
(Take the) Al Pacino’s Way : YES !!!!!
Pourquoi Al Pacino ?
Oui, Al Pacino, et pas seulement le Paco Serpico façon Che, le Corleone enroué et costarisé ou le
diable hystérique. Certes le Parrain en trois coups, mais surtout un type qui a 55 ans s'est demandé si le théâtre, la scène, le Texte, ne permettraient pas encore d’inventer des façons de dire et de jouer, un acteur mûr qui se repenche sur Shakespeare (Richard III, Shylock), se moque de ses tics d’inspecteur gagné par la maladie de La Tourette, n’hésite pas à chialer, à détruire le mythe du macho, gagne avec les années en épaisseur, en volonté. Bonification : Pacino est un très grand cru. Un papa plus qu’un parrain. Un vrai type bien. Et qui adore la France et ses habitants, qui s’en doutait ?
Ouais les jeunes comme on dit vite fait, ont tous des posters de Scarface dans leurs piaules. Le jeune Pacino avait 21 ans et des yeux de biche quand il fut arrêté dans la 110e pour port d’arme.
Et alors ? On connaît bien des directeurs d’institut culturel qui ont braqué des banques… Avec Heat, tu sais que voleur et flic, c’est le même combat, au bout du compte, au terme du voyage, c’est la même question : « Comment je vais faire pour en sortir ? »
Bientôt 50 films au compteur, et toujours plus surprenant, avec Al Pacino qui se bouge, on ne peut pas se permettre de dire : « Les acteurs c’est fini, c’est une autre époque… ».
Mon Top perso des films (re)vus en 2006 :
1/ Heat, Michael Mann, 1995
2/ Looking for Richard, Al Pacino, 1996
3/ The Godfather Trilogy , FF Coppola, (1992)
4/ Donnie Brasco, Mike Newell, 1997
5/ The Merchant of Venice, Michael Radford, 2004
6/ Insomnia, Christopher Nolan, 2002
7/ Carlito’s Way, Brian de Palma, 1993
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