Clisson et Eugénien'est pas encore en librairie. On risque sans doute de reparler de cet opuscule assez lamentable publié aux dépens de Fayard. L'histoire est connue : le jeune Napoleone Buonaparte s'essayait à la littérature. Il s'ennuyait. Devenir célèbre en tant que romancier, ça l'a toujours fait. En 1803, il aurait dit à Claire de Rémusat : "Lorsque j'entrai en service [dès 1786, il a 17 ans], je m'ennuyai dans mes garnisons ; je me mis à lire des romans, et cette lecture m'intéressa vivement. J'essayai d'en écrire quelques-uns, cette occupation mit du vague dans mon imagination, elle se mêla aux connaissances positives que j'avais acquises, et souvent je m'amusais à rêver, pour mesurer ensuite mes rêveries au compas de mon raisonnement. Je me jetais par la pensée dans un moinde idéal, et je cherchais en quoi il différait précisément du monde où je me trouvais." C'est pas mal, on dirait du Mitterrand.
Pour la modique somme de 13 euros, on aura l'impression d'avoir en main un roman de 128 pages. Mais, surprise, le texte du futur empereur (un composé de brouillons, c'est pas moi qui le dit, on y voit même des trous) ne fait que 26 pages en corps 16 (taille du caractère en général réservé aux personnes ayant une vue déficiente - les vieux donc). L'appareil critique lui, de 122 pages, est souvent redondant, parfois intéressant mais on connaissait déjà cette histoire. On se demande en revanche (raisons bassement commerciales !) pourquoi l'éditeur, mais aussi Emilie Barthet, Peter Hicks et Gérard Gengembre, historiographes patentés et très reconnus, n'ont pas voulu ajouter à "cette esquisse de roman" rédigée en 1795, le Dialogue sur l'Amour, Le Souper de Baucaire ou mieux la nouvelle Le Masque prophète. Quelle perte de temps, là encore ! Et NB aimait la vitesse. En amour comme en littérature, en statégie militaire comme en cuisine. Après tout, on dit tellement de choses sur NB. Et ça permet de faire tout autour ses petits trafics.
Pour les fous de reliques, tous les manuscrits de ce petit Clisson, de la main de NB, sont consultables ICI (enfin, si vous y arrivez !).
Nous avnos décidé de publier Clisson (encore?) parce que nous avions découverts des pages inédites (10 en totale) - histoire de mettre à jour le texte... Je suis désolé que vous trouvé ceci une 'arnaque'. C'est vrai que nous avons publié le texte comme 'premier roman d'un jeune auteur' - ce qui est néanmois vrai. Mais, nous avons voulu que le travail soit le plus sérieux possible sur le 'dernier signe d'un romantisme naissant chez un homme qui brillera par son pragmatisme.' PS l'histoire des manuscrits est entièrement inédite...
commentaire n° : 1
posté par :
Peter Hicks
(site web)
le: 30/08/2007 16:01:03
Chers lecteurs,
Nous avnos décidé de publier Clisson (encore?) parce que nous avions découverts des pages inédites (10 en totale) - histoire de mettre à jour le texte... Je suis désolé que vous trouvé ceci une 'arnaque'. C'est vrai que nous avons publié le texte comme 'premier roman d'un jeune auteur' - ce qui est néanmois vrai. Mais, nous avons voulu que le travail soit le plus sérieux possible sur le 'dernier signe d'un romantisme naissant chez un homme qui brillera par son pragmatisme.' PS l'histoire des manuscrits est entièrement inédite...