horizons Débats", une proposition de Nancy Huston
intitulée "On ne naît pas homme", qui risque de déplaire aux épigones de Simone de B., mais réjouir les ami(e)s d'Annie Leclerc, et, celles et ceux qui s'efforcent de donner accès à ce qui est
:
Il faudrait avoir la force, la puissance d'appeler son parcours de vie : Alètheia. Et de s'y maintenir.
Dans Lire daté mai 2009, pages 43-47, entretien mené par Philippe Delaroche du critique littéraire, essayiste et journaliste Pietro Citati dont on se souviendra qu'il a écrit, entre autres, Portraits de femmes (Folio) et un Alexandre le Grand (L'Arpenteur) qui nous hanteront encore dans longtemps. Du coup, je me demande pourquoi je n'ai jamais lu une ligne de Jane Austen.
"Les études de Lettres ne servent à rien" : assertion définitive que l'on prête au dirigeant de la France. Les Humanités effrayantes... Quand Erasme parcourt l'Europe des vilains... Quand Montaigne se réfugie dans sa cabane... Nous voici six fois plus nombreux... A lire, à écrire... ça sert à rien ? Que fuyons-nous, en définitive ?
Surtout, que personne ne revienne jamais sur les textes écrits. Etudier les textes ne sert à rien. Puisque l'on pourrait, au détour d'un paragraphe, voir écrit, noir sur blanc, les propos définitifs de nombres d'escrocs accrochés aux rives marécageuses du Pouvoir.
Etat et Religion : surtout ne pas les repenser. Pas en ce moment. Il ya plus urgent : vendre, vendre, compter, accumuler, revendre...
La vérité avant dernière : ça remue, ça parle, ça dit, ça conteste. Mais pas avec des mots qui sentent le foutre et la poudre, avec la petite Theoria, ventrue, ronde, accouchante, parturiente et chaude.
Mon cerveau est un utérus qui fabrique des monstres, mais je suis heureux d'apprendre que la Santé publique disqualifie depuis peu le terme de "d'anomalie psychique".
"Les hommes et les femmes, c'est pas pareil."
Il faudrait avoir la force, la puissance d'appeler son parcours de vie : Alètheia. Et de s'y maintenir.
Dans Lire daté mai 2009, pages 43-47, entretien mené par Philippe Delaroche du critique littéraire, essayiste et journaliste Pietro Citati dont on se souviendra qu'il a écrit, entre autres, Portraits de femmes (Folio) et un Alexandre le Grand (L'Arpenteur) qui nous hanteront encore dans longtemps. Du coup, je me demande pourquoi je n'ai jamais lu une ligne de Jane Austen.
"Les études de Lettres ne servent à rien" : assertion définitive que l'on prête au dirigeant de la France. Les Humanités effrayantes... Quand Erasme parcourt l'Europe des vilains... Quand Montaigne se réfugie dans sa cabane... Nous voici six fois plus nombreux... A lire, à écrire... ça sert à rien ? Que fuyons-nous, en définitive ?
Surtout, que personne ne revienne jamais sur les textes écrits. Etudier les textes ne sert à rien. Puisque l'on pourrait, au détour d'un paragraphe, voir écrit, noir sur blanc, les propos définitifs de nombres d'escrocs accrochés aux rives marécageuses du Pouvoir.
Etat et Religion : surtout ne pas les repenser. Pas en ce moment. Il ya plus urgent : vendre, vendre, compter, accumuler, revendre...
La vérité avant dernière : ça remue, ça parle, ça dit, ça conteste. Mais pas avec des mots qui sentent le foutre et la poudre, avec la petite Theoria, ventrue, ronde, accouchante, parturiente et chaude.
Mon cerveau est un utérus qui fabrique des monstres, mais je suis heureux d'apprendre que la Santé publique disqualifie depuis peu le terme de "d'anomalie psychique".
Par Di Folco
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Publié dans : Des questionnements
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Communauté : L'écriture comme antidote !!!
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"Tu n'as pas de nom, tu es mon nouveau né, mon fils, celui que je n'aurai pas eu le temps d'attendre et que voici, que je porte, que je monstre. Tu es tout serré contre moi,
poussiéreuse relique, totem aux pouvoirs abolis, à la va comme je te reluque. Les Américains n'aiment pas les Noirs, dit-on, les Américains ne te connaitront pas, jamais, jamais, les chancres
mous du Nouveau Monde gardent leurs moutons, dit-on, moi je t'hûmes, je me vautre en toi, à la va comme je te reluque. Ta tête fêlée contre la mienne, je sens comme un idolement, tu m'idoles,
oui, tu m'idoles en mon sein, péniblement mais pleinement. Quel eidos verse-t-il en ma cervelle ? Où suis-je : avec lui ou en lui ? C'est certain, soudain je jouis, une petite seconde d'absence,
l'objet interdit à la bouche béante d'où ne sort aucun cri, jouit aussi. Encore ! Encore ! Bel enfant de bois, troussé de centaines de clous, san Genaro de Lomê, dont le suint macule mon viride
cashmere. On t'appelait KAKOU autrefois, oui, tu servais de repoussoir aux noirs gueuloirs des couloirs, de ritournelle contre l'Enfer des chambres obscures ! Tu es l'objet interdit que je palpe
et retourne, quêtant de ta forme et de ta masse, l'immanente essence. Es-tu déchargée ? Que dis-tu ? Tu piques ma joue, tu t'exprimes comme tu peux, et je t'affectionne. De quel esprit, tes
aïeux, chargèrent-ils leurs dieux, pour qu'une vapeur grise en ma bouche soudain s'immatérialise ? Es-tu endormi ? Es-tu réveillé ? Qui dira d'une idole : elle est morte ! elle est vivante !
quand tous les soirs, de ton reposoir, tu m'appelles, tu m'ordonnes..."