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Vendredi 30 juin 2006
28 juin 2006
Mais qu'est-ce que j'ai avec le Mundial, je détestai pourtant ces jeux de ballons et me voilà pris dans les rêtres de la gesticulations, des pintes, des hurlements, des commentaires, des paris, et que j'te relance d'un autre cliché sur "la remise en forme de notre pays", du "besoin de confiance et de solidarité nationale", etc. Quel comédien ! Se fondre dans la masse devenue docile, joyeuse bande menée par le bout du museau par un joueur de flûte par delà le Rhin, on va se choper la coupe d'or ou pas ? le graal ? et au retour, on défonce les murailles pour les accueillir ? on les couvre de roses et de myrrhe ? Ribéry le balafré suivi de sa cohorte de colosses, revenu des jeux du cirque ? Germanicus kapput ? Gladiateurs, nous avons eu nos jeux, nos petits pains et nos émotions, je vais donc fermer ma sale gueule d'intello supersnob. Le Nombre a gagné, reste la variable discrète, un nombre d'or forcément irrationnel...

27 juin 2006
Aaaachhhhhhh ! La rentrée littéraire cacaboudin a débarqué sur nos paillassons : débauche de jeux d'épreuves (!!), fausses couvertures, prières d'insérer, photos d'écrivains chevelus et diplômé de sciences popo,
mama mia, que des minitextes, qualibrés sujet-verbe-complément (sans objet), des centaines de livres qui trouveront hélas quelques contempteurs pour être injustement promus (juste des images pour des textes à la télé, où comment illustrer d'insipides histoires sinon en mettant en scène l'auteur dans sa cuisine VOGICA), de plus, tous les faux promolecteurs extatiques ont été débarqués ailleurs, c-à-d. sur le TNT / cable. La question sans réponse : peut-on encore se vouloir écrivain quand de telles fêtes (sans masque) mènent à la disparition des mots arrachés au poids de l'ombre ? (Piste : Ecrire comme un devoir et non pour un du. Je me dois d'écrire et non je me vois écrire.)

26 juin 2006

Une nouvelle communiquée par Laurence K. : allez voir sur le site ami de Bella Ciao, en cliquant ici, et découvrez comment depuis 5 semaines, les media européennes édulcorent l'ampleur des révoltes estudiantines grecques. Comment des milliers de jeunes gens montrent leur colère à l'égard d'un gouvernement bruxellisé (et dans les choux) qui veut faire adopter un loi de privatisation progressive des universités. Bientôt chez nous, en direct live !

21 juin 2006

Oublié l'ESSENCE-CIEL : il y a l'Eté. Avoir l'Eté. Etre au soleil. Comme un cancrelat oui, un pigeon gris pourri oui, un touriste allemand sur la Costa del Sol oui, la Montagne Sainte-Victoire oui, un Nietzsche vérolé oui, une fraise des bois après la rosée oui, un mur de granit en Corse ou en Bosnie oui, un grain de quartz oui, une vieille canette de coca sur les galets de Dieppe oui je dis oui... Je suis triste de ne pas être à Trieste mais penser y avoir été l'Eté, voilà mes cent ciels, mes souvenirs, rien que des petites miettes pour les parasites... Tu me donnes la becquée, dis ? Oui dis oui.


21 juin 2006

Ridicules les déclarations de Donnadieu de Jacques Vabres (le Légal, le dé-goût) ce matin sur Inter : j'ai entendu qu'auditrices et auditeurs (des CONsultant(es) aussi ??) étaient invités à s'obliger d'apprécier du hip-hop ! Pourquoi pas du Ligeti ? L'Etat se mêle de nos ouïes, de nos sens, de nos intimités ! Alerte, bientôt la Police des passions, le Kontrol des Affekts, faut faire gaffe !!!! Faites de la musique, ça ne regarde que vous, mettez un casque, la feutrine, le modérateur sonore, ou pas, c'est VOTRE truc, point final. A propos, que serait le "faîte" de la musique si vraiment tout le monde, je dis bien TOUT le monde tintamarrait, tintinnabulait (Milou jappant à mort) et capharnaümait (je ne parle pas des bamboula, du ramdam de nos origines mais de ces fausses fêtes antiPANiques, des rituels falsifiés qui tue le Sauvage, le Fauve en nous) ? Nous épuisons le monde, non l'inverse. La nature produit-elle des déchets ? Mettez-vous un coup de pieds au cul, vous sentez bien le problème ? Alors, GROUND CONTROL TO MAJOR TOM 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 Lift offfffffffffffffffff (la plus belle musique c'est celle que t'as dans ta tête, mais chut, c'est un secret !).

20 juin 2006
42 ans. Rien à signaler. On s'en balance. Ligeti est mort : ça change un truc ?

9 juin 2006
Vu le dernier Almodovar, Volver. Le lendemain, découverte dans Libération (qui ressemble de plus en plus à France Soir ou Direct Soir, on ne sait plus...) d'un crime commis "de sang froid", labellisé par ses trois auteurs, des garçons âgés de vingt ans, originaires du Gard ( "un endroit ennuyeux, où l'on s'abrutit devant la télé et les jeux vidéos") - d'opération "merci Père Noël" : on donne rendez-vous à une fille, on l'a tue, on la met dans un congélo, on lui prend son chéquier, on dégotte une autre fille qui signe les chèques et on repart avec une dizaine de produits (crèmes de beauté, lecteurs DVD, etc. : "choper la fille pour du chopping, hoter la vie pour remplir la hotte, c'est hot"). Le CONGELATEUR c'est moins ici l'écho de la malle dans La Corde (Alfred H.) qu'un moyen pratique dans les régions chaudes (Provence, Espagne) de conserver un corps mort en attendant de l'enterrer (au bord d'une rivière, de nuit, le corps laissé dans le congélo noué de cordes et de ruban adhésif). Qu'en pense cette jeunesse palestinienne ? On nous montre les bébés cadavres retrouvés sur la plage de Gaza, des bébés morts sortis d'un congélo de morgue. Où est le lien ? Nous faut-il encore longtemps tresser les cordes avec lesquelles les médias nous emprisonnent ? "Larguez les amarres !..." (pas facile pour un pirate d'inventer une île sans maître).

5 juin 2006
Petits aménagements de territoire sur ce site. Merci à Julien. Mais on peut mieux faire...

3 juin 2006
Samedi soir, vu Marie Antoinette au Majestic de la Bastille. 1er constat : on y est bien. Heureux. C'est cool. Sofia Coppola y est elle-même, car c'est son bébé, stylé, généreux. Au début, je suis inquiet, y'a du clip dans l'air, générique rock'n roll, on a ça chez Van Sant ou Araki, un bon tube 80's et une belle carte postale en plan fixe pendant une minute... mais non, ça s'emballe, ça ne veut pas dire "je vais vous raconter l'Histoire de France, empessée, crinolines, bons mots, clichés à Castellot", mais plutôt "voilà comment je la vois : branchée, émotive, jouisseuse, dispendieuse, folle". Du coup, pas de La Fayette, pas d'Etats généraux, pas de Necker, ni de Mirabeau mais une cour suffocante, toujours en chaleur (une saison, l'été), de la crème, et un beau défilé de mode (ci-contre, Madonna, en MA, dejà !), une cérémonie joyeuse, un rêve éphémère, un vrai gâchis : la Dépense sublime ! Pertinant : Asia Argento aveuglantes pour quelques futurs en du Barry top sexy, prostituée à la Cour, laissant le dauphin sans éducation sexuelle : mystères des Lumières, trop tamisées d'un côté, éblouissantes de l'autre, bourgeois vaniteux qui, bientôt, perdant tout contrôle, tueront le père (et 100 000 citoyens avec). Un oubli : ce sont les femmes de Paris (6 000) qui ramènent le roi, la reine et les enfants à la capitale. Les femmes, grandes perdantes dans tous les textes révolutionnaires... En sortant : achat de chocolat 75% et de fraises des bois. 2e constat : j'avais faim.
par Phillipe Di Folco publié dans : Dust is Dust
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Dimanche 18 juin 2006

(Take the) Al Pacino’s Way : YES !!!!!

 

Pourquoi Al Pacino ?

  • 1er raison : « Y’a plus de grands acteurs, tu vois on avait Gary Cooper, James Stewart, Brando, et puis en France c’est nul, Delon et Depardieu ont mal vieilli, ouais, c’est nul… » (propos de comptoir ou de dîner à la con).
  • 2ème raison : « Attend, les jeunes n’ont plus de repaire, d’icônes, y’en a que pour les merdes commerciales américaines, les gansta rappers, la starac et tout ça ne mène nulle part… » (propos par les mêmes, trois heures plus tard, et dix bouteilles de mauvais vin).
  • 3ème raison : faisons un point, regardons nos DVD, croisons les données, trions, classons, ça y est, un visage surgit : Al Pacino, né le 25 avril 1940 à New York South Bronx.

Oui, Al Pacino, et pas seulement le Paco Serpico façon Che, le Corleone enroué et costarisé ou le diable hystérique. Certes le Parrain en trois coups, mais surtout un type qui a 55 ans s'est demandé si le théâtre, la scène, le Texte, ne permettraient pas encore d’inventer des façons de dire et de jouer, un acteur mûr qui se repenche sur Shakespeare (Richard III, Shylock), se moque de ses tics d’inspecteur gagné par la maladie de La Tourette, n’hésite pas à chialer, à détruire le mythe du macho, gagne avec les années en épaisseur, en volonté. Bonification : Pacino est un très grand cru. Un papa plus qu’un parrain. Un vrai type bien. Et qui adore la France et ses habitants, qui s’en doutait ?

Ouais les jeunes comme on dit vite fait, ont tous des posters de Scarface dans leurs piaules. Le jeune Pacino avait 21 ans et des yeux de biche quand il fut arrêté dans la 110e pour port d’arme.

Et alors ? On connaît bien des directeurs d’institut culturel qui ont braqué des banques… Avec Heat, tu sais que voleur et flic, c’est le même combat, au bout du compte, au terme du voyage, c’est la même question : « Comment je vais faire pour en sortir ? »

Bientôt 50 films au compteur, et toujours plus surprenant, avec Al Pacino qui se bouge, on ne peut pas se permettre de dire : « Les acteurs c’est fini, c’est une autre époque… ».

 




Mon Top perso des films (re)vus en 2006 :

1/ Heat, Michael Mann, 1995

2/ Looking for Richard, Al Pacino, 1996

3/ The Godfather Trilogy , FF Coppola, (1992)

4/ Donnie Brasco, Mike Newell, 1997

5/ The Merchant of Venice, Michael Radford, 2004

6/ Insomnia, Christopher Nolan, 2002

7/ Carlito’s Way, Brian de Palma, 1993

 

par Phillipe Di Folco publié dans : Troubles in Mind
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Vendredi 16 juin 2006
A quand en France un jour férié et festif littéraire ?


"...I was a Flower of the mountain yes when I put the rose in my hair like the Andalusian girls used or shall I wear a red yes and how he kissed me under the Moorish wall and I thought well as well him as another and then I asked him with my eyes to ask again yes and then he asked me would I yes to say yes my mountain flower and first I put my arms around him yes and drew him down to me so he could feel my breasts all perfume yes and his heart was going like mad and yes I said yes I will Yes. "

Here it is ! Ces quelques jouissives lignes en anglais, un soliloque, terminent (et ouvrent aussi) une ballade de 24 heures dans Dublin, 650 pages pour parcourir les méandres de l'imaginaire de Leopold Bloom, perdu dans les yeux d'Anna Livia Plurabelle et dans la bouche, la poitrine de Molly, voyage tortueux, chaotique, comme la pensée, tel qu'en elle-même. Ce trip a lieu le 16 juin 1904.

Et tous les 16 juin, Dublin, l'Irlande, les amateurs de Guiness, de livres et les pubs idoines de la planète (découpée en 24 fuseaux éthyliques), rendent hommage à Leopold et Molly Bloom, héros du Ulysses écrit par James Joyce (1882-1941), l'un des blockbusters littéraires du XXe s. La jeune république irlandaise a proclamé le "Bloom's Day", fête nationale, envers et contre tous préjugés de type "ouais, c'est super intello ce livre..." ou encore "en fait, on en a rien à f..., nous on veut juste se bourrer la tronche !".

On ne va pas revenir sur la genèse de ce livre monstre, sur Joyce lui-même, juste regretter que la France ne soit pas plus fière de ses Hugo, Proust et autres Colette. Imaginez un peu, un jour férié Victor Hugo, tous déguisés en "homme qui rit", ou une "nuit Colette", passée à courir les chats et manger des oignons habillés de toutes les façons possibles. Misérables, madeleines et strip tease, nos fêtes reprendraient des couleurs moins nationalistes, plus épaisses, une façon de remettre la littérature à sa vraie place, au coeur de nos passions communes : émotion, désir, sensualité, échappée, liberté.

Au lieu de ça, on panthéonise, on légiondhonneurise, on enkyste et on empoussière.

Buvez de la Stella, et hop, un "salute" à nos étoiles littéraires. Time to Time and to Eternity.

par Phillipe Di Folco publié dans : Rapports de lectures
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Vendredi 2 juin 2006

Di Folco - Histoires d’un nom

IL Y A PEU de temps je me suis posé la question : « D’où vient mon nom ? ». Qu’a-t-il signifié, si jamais, en Italie – ici ou ailleurs ? Qu’est-ce que « ça  dit », son nom ? On se pose tous ce genre de questions.

Lorsque l’on se lance pour de bon dans la fiction, on en vient à travailler (beaucoup, pour pas grand-chose, laissez tomber, jouez plutôt en bourse si vous le pouvez), à réfléchir les noms propres. Je pense à la musique des noms chez celle qui portait un pseudonyme, Marguerite Duras, des noms hantants (en temps ?). On trouve des fusées analytiques sublimes chez Beckett, Derrida, et bien sûr chez Lacan (on donne tous dans le lacanien, vous avez remarqué ?). Ces dernières années, Marie Redonnet (Tir et Lir, Rose Mellie Rose…) insuffla à ses fictions, par ses choix de noms de personnages, cette petite musique à la fois comique, distante, énigmatique presque étrange (le nom de l’Autre, un drôle de nom ?). Bien entendu, Patrick Modiano remporte au titre des noms à puissance obsessionnelle, la palme (Dora Bruder, etc.).

Le sien de nom, donc, semble d’abord devoir passer aux oubliettes, parce qu’il n’est pas question ici de parler de soi, on va mentir quand on prend le partie de la fiction, même quand on écrit « Di Folco tua son père », on va s’oublier un peu, se réinventer, etc., mais souvent, quoi que l’on fasse ou tente, c’est son nom propre qui transparaît à travers les différents plans de lecture. Serait-il difficile, même par le truchement de la mise en scène ou du scénario, de fuir son nom ?


En la bouche de l’autre, il sonne

L’appel en classe, à l’école, je ne sais plus quand ça claque dans la tête comme une question qui serait : « Ce nom est le tien, réponds, approuve, dit-le : pourquoi hésites-tu ? ». Il y a l’index des maîtresses, du professeur, qui descend le long de la liste, le tien se trouve souvent, statistiquement « au milieu ». Médiocre, donc. Je ne me souviens pas de : « tu es un sale rital ! » ou d’un « c’est la mafia ce nom là ! »… Mais Di Folco c’est pas Beauregard, Martin ou Quinton, c’est pas France, clairement, très tôt, je le sais. Un nom étranger ça se remarque, donc je suis souvent remarqué, or je suis un être rougissant, je n’ai pas hérité de la complexion de mon père, son hâle naturel, sa peau méditerranéenne. Il faut ensuite remplir des fiches, au collège. On trouve soit « Patronyme : » soit « Nom de famille : ». Je n’aime pas « patronyme », ça sonne « patron », on pense à modèle, moule, autorité donc. Encore. D’ailleurs, il faut suivre la règle : mon nom doit s’écrire comme ça et pas autrement.

 

Peut-on parler d’étymologie pour un patronyme ?

Mon père me transmit la règle suivante énoncée sous forme de « légende familiale n°01 » : « Mon père Marco, ton grand-père donc, est arrivé en France en 1936, il a fait la guerre, il a obtenu ses papiers d’identité français, mais l’employé de la mairie de Choisy-le-Roi s’est trompé : il a écrit « Di-Folco », avec un trait d’union. Mon père a mis des années à le faire sauter… ».

Donc voilà comment mon nom doit s’écrire : d’abord « Di » puis une espace, puis « Folco ». De mon côté, j’ai du depuis plus de vingt-cinq ans, intervenir pour ne pas me retrouver sur divers papiers officiels, fiches de paye, etc. avec le nom « Di Falco ». Les gens entendent « Di Falco » quand bien même j’épelle « dé  i  plus loin effe  OOOOOOOOOOOO elle cé o ».

Avec le temps, j'ai pu conclure sur 4 points essentiels :

- "Di Folco" n’est pas un nom aristocratique, car en Italie, il n’y a pas vraiment de particule, sauf dans le cas des noms composés comme « Pozzo di Borgo » et encore, ce patronyme-là est corse (les Pozzo du village de Borgo). Exemple : Medici, Visconti, Buonaparte sont des noms de familles princières, ducales, militaires, etc. mais sans particule.

- en Italie, il existe des Difolco, des Difalco, des Di Falco, mais qui proviennent de villages différents des « Di Folco » : la région qui comptabilise le plus de Di Folco en Italie est le Lazzio (Rome). Au sud de cette région centrale, le « pays » qui foisonne de Di Folco est le Frosinone, exactement situé à mi-chemin entre Rome et Naples, avec des villes comme Arpino, Latina, etc. Sur la place d’Arpino (la ville où est né Cicéron, où est né l’Arpin de Dumas, etc.), on trouve une pizzeria Di Folco ! Plus loin, j’ai tenté d’établir une liste de personnages contemporains célèbres (enfin, répertoriés par le net) portant ce patronyme.

- ce « Di » s’explique de deux manières :

1/ soit il indique une filiation : untel est issu « de la branche Folco » ;

2/ soit il indique une provenance : untel vient du « folco », c’est-à-dire du peuple, du « volken », le patois de cette région étant marqué par des archaïsmes germaniques (on trouve cette explication chez Derrida !).

Donc, quand on m’affuble du joli sobriquet « Di Volken », on ne se trompe peut-être qu’à moitié…

- signalons enfin que si « fAlco » provient du mot latin pour dire « faucon » , "folco" en réalité semblerait plutôt à relier au « foulc », l’instrument servant à battre le blé.

En conclusion, des origines paysannes, terriennes, populaires. Banales en somme et c'est rassurant.

 

Les Di Folco dans le monde….

Sur la Terre, ils sont là, porteurs d’histoires : quand on cherche son nom de famille sur Google (d’abord pour flatter son ego, puis pour essayer de retrouver de la famille, enfin pour connaître les histoires des autres Di Folco), on tombe sur les statistiques suivantes :

- « Di Folco » : 103 000 entrées. Le problème est que Google cherche aussi bien « di Folco » que « Di Folco », la majuscule prend ici toute sa valeur, ainsi je me retrouve avec des occurrences proposant des Michel Folco, des Folco Quilicci, des écrivains certes, mais qui n’ont rien à voir avec le Frosinone, avec les émigrés des années 1920-30.

- « DiFolco » : 12 300 occurrences en collant le « di » au « folco ». On peut retrouver là toutes les personnes vivants dans les pays anglo-saxons. L’espace n’est pas respectée par les bases de données identitaires angosaxonnes : sinon, tu te retrouves classer à la lettre « F ».


Voici quelques « Di Folco » des plus spectaculaires (c’est le cas de le dire) :

 

Cette bombe s'appelle Claudia DiFolco. Son métier ? Présentatrice à la télé canadienne, la branche anglo-saxonne NBC. Elle est classée n°1 en 2005 des présentatrices les plus sexy d'Amérique du Nord ! Contactée il y a peu, elle m'a dit venir par son grand-père d'Arpino. C'est donc une cousine très éloignée.

Elle a démissionnée en août 2005 de la télé. Elle se veut actrice et réalisatrice. Elle a joué dans "Twenty Four Hours". Elle parle italien, espagnol, français et bien sûr anglais.

Très secrète sur son âge... Disons 35 ans ?





Voici maintenant Marcella Di Folco. Avant de s'appeler Marcella, elle s'appelait Marcello, né à Rome en 1943. "Il" fut dans les années 1960 très proches des milieux artistiques marginaux, tourna avec il maestro Federico Fellini (Satyricon, Amarcord...). L'opération a lieu en 1980, à Casablanca. Marcella s'occupe depuis de défendre la cause politique et sociale des transexuels en Italie. Elle a créé le Movimento italiano transessuali (MIT) en 1981. Elle finit par déposer une loi reconnaissant les droits des transexuels, loi qui fut approuvée en 1982 ! En 1990, elle est élue conseillère régionale (Bologna). En 2000, elle devient vice-présidente de l'Observatoire national de l'Identité et des Genres. Elle est aussi membre de la Harry Benjamin Identiy Gender Disphoria Association, un lobby américain très puissant, lié aux populations LGTB (Lesbian, Gay, Trans, Bi). Elle lutte pour le remboursement des frais maladies liées au HIV et contre l'homophobie et la transphobie. Elle pèse 150 kilos. La presse l'appelle "La Dame de poids". C'est élégant.


Cet adonis delonien s'appelle Marco Di Folco.

Son métier ? Danseur, musicien, chanteur-soliste mais revendique souvent qu'il est autodidacte !

A quinze ans, il est remarqué par une troupe classique et le voilà embarqué. Né en 1963, il s'est produit à l'Opéra de Rome, au San Carlo de Naples, à la Comunale de Florence et de Bologne, a joué pour Marco Bellochio (1996), dans divers ballets et comédie musicales.

Il passe souvent sur la RAI dans des émissions musicales télévisuelles.


 

 


Ce charmant accordéoniste (fisarmonica) s'appelle Gianni Di Folco, il est d'Arpino, le berceau de ma famille paternel. Il habite Rome. Depuis que son père lui a dit : "Moi j'ai fait la guerre, tu as pas besoin de faire des études, apprend plutôt l'accordéon". Il a créé en 1998 le groupe Ned Ludd, style combat folk-rock, plutôt engagé donc. Il m'a contacté plusieurs fois spontanément, et m'a envoyé ses disques. Le groupe Java chez nous ça ressemblerait un peu à son style mais Gianni est un authentique prolétaire, lui, et fier de l'être. Il revendique le "travail dans la dignité". J'adore ! Voici son site Myspace (avec samples).

 

 

D'autres portraits sont à venir...

et si vous connaissez des Di Folco famosi,

n'hésitez pas à mes les signaler !

par Phillipe Di Folco publié dans : Quelques inédits
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Jeudi 1 juin 2006
31 mai 2006
Ce soir dans la salle des fêtes de la Mairie du Ve, la belle harpiste I. a interprété Sad Song, une ballade anglaise de haute tenue. Au programme également : Britten, John Williams (oui oui, Star Wars !) et le Boléro, "cerveau-coeur rythmant la désintégration du XXe s.". Nous manquons d'oxygène, de grands espaces, de sourires, de tendresse, d'allant, de soleil. Jouer et faire semblant. Petite musique accompagnatrice, dissipatrice d'ennui, chasse mots névrotiques...

27 mai 2006
Allez lire dans "Biographie" mon article sur les histoires du nom "Di Folco", c'est amusant, mais très sérieux aussi...

26 mai 2006
Ce matin avec Richard : "Mes disques se vendent dix fois plus à l'étranger, que ce soit aux Etats-Unis, au Canada, ou au Japon... C'est mieux comme ça..." De mon côté, même constat : Le Dictionnaire de la pornographie sortira donc sous peu chez de très bons éditeurs en roumain, grec, italien, américain, espagnol, pour l'instant, et ce n'est pas fini. En même temps, fin des Sciences humaines format livre, fin d'une époque. Tant pis, passons à d'autres formats, d'autres modes.

25 mai 2006
"L'artiste est celui qui a été, enfant, blessé par un artiste : toute sa vie il cherchera à panser sa plaie mais sans y parvenir. De même, il ne saura identifier l'auteur de cette blessure." Propos entendu dans un café ce matin, 9h10. Hier, en un autre café : "Alors comme ça, tu écris des romans, eh bein moi, j'ai envie depuis longtemps de raconter mon parcours professionnel, tu ne peux pas savoir les trucs que j'ai vécu..." En vérité : peu de romans parlent sensiblement du salariat, des 8/10 h par jour que s'avalent des millions d'individus et ce, pendant plusieurs années, très longues années mêmes. Tout le monde ne peut pas inventer un "Bartleby" ou un "Patrick Bateman", étonnant cependant de constater combien l'Entreprise n'éveille pas plus de "caractères" fictionnels dignes d'un Vautrin, Rastignac ou d'un Salavin (Ah, Duhamel !, mais qui lit encore ce type ?).

20 mai 2006
Et si vous alliez faire un tour sur ce site :  Lilathen Films ?

19 mai 2006
Le cher Poincard m'envoie cette photo du "Di Mitterrando" retravaillée avec le fond adéquat (cf. 15 mai). Jusqu'où irons-nous ? A l'Elysée ? Ce matin, au Verre à pieds (Paris 5e), il semblait évident que le prochain patron de France SA (RL ?) devra désintégrer le mamouth éducationnel, à commencer par l'ENA, Sciences Po, HEC et compagnie, privatiser une partie des universités, permettre des enseignements courts (ouverts à ceux que les études rebutent), pour que nous n'ayons plus à rougir devant les Anglo-saxons. C'est comme ça, il fallait l'écrire.


16 mai 2006
La revue Talkie-Walkie d'Arras (Hortense et Juliette) m'a invité parmi d'autres créateurs à lire un texte samedi 20 mai, Galerie EOF, 15 rue Saint Fiacre (Paris, M°Grands Boulevards). C'est à 16 h ! Plus de détails dans l'onglet "Agenda".

15 mai 2006
Une épouvantable photo de moi en François Mitterrand prise par Pierre-Michel sur le stand Gallimard du salon de Genève (cf. infra) !!!

Poincard voulait collationner toutes les mimiques de Feu François en un film gonzo que l'on aurait intitulé "Les Mitterrandes", seulement plus le temps passe, moins les gens se souviennent de lui, ou plutôt, on n'en garde que des clichés, des postures idiotes.


8 mai 2006
Samedi soir vers 22h15, une jeune fille de 28 ans s'est défenestrée rue Rochechouart (Paris 9e), son corps est tombé devant moi, dans la rue, en un claquement effroyable. Cette chute de corps ne cesse de repasser dans ma tête depuis. Ces choses là n'arrivent pas souvent. On peut se prendre un corps sur la tête. Un corps pèse 60 kilos en moyenne, non ? Il subit une accélération depuis l'étage d'où il tombe. Ici du 6e, soit treize mètres environ. On peut estimer à 220 kg la masse finale à l'aterrissage. Elle n'est pas morte sur le coup. Ses yeux papillonaient. Elle a hurlé sa douleur. Les pompiers sont arrivés à 22h30. Elle est décédée vers 23h30 je crois. Le médecin de la brigade a suspendu la respiration artificielle. Sa famille a défilé pour lui dire "au revoir". Le corps est parti pour le quai de la Rapée. J'ai du témoigner. De quoi ? De la chute du corps d'une jeune fille. L'officier de la PJ me dit : "Il y a rarement du sang dans les défenestrations, de la cervelle parfois... Le corps se brise en mille morceaux à l'intérieur, le coeur éclate, on en réchappe rarement ; d'ailleurs, ajoute-t-elle, c'est tant mieux en un sens... Au fait, avez-vous besoin d'un soutien psychologique, après ce que vous avez vu ?".
Chute en forme de petite moralimiseria : "From The Cure to SelfCare" i.e. il eût mieux FALLu pour la Jeune Fille se retrouver au Club rue Saint-Denis et danser sur du batcave & Gothic Rythms ("10:15 on A Saturday Night "/ Wisperssss... Murmours... / "Suicide..." in Tree Imaginary Boys - trois témoins porteurs du dernier cri).


1er mai 2006
"Ici, je fis réflexion que le peuple suisse, à qui je m'étais adressé, ressemblait probablement aux autres peuples qui n'écoutent pas la radio. Cette idée me fit grand bien. Hélas, je n'en avais pas fini avec moi." Jean Paulhan,
Guide d'un petit voyage en Suisse (1947)

Genève. TGV, je lis l'inédit "journal de Genève à Vaduz" de Valery Larbaud. Arrivée sous le signe solaire des pâtes al dente. Quelques rares français présents sur le salon du livre évoque la mort de Vincent de Swarte (Requiem pour un sauvage, Elle est moi). Générosité, tolérance, placidité et naïveté des genevois. Prix élévés. Ambiance onusienne et oèngienne ("Tu gagnes 20 000 FS par mois ?"). Cuisine assez moyenne mais vins rouges locaux surprenants. Cigares cubains bon marché (TVA 7.5 %) et cigarettes du Che (les Sobranies ont disparues). Des filles pré-ados dans le bus 5 (Palexpo) hurlent des insanités, balancent des papiers usagés sous les regards amusés des vieilles. Soleil pendant trois jours. En bas de la rue du Mont-Blanc, le Rhône et l'île Rousseau (y imaginer JJR délivrant aux passants les billets écrits de sa main : "Je ne suis pas méchant"...)  ; derrière sa statue par Pradier (1834), un homme de cinquante ans se pique. En face l'île du Temps, entourée de buildings surmontés de publicités pour les mont(s)res. Je pense à Besançon (Doub, Hugo, les automates... Frankenstein au Lac ?), plus calme, est aussi la ville du temps : tous deux nés en 1964, De Swarte et moi nous y étions invités au salon du livre, il y a deux ans déjà, souvenirs émus de son sourire, sa sensibilité, ses projets (nombreux) de vies. Sur le stand Gallimard, Baptiste, Dominique, Olivier, Pierre Michel totalement d'accord pour organiser des cabarets littéraires en 2007 (Karl Valentin joué à Genève en mai). Ah, Genève qui aime rire ! Rires de Schifano, Pancrazi, Mabanckou, Lambert, Benoziglio, Friedmann...  Horreur ! "Journal atrabilaire" est un titre de Jean Clair (ça fait aussi référence à Guy Debord !) : on change le caliquot illico (Aragon, from Lucas Violin le Sublime).

par Phillipe Di Folco publié dans : Dust is Dust
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