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Lundi 15 octobre 2007
par Di Folco publié dans : Fuck WallMart
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Vendredi 5 octobre 2007
Oula ! Le site qui fait parler de lui parce qu'il parle des dessous de l'édition coincée du VIe arrondissement parisien vient de tirer sa révérence façon chanteur des années 70's (je pars au sommet de ma gloire pour mieux revenir : Métro a parlé de nous, trop c'est trop !). Après un dernier post excellent inspiré, bouillonnant... dont cette perle : Pourquoi Raphaël Meltz est-il aussi talentueux que prétentieux alors qu’il ne vend pas un livre ?

J'adore ça. Je me pose la même question sur RM (qui ne répond jamais à mes mails) ou sur plein d'autres auteur(e)s qui autrefois me contactaient quand je scriboullais chez Bizot, on s'en fiche d'ailleurs : vive l'avenir ! Place aux soutiers du Livre ! 

Les trois pieds nickelés de l'édition reviendront. Les mystifications sont si rares par ici. Surtout quand elles ont pour cible les impostures commerciales comme Orban, PPDA et autres négriers.


par Di Folco publié dans : Fuck WallMart
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Dimanche 23 septembre 2007
Pour une fois je parle d'une émission télévisée vue en différée, celle du 19 septembre 2007, du "Ce soir ou jamais" spécial Che.

Voilà. Après avoir avalé comme une soupe tiède les lénifiantes paroles du ministre de la Culture (oui, bon, elle est charmante, etc., mais attendons, attendons), on déplacera le curseur vers la minute 40' : brouhaha, phrases apprises par coeur, accents germaniques ici, espagnol là, gaucho de gôôôche enfin, oui ou hélas : à savoir, Hans Joachim Klein l'ancien terroriste spécialiste des catachrèses bavaroises, l'insupportable Clémentine ("j'ai la robe accordée à la couleur de mes yeux et c'est pas des lentilles empoisonnantes") Autain adjointe du Grand Vélib, Jacobo ("le Che invitait des écrivains étrangers à voir des exécutions d'opposants tout en fumant son cigare mais peu ont osé en parler") Machover réfugié cubain, Philippe ("je ne crois pas que mai 1968 ai réussi à changer le capitalisme") Raynaud philosophe vieux oui et alors, Xavier ("l'écoterrorisme c'est les multinationales qui nous font avaler des OGM  qui nous filent le cancer") Renou activiste maigre, Serge Quadruppani écrivain et traducteur et homme de gôôôche ami de l'éditrice ami de Mimitte - enfin, dans un coin, ou plutôt au coin, le jeune de service, Camille de Toledo, un écrivain, encore un et avec des cheveux plein de mèches.

Il faut donc écouter très vite (un "sample"), les logorrhées, les récitatifs, les concepts cul-de-sac, les confusions capitalisme/néolibéralisme (et Renou aurait fait Siences Po ?) incessantes, mais si ce n'était que ça...

Comme le relève si bien Berlol, soudain Camille de Toledo, vers la minute 50, je ne sais plus, dit d'une petite voix : "Vous êtes fatigants, mais ce que vous pouvez être fatigants..."

Il tend la perche au couple Renou-Autin qui balance un "mondain ! ", un "Versailles !", un "poésie !"... et c'est le mot de trop !

Toledo est beau quand il rétorque, en substance, que de lire, de s'intéresser aux livres, ça c'est sans doute révolutionnaire... mais, croit-il utile de préciser, pour lui, pour sa personne, voilà ce qu'il dit : en gros, il rappelle que c'est d'abord sur soi qu'il faut tenter la révolte.

En même temps, je suis très triste pour Camille : il le sait qu'on ne peut rien attendre d'un show télé, même situé au-dessus de la merdasse cathodique en cours, show qui rappelle parfois feu "Droit de réponses" (mais alors version clubbing avec un Polack transfiguré en Vlad Dracul, vif, crochettant, comme éternellement jeune), il le sait, il a lu tous les livres, même tardivement, on va pas lui ressortir son Debord... mais il se lance, Camille, et frappe fort tout de même : quand il en appelle à la discrétion, aux effets de marge, aux petits bonds. "Eh ! bien justement la poésie !" Et Albanel, blanche colombe violée à Cannes, de dire quelques minutes plus tôt dans son tête à tête super cool avec FT : "Eh ! bien la subversion se serait justement de faire aujourd'hui une comédie à la Frank Capra..."

Je me souviens bien des Frank Capra : je les regardais au "Cinéma de Minuit" présenté par Patrick Brion qui avait un peu la voix en plus fluette de Camille de T., quelque chose de l'ordre de la discrétion (il semblait que son introduction qui commençait invariablement par "dans ce fiiillmeuh" et se terminait pas un point de suspension suivi d'un point de suspension suivi d'un générique annonce sublime de la 20 Century), je les regardais dis-je et je pleurais souvent à la fin. Pourquoi je pleurais à la fin, des larmes sans doute faciles de jeune con, oui, peut-être, mais en réalité, il s'agissait combiné à la fatigue, à la masturbation, au fait que j'étais à deux mètres du petit écran, d'un progressif et émergeant sentiment de désenchantement : dans la Vie est belle, on se souvient de Stewart qui courre partout, grand et élastique, il est "heureux d'être au monde" à nouveau, il est réconcilié, voilà, c'est 1945, super, la guerre est finie, un truc comme ça. On va tout reconstruire, y compris la grammaire des sentiments et en finir avec la haine de soi et des autres. Baruch Baruch quand tu nous tiens pas la queue...

Camille de T. n'avait rien d'un utopiste ce soir du 19 septembre. Il est bien trop lucide pour ça. Je suis certain qu'on ne le reverra pas de si tôt dans le petit écran. Dernier essai ? La prochaine fois, on ne sait jamais, il pourrait se mettre à lever une insurrection : en appeler à lire Pierre Michon par exemple ou Marcel Cohen ou encore Jean Paulhan. Un truc de fou : où il faut maintenant s'excuser d'être "avec les livres", de n'être bon qu'à ça. C'est pas rien.

Le titre du 3e livre de Camille de Toledo  : Vie et mort d'un terroriste américain, chez Verticales (merci à cet éditeur-là de continuer à ne pas m'envoyer de SP, ni de bombes).

par Di Folco publié dans : Fuck WallMart
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Samedi 8 septembre 2007

On croit tout savoir ou presque du Shepiok sur ce lien : BROK et SCHNOK

Mais non, rien sur mon bon petit Shepiok, le ver vollant transgressif, adepte de l'esprit en escalier à la Pinanese, perturbateur des exosystèmes izardiens, à part cette note d'icelui :

Je n’ai pas inventé le Shépiok, c’est Denis Dugas qui l’a créé. Mais j’ai inventé la voix type Cartoon du Shépiok et son langage « extra terrestre ». C’était une sorte de chenille jaune, très mobile, animée avec des tiges. Ses interventions apportaient humour et piquant. Il intervenait comme intervient l’animal familier dans une série.
par Di Folco publié dans : Fuck WallMart
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Jeudi 6 septembre 2007

Je ne comprends pas le Vélib certains jours. Un site vademecum s'impose. Un leaflet warning. Les 10 bons trucs à éviter. On voit le genre ? Je suis un nostalgique de Zurban parfois. Pour 1 euro tu avais de bons petits services urbains pour parigo molasse et pétasses provinciales oui, d'accord, mais son absence se fait ressentir. Là. Maintenant. Je cherche sur le net "velib" + "arnaques" et je tombe que sur des légendes urbaines. Qui a mieux ?

En vérité nul n'est prophète Mao en Vélib.

En vérité je vous le dis :

- Des 3 vitesses imposées une 4e ajoutée, plus vite rendu mon corps attendu serait ;

- La panière du Vélib d'une belle outrecuidance mais ne sort du cadenas non secoué la clef de sa panse ;

- Le Vélib, pour louer, de ta CB tu useras, point de caution le plafond n'excèdera, si carte Navigo in absentia ;

- Sur le clavier tu taperas rapidement tu sauras car numérique suite te rappelera, des 1 des 2 etcetera.

- ton code toujours le même chiffre simple qu'est l'année de naissance tu useras car parano et Alzheimer tu éviteras ;

- Avant de prendre ton vélo vérification du matos tu t'imposeras : les pneus, l'essieu de la selle et la chaîne : les autres sont plein de haine ;

- Pour échanger Vélib tu sauras attendre 3, 5 ou 10 minutes une fois le vert allumé sans pour cela pester contre Delanoë ;

- De rouler, tu éviteras sur les trottoirs où couillue gendarmette interpellante et chaîne décrochante, ferait de Vélib une belle merde (et toi un gros con) ;

- Garde traînant 1 seul pied au sol si trottoir et sens unique roulant dessus te voilà ;

- Qu'enfin tu deviennes par la Loi des autos subvertébrée libre d'aller faire la nique aux taxis mal embouchés.

 

Vélib est une marque MMM (Moïse-Marx-Mao), scotchante voire attachante. Jean-Claude Decaux n'est pas le fils d'Alain Decaux, arrêtons nos histoires. On est en France, un pays de libres commerçants. Tu peux chanter en Vélib, personne n’est dupe. Sur l’air de « En espadrille » :

 

Oui le Vélib

C’est bien un vélo

Mais pas rigolo

Si pressé tu go

Car le Vélib

Ça force la conso

Du Navigoooooooooooo

Pour rester libre

De ton Vélib

Y’a tes poteaux

Y’a les panneaux

(et là, le Shépiok apparaît !!!!!!!!!!!!!!!)

 

Le SHEPIOK sera au cœur de nos prochaines kroniks : terriens, terriennes, tremblez !

par Di Folco publié dans : Fuck WallMart
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