Rencontré en 2004 pour tenter de le convaincre de participer à l'aventure du Dictionnaire de la pornographie en gestation, Domecq me conseille alors de lire son roman Silence d'un amour (Zulma, 1998), ce qui fût fait. Après ça, que dire ? Rien. Domecq écrivait là l'essentiel. Une rare tentative de récit mettant en valeur la "sexualité amoureuse", loin des petites phrases pleines de dégoûts des écrivaillons branchés. Domecq (c'est son vrai nom, qui rappelle un pseudonyme collectif ayant caché Borges et Bioy Casares : H. Boustos Domecq) est un bel esprit, au sens du XVIIIe s. (si tant est que ce siècle, bien plus aventurier que celui qui est en train de naître, ait encore du sens : "où allons-nous" et "que voulons-nous ?" oh que voilà de vilaines questions !).En septembre 2006, il écrit avec Eric Naulleau (qui s'adjoint souvent Jourde), La Situation des esprits (La Martinière). En voici un extrait, situé pages 93-94, qui constitue à lui-seul, l'exacte réponse aux questions souvent posées à l'encontre des véritables écrivains (ces grands malades, ces vieux fainéants) :
La Situation des esprits constate que plusieurs choses ne vont pas dans l'art, la littérature, en politique et dans la vie. Il s'agit d'un dialogue (Domecq/Naulleau) où le lecteur attentif possède un droit de parole, chose rare. On est heureux avec ce livre comme avec Diderot ou Paulhan. De la critique littéraire, exactement. ET DE L'HUMOUR INCISIF !! Pour exprimer de singulières pensées, sans doute faudrait-il s'y mettre à plusieurs. Belle morale pour contenir les récentes débauches individualistiques (le mot "vanité" ne suffit plus, "prostitution" encore moins...).
Terminons cette apologétique (oui, bon...) lecture d'extrait par une invite à consulter le site du Matricule des Anges (ici en ligne le n°40 de ce magazine littéraire indépendant basé à Montpellier) : la page en question montre Domecq commentant son autre essai, Qui a peur de la littérature ? (Mille et Une Nuits, 2005). Quelques-uns resistent encore, et ce, sans potion magique, sinon le travail (d'artisan, humble donc), la mise en péril de soi, le contest du réel, et une incapacité à tomber dans la facilité. Nous sommes quelques-uns à lire Domecq : puisque nous y trouvons du plaisir, autant le dire.
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Toutes ces recettes (exceptés peut-être les contenus mystico-ésotériques) donnent grand appétit. D'après Vié (cf. photo : c'est sont vrai nom ! "vié" en provençal signifie pénis d'où le mot "vit" que l'on trouve chez Sade), ceux sont les Arabes qui les premiers ont su cuisiner ces "bas morceaux" surtout ceux de l'agneau. Mais les Romains ne sont pas en reste...
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