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Mardi 2 juin 2009
Ce matin, reçu ce mail à 4 h 22 minutes en provenance du Cap Vert :
  • Cher ami
  • Nous sommes une grossista Correio Xangai de la Chine, de nos produits s?
  • E-nova ou totalement original.
  • Acima de tudo, é vous vendre tous les types de produits numériques tels
  • que les iPod, ordinateur portable, Televisa, ou LCD, caméra, GPS,
  • PS3, les téléphones cellulaires, les motocyclettes, etc.
  • Estivo Vous êtes intéressés, s'il vous pla?
  • t Venha para o nosso site à un olhada.
  • Il est de certains DELES você gostaria entre em contato conosco.
  • Obrigado.
  • visitez notre site web: elctradew.  c**o--m
  • Obrigado e melhores cumprimentos.
Je suis allé à la Poste, le colis est parti à 9 heures 22 minutes.

Ai payé la somme de 10 euros et 22 centimes.

De mystérieuses lumières seraient apparues dans le ciel de Rio, hier.

Une étrange perturbation, des dysfonctionnements...

Et pourtant ça travaille, ça parle, ça continue, ça urge, ça s'écoule...




Par Di Folco - Publié dans : De l'ailleurs - Communauté : images du monde
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Vendredi 3 octobre 2008
Cherchez sur le sol de la vieille Europe, un point d'information relatif au quotidien des habitants du sud des Etats-Unis, tient de la gageure. Les flux transitants sur la Toile ne valent guère mieux. Alors on s'appelle, d'un continent l'autre, on se parle de vive voix. Réchauffage : "ta voix me fait du bien, tu sais, ici c'est la merde !" Merci aux installateurs du cable transtantique, aux satellites. Durant l'échange air-air, aucun mot suspect ne fut utilisé : juste des gros mots, des noms impropres (Bush, Sarah Paulin, etc.), l'expression "Irak, 1000 milliards de sabordages" , ou encore "on va pas payer l'addition, on la paye déjà, on va la payer pendant trente ans..."

Cette superficité (7000 km) entrelardée par la peau du langage, l'épiderme chair de poule, le frisson interminable, la mort aux trousses : se promettre de se retrouver sous les grands arbres, nos doigts effleurants les coupes, avant le long, l'interminable tunnel.

Elle me dit :

"Dans le sud, on a plus d'essence depuis une semaine, toutes les pompes sont fermées et cela va continuer durant tout  le mois d'octobre et je ne suis pas sûre de pouvoir aller faire les cours la semaine prochaine, aller au campus, car ce pays n'est pas equipé pour les transports en commun. Pas assez de bus, de train, de métro...Trop grande infrastructure ingérable.  Nos "facs privées" viennent de voir leur budget s'effondrer, les étudiants ne vont pas toucher leur bourses, et les salaires sont suspendus, pas de cash (la roue du credit est bloquée). Dans les  "Public Universities", le non-ivy league, les "hors la noblesse d'Etat", on est en meilleure posture, car la Caroline est l'un des rares Etats qui n'est pas en faillite, mais en expansion. 35 Etats sont en faillite, et la Californie est l'un des pires,  où les employés d'Etats ne peuvent être payés qu'au salaire minimum : $ 6.75 de l'heure."

Voir deux reportages PAS français :

New York Times

Washington Post

Par Di Folco - Publié dans : De l'ailleurs - Communauté : images du monde
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Lundi 15 septembre 2008


Le litre d'essence à Tana coûte le même prix qu'à Paris. C'est ça, la World Pop Life !



Petit hotely de bord de route dans le quartier "67 hectares nord", derrière le marché aux tissus.
Pas oser goûter le 1er jour, terreur des germes... Le lendemain, affamé, et deux litres d'eau de riz, je me jette dessus : fritures, boulettes, croutons, patés sucrés, peu importe les noms, je bouffe. J'ai aussi goûté à la noix de kola et au khât, acheté à des rastas surper nerveux. La nuit, vers 3 heures, entre deux clips TV nunuches, mon coeur explosait. Moura moura... tu parles !




Pures brochettes de boeuf ! Bière Gold sublime, meilleure que la THB ! On peut manger toute la journée.



Au palais de la Reine, le site d'Ambahimanga Rova, au milieu des collines bleues. Ma guide, Myriam, une toute petite femme de 1 mètre 50, à peine plus grande que l'était la reine Ranavalona III (1861-1917), dernier souverain de la dynastie, qui fut exilée en Algérie par les colons français. Myriam appartient à la même ethnie et famille que celle des souverains de son passé, les Merinas andriana, d'origine indonésienne.



Avenue du 28 juin 1960 et place du 29 mai 1929, face au cinéma Rex (immeuble années 1940) où est projeté un bollywood. Derrière moi, se trouve le grand marché couvert d'Analakely. Toutes les pubs dans Tana représentent des merinas. Il existe une douzaine d'ethnies, sans compter les métissages, moi je m'y perds...



Toujours avenue du 26 juin, le grand monument pour la lutte contre le sida. Les statues sont en bronze et à taille réelle. Quand vous arrivez à l'aéroport d'Ivato, un énorme panneau dit : "Non au tourisme sexuel". Le seul soir où je suis sorti accompagné d'Aimé, mon guide, pour écouter le groupe Mamy Gotso, dans un café glacier, j'ai pu voir quelques-uns de ces gros porcs, bien imbibés de bière, se laisser aborder par les filles (j'ai pas vu de mineures, on est pas chez les Thaïs). Tarif de la bière : 5 000 ariary (2 euros). Le reste, facile de dire non, même pour faire marcher ce commerce-là.



En bleu, à droite, on voit Aimé qui louche sur les poulpes séchés vendus à la FairMada, réunion de commerçants-producteurs alternatifs (commerce équitable, respects des normes environementales). Un seul poulpe est vendu 45 000 ariary (20 €). On fait les comptes. On s'installe au bar. En un an, on peut devenir millionnaire. Mais franchement je me vois pas pêcheur. C'est pas le cas de deux jeunes français de 21 ans, qui ont monté une association avec des gens de Brickaville (côte est), et qui semblent heureux... D'autres européens (les vazahas : les "étrangers") et leurs associés locaux présentent leurs produits : sucre de canne en lingot, miel, vanille (sublime), fromages, saucissons... Des pontes de Care (ONG partenaire), sur un stand rutilant, nous expliquent qu'ils ne donnent de subventions qu'à ce type d'économies.



Une femme venue de son village fait une démonstration de tissage de foulard en soie sauvage (le type à gauche en porte une). Aucun homme ne fait ce métier. Les femmes gèrent l'exportation. Une écharpe de 2 mètres de long coûte 50 à 80 000 ariary.



J'aime bien cette photo. Je comprends rien. Le type était pas là quand j'ai appuyé. Pour le sens des graffitis aposés sur le mur d'une ancienne imprimerie, on verra plus tard...



Dernier jour. Dans deux heures je prends l'avion. Il est 6 heures du matin. Gilles, 15 ans, prépare des moukatis, petits pains de coco et de riz. Dans quelques jours c'est la rentrée des classes. Aimé connaît cette famille qui fournit les hotely en moukatis. En chemin, j'en bouffe 6, c'est bien meilleur que le kouba, une sorte de rôti de riz à la farine d'arachide enroulé dans une feuille de banane, un truc pas bon du tout. C'est dément, je n'ai pensé qu'à manger. Et j'ai vu des bouches affamées, des mini momes cavaleurs poursuivis par leurs mères adolescentes. Les tropiques ça passe mal. Bonjour tristesse...

Ainsi se terminent les 7 jours à Tana de Madland (1er au 8 août 2008).

Voir la première partie : Combat de coqs

Par Di Folco - Publié dans : De l'ailleurs - Communauté : images du monde
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Vendredi 5 septembre 2008

Au tout début du mois d'août 2008, Aimé fut mon guide et chauffeur pendant mes 7 jours
à Tananarive, Madagascar...


On passe par la route des rizières pour rejoindre un "ring" où doit se dérouler un combat de coqs.
Nous sommes samedi matin.



Beaucoup de parieurs, peu de femmes. Certains rings sont couverts, d'autres non.
Il fait chaud. On est pourtant en hiver.  Autour, des baraques à bières et à brochettes.



Le grand-père d'Albert était italien, il présente son coq aux parieurs. Certains vont jouer jusqu'à 1 million de francs malgache soit... 200 000 ariary (80 euros). Un mois de paye. Certains week-end, on peut parier sa voiture, sa maison... à ce qu'on me dit.



Les deux propriétaires de coqs, tour à tour, chauffent leurs bêtes, rincent leurs ergots, lavent leurs plaies...
Un "round" dure 30 minutes. Un combat, deux heures.



On voit en haut  aussi les pieds de l'arbitre, qui peut stopper le match, en cas d'irrégularités. J'ai pas tout compris...





Mais les bestiaux se font pas de cadeaux ! et ça saigne...
























Ils ont la gueule en sang ! Et des gestes de boxeurs, donnant des signes d'épuisement... ça s'éternise ; parfois, le coq dominé meurt des suites de ses blessures...



Celui-ci aussi s'impatiente... Ils rentre sur le ring dans quelques minutes. C'est un peu le Monson, le Mohamed Ali
du coin...




































Y'a des parieurs qui commencent à s'endormir...



Petit parieur deviendra grand. Tous les coqs se combattront pas.
La semaine prochaine, si Dieu le veut ?

Le soir, dans un "hoteli" (gargotte), j'en ai mangé du coq, c'est pas mal du tout, un peu ferme quand même.

                                                                                                                             

                                                                                                                                  (c) Di Folco fecit 02 08 2008
Par Di Folco - Publié dans : De l'ailleurs - Communauté : images du monde
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Samedi 26 juillet 2008


Via Tribunali, on peut se faire une cure de mozzarella dès 7 h. du matin (recommandé), accompagnée du pain cafone trempé dans de l'huile d'olive ; ça s'appelle le régime crétois, normal on est chez les grécos, au coeur des decumano, l'air est frais, mais vers midi...


...c'est la ruée vers l'eau, les fontaines sont partout, fraiche et paisible, et surtout pratique, offerte à la bouche, ici, en plein quartier de la Sanita...


...où se croisent les vendeurs de fruits de mer, de fruits et légumes du jardin et tropicaux (normal, Naples est un grand port, aux installations certes invisibles, mais bien réelles).


Beaucoup de vieilles échoppes aussi : la Farmacia de la Stella, avec sa typo 1900, mais aussi des confiseurs, des barbiers nonagénaires souriants armés de gentils coupe-choux, des librairies et des brocanteurs...


et quantités d'édicules de dévotion ou stèle votive, sorte de monuments sépulcraux dédiés aux morts, ou aux personnes souffrantes, remplis d'ex votos. Le nain nous a guidé jusque vers...


...la piazza Mercato (les Halles), où nous arrivons vers 19 h. Le nain dit : "Je suis le descendant de Mazaniello, celui qui inventa votre drapeau français, le pécheur qui fut roi de Naples 11 jours et puis fut brûlé vif ici même, là où il était né."


Le nain, à la vue de la police, disparaît. Ici c'est la piazza del Carmine (voisine du Mercato), la fête du 17 juillet est finie, les familles sont rentrées, mais l'église qui vit tant de suppliciés exécutés à cet endroit reste grande ouverte. Mais le tombeau de Conradin de Bavière et de son cousin de Bade, décapités à la hâche, sont invisibles, ainsi que celui de Mazaniello. L'ordre règne, cela dit, les curés....


...se désaltèrent de bibine en argumentant sec avec les lascards du coin.


Par Di Folco - Publié dans : De l'ailleurs - Communauté : images du monde
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