Dimanche 23 novembre 2008
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Ce (trop long ?) questionnement ci-dessous
convoque sans doute encore et toujours la morale, la morale minimale. Prenons ici une fable, afin d'y voir encore moins clair, la lumière ça tue l'ambiance. Et un cynique qui énonce des concepts
à la noix entre [ ... ].
Il faut imaginer un loup. Qui bouffe un agneau qui s'était éloigné de sa mère la moutonne. Un bélier arrive. Il
est accompagné d'un chasseur berger. Ce dernier enferme le loup dans un trou et l'y maintient quelques temps pour le punir. Il ne tue donc pas le loup ? Non, voilà. C'est ça qui devient
singulier. [civilisations et bifurcations ?] Puis la moutonne refait sa vie, c'est à dire qu'elle enfante à nouveau, elle cherche à oublier l'incident en enfantant [anthropomorphisme], mais
au fond, elle sait que le loup est là, il y est, dans le trou, etc. [Ritournelle : "Loup y es-tu ?"] Sa vie de moutonne c'est ça : faire des agneaux, en toute sécurité, des centaines de
petits. Le bélier lui, assure son rôle de reproducteur. Un jour, le chasseur berger libère le loup, il en a marre de nourrir ce prédateur, autant le donner à un zoo, mais les zoos sont en
faillite [Zoo humain = Social-krach permanent = vider et nettoyer les cages]. Le loup, penaud, affaiblit, se taille mollement mais sûrement vers les hauteurs, s'éloigne. [La fuite possible ?
Utopie ?] La moutonne, qui voit ça, pousse une gueulante : elle flippe sa race, elle stresse, elle exige du bélier d'assurer en plus le rôle de protecteur et ce dernier va s'en plaindre au
chasseur-berger : "Je ne peux assurer non seulement les saillies, mais la gestion du stress de ma moutonne et de ma nombreuse descendance de futures côtelettes", dit-il dans sa langue très
limitée au chasseur berger de plus en plus agacé. [Lucidité du Sujet face à l'inéluctabilité de son devenir-boucherie] La solution ? Le temps a passé : le bélier a vieilli, il ne peut plus arquer
[vulg. : erectio], de plus, il sent très mauvais [hygiène et santé publique, sénescence, perte des sens, hypothèse du suicide]. La moutonne aussi, elle a les mamelles qui pendent, le
suint qui empeste. On peut imaginer ensuite leurs gigots sous cellophane, indifférenciés, leurs genres et sexes niés, [Queer Study : berger = zoophile violeur] puis un chasseur repu, tout de
même, le congélo c'est bien utile [Taux d'équipement des foyers saturés]. Et le loup court toujours. Le loup ne doit rien à personne : il est libre d'être loup à nouveau [liberté ? utopie ?
écologie ?]. Il a juste appris à se méfier des agneaux perdus, [savoir = former des sujets libres ?] des agneaux mal fichus, qui, autrefois, étaient systématiquement éliminés par les loups
nettoyeurs. [c'était mieux avant] Loup et chasseur sont et restent des prédateurs, ils font la compète [libéralisme]. Ils apprennent l'équilibre, désormais [Sujet souverain]. La morale, entre
eux, est née de cet apprentissage des justes proportions [géométrie]. C'est le berger qui invente le loup. Et c'est le loup qui invente le chasseur. Enfin, il faudrait imaginer qui, du loup, du
chasseur ou du mouton, inventera la morale en parfaite connaissance des causes. [et non la morale parfaite des causes totalement identifiées : aporétique].