Dans la série "conseils des morts aux vivants", Mazarin s'adresserait à Sarkozy en quels termes ? Le réponse se trouve peut-être dans la réédition du Bréviaire des politiciens (Arléa, 2007), un mémoire écrit en latin par le cardinal de Mazarin (Giulio Mazarino, 1602-1661), et tout particulièrement avec les préceptes suivants qui me semblent coller aux futures fonctions de notre "jeune" président :
1/ Simule.
2/ Dissimule.
3/ Ne te fie à personne.
4/ Dis du bien de tout le monde.
5/ Prévois avant d'agir.
Qu'il "aie donc toujours présents à l'esprit ces cinq préceptes" !
Mazarin développe finement le 5e item :
Et aussi de parler. Car il y a peu de chances qu'on déforme en bien ce que tuas dit ou fait, sois convaincu en revanche qu'on le déformera en mal. Attention : en ce moment même, quelqu'un - que tu ne vois pas ! - est peut-être en train de t'observer, ou de t'écouter.
A sa mort, Mazarin a laissé une fortune estimée à plus de 30 millions de livres de l'époque (10 milliards d'euros selon son biographe Claude Dulong), ce qui le plaçait parmi les 10 hommes les plus riches d'Europe.