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Dimanche 1 octobre 2006

Classement par ordre

d’importance

décroissante

des besoins

fondamentaux :


La nourriture

Le sommeil

L'affection

Le jeu

Se questionner

  • Seul le point 5 permet de me distinguer de l’animal.
  •  

    Je peux arrêter 1, 2, 3 et 4 temporairement mais jamais 5.

     

    La mort met un terme définitif à 1, 2 et 3, mais 4 et 5 deviennent en l’autre des points fondamentaux me concernant, sauf que je suis mort.

     

    - Il mangeait comme ci (six ?)
    - Il dormait ainsi (chien de fusil ?)
    Je l’aimais, je l’aime encore (Francis Cabrel ?)
    - Jouons avec ses restes (Tu sais où il a mis la clé ?)
    - Que pensait-il ? (Quel râleur !)

     

    Conséquemment :

    Je ne peux manger, dormir, aimer, à la place d’un être disparu. On meurt seul. Mais, grâce à la matérialité d'un corps mort, on peut inventer des cultes, et grace au langage, je peux me faire à sa pensée, interpréter les signes, les traces, les messages, les codes, les choses qui parlent en lieu et place de l’être vivant : questionner un mort c’est créer des fantômes, donc les fantômes existent.

     

    Le pourquoi fondamental portera donc sur le pourquoi de l’existence des choses (et non sur leur inexistence).

     

    Je peux vivre avec une main à un doigt : manger (et piquer de la nourriture), dormir (et me gratter), caresser, titiller et faire parler mon doigt restant.

     

    Manchot et cul de jatte aussi.

     

    C’est donc sans tête que tout cesse.

     

    Les organes fondamentaux sont :

     

    - La bouche
    - Le cerveau

     

    La grosse veine pour l’intraveineuse suffit pour la nourriture (et 2, 3, 4).

     

    Reste le cerveau.

     

    La question fondamentale c’est pourquoi le cerveau.

     

    Chacun cherche des réponses.

     

    Il n’y a pas de réponses, il y a des questions, infiniment de questions.

     

    La philosophie est donc le sixième besoin, le sixième doigt.

     

    Ça prend toute une vie pour voir apparaître son 6e doigt.

     

    Cette vision progressive, c’est l’éthique.

    par Phillipe Di Folco publié dans : Trier - penser - classer
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    Commentaires

    Très intéressant ! J'aime beaucoup ce que vous essayez de dire...
    commentaire n° : 1 posté par : Michel Onfray le: 13/11/2006 10:18:11
    Belles saillies, en effet ! Mais qui du 3e discours, celui qui dépasse l'étude neuroclinique du cerveau et la phénoménologie post-moderne ?
    commentaire n° : 2 posté par : Jean-Pierre Changeux le: 13/11/2006 10:19:56
    Mon mari est pas mort ! Ce sale con fait rien que de me faire chier ! Je vais lui couper les mains, car il me frappe avec toute la sainte journée, l'ordure !
    commentaire n° : 3 posté par : Simone Quinton le: 13/11/2006 10:21:48
    sé koi lé tics ?
    commentaire n° : 4 posté par : RAZORKILLER le: 13/11/2006 10:23:05
    Cette vision progressive, est- ce ce nouveau voir qui se nomme, dans l'Ethique, troisième genre de connaissance?
    commentaire n° : 5 posté par : Augustin (site web) le: 09/07/2007 22:56:51

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