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Une note dit : "Mike Davis s’était fait connaître il y a quelques année avec la publication d’une étude stupéfiante (City of quartz, La Découverte, 2000), où l’auteur analysait le devenir sécuritaire et la ségrégation sociale et raciale à l’oeuvre dans le déploiement sans fin de la métropole de Los Angeles. Ici, voici un texte court et incisif (en réalité un long chapitre tiré d’une vaste étude sur « l’écologie de la peur » - Ecology of fear, Metropolitan Books, 1998)" intitulé Au-delà de Blade Runner Los angeles et l'imagination du désastre qui constitue le pendant dillusoire de l'expo en cours au Centre Pompidou. Davis revient sur les émeutes de 1995 (pré et post Rodney King) et bien sûr démonte le délire sécuritaire des habitants nantis des zones périphériques. Les visionnaires de l'urbanité future tels Wells, ou Dick étaient largement en deça de la réalité à venir ! L.A. sera sans doute le modèle urbain de toutes les grandes mégapoles futures. Ce livre constitue donc à l'heure où le héros de Terminator 3 gouverne la Californie, une bénédiction. Mike Davis, Au-delà de Blade Runner Los angeles et l'imagination du désastre, Allia, 2006, 6.10 euros |
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Très court poème en prose de PPP écrit à New York en 1966, marqué par les expériences textuelles de la Beat Generation et intitulé en italien "Poeta delle ceneri" : Poète des cendres. Un texte inédit retrouvé dans les archives du poète-cinéaste, traduit et annoté par Jean-Pierre Milelli (remarquable boulôt). On y découvre des phrases bouleversantes : "A Rome, de 1950 à aujourd'hui, août 1966, je n'ai fait que souffrir et travailler voracement." PPP va partir pour l'Inde, il vient de terminer le fameux Comice d'amore, premier documentaire réaliste sur la sexualité italienne... Ce texte restera inachevé.
PPP, Qui je suis, Arléa, 2006, 4 euros |
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On parle beaucoup de Joann Sfar, alors je vais surtout dire un mot sur Pascin (Julius Pinkas dit, 1885-1930, se dit "Paskine"). Un regret d'abord : de ne pas avoir écouté mon ami Stéphan Lévy-Kuentz qui souhaitait consacrer à ce peintre une notice dans le Dictionnaire de la pornographie. Je lis les aventures "imaginaires" de Pascin par Sfar (obsédé sexuel comme moi, et alors ?), on est un peu comme chez Pajak lorsqu'il illustre les rencontres Joyce, Nietzsche, Pavese... Pascin ne pensait qu'à baiser et à dessiner ou plutôt quant il dessinait des femmes nues, il devait immédiatement les prendre. On se rappelera la série de gravures de Picasso illustrant Raphaël et son modèle, pour mémoire, pour savoir que ce désir là n'est pas nouveau. Pascin fut élevé dans une maison de passe. Dégoûté, il a commencé à baiser avec des hommes mais ensuite les femmes l'ont entièrement reconquis (quoi que). Ce livre de Sfar est la compilation de tous ses dessins sur le sujet. A signaler aussi La Java bleue (L'Association, 2005), où Sfar pastiche le style de Pascin. C'est beau !!!!! J. Sfar, Pascin, L'Association, déc 2005, 23 euros |
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