
Classement par ordre
d’importance
décroissante
des besoins
fondamentaux :
Je peux arrêter 1, 2, 3 et 4 temporairement mais jamais 5.
La mort met un terme définitif à 1, 2 et 3, mais 4 et 5 deviennent en l’autre des points fondamentaux me concernant, sauf que je suis mort.
Conséquemment :
Je ne peux manger, dormir, aimer, à la place d’un être disparu. On meurt seul. Mais, grâce à la matérialité d'un corps mort, on peut inventer des cultes, et grace au langage, je peux me faire à sa pensée, interpréter les signes, les traces, les messages, les codes, les choses qui parlent en lieu et place de l’être vivant : questionner un mort c’est créer des fantômes, donc les fantômes existent.
Le pourquoi fondamental portera donc sur le pourquoi de l’existence des choses (et non sur leur inexistence).
Je peux vivre avec une main à un doigt : manger (et piquer de la nourriture), dormir (et me gratter), caresser, titiller et faire parler mon doigt restant.
Manchot et cul de jatte aussi.
C’est donc sans tête que tout cesse.
Les organes fondamentaux sont :
La grosse veine pour l’intraveineuse suffit pour la nourriture (et 2, 3, 4).
Reste le cerveau.
La question fondamentale c’est pourquoi le cerveau.
Chacun cherche des réponses.
Il n’y a pas de réponses, il y a des questions, infiniment de questions.
La philosophie est donc le sixième besoin, le sixième doigt.
Ça prend toute une vie pour voir apparaître son 6e doigt.
Cette vision progressive, c’est l’éthique.
