Le vieillard de 40 ans et les DVD
La chaise jaune du café mouffe branle sous ses fesses
Elle l’appelle bitenberne (See Line Woman)
Ou bien tamalou – elle, c’est Nina
Il tente de ne plus regarder les arrières
De ne plus éprouver la douleur sucrée des tubes
Souvenir de l’enfance (Mother I Hate U)
Il croise ce qu’il aurait pu être du être était ne sera plus
La mode expliquée aux incultes
Elle lui rappelle sa bite roide
Chaque soir chaque matin
Abraham engendre milles monstres
Il tente de prétexter des maux (encore, le Verbe !)
Les feintes sonnent creux au fond du ventre mou
Elle est parfois (re) belle – le désir le suspend !
Il sent le vieux chien (sous ses bras)
Ses poils blancs envahissent des terres lasses
Ses dents foutent le camp (son pouls s’emballe)
Il boite parfois sa bite sous le crâne (boum boum)
Certaines places érigent des colonnes il se sent agressé
Chauve sourit au printemps rouge (tâche de sperme)
Les filles n’ont jamais… insolentes raies des culs énormes !
Les mectons si cons (rien à foutre)
Elle le spell on you (See Line Woman)
Il la maudit aussi
Assurer reste sa mission dernière Guy L’Eclair
Défaillir l’interdit majeur
Ne plus pleurer ne plus devoir s’émouvoir
Sans passer pour un minable dans la rue bleue
Soon take to the Water (Closet)
Souvent tout paraît plus simple
Les objets revendus en masse
Il reste seul alors au milieu d’une pièce vide
Saisi le silence se fait mais Paris rétrécit
Poker menteur
Bandant pour rien il s’exécute
Danse au milieu des morts mnésiques
Loth engendre des Anges
Aux rythmes des années 80
Soft Cell Triangle isocèle
Electro choc
Il se réveille plus tôt pour l’IRM
Se gratte les couilles toujours plus basses
Ne lui dit pas je t’aime
Courir nager suer ?
Elle ronfle à ses côtés endoloris
Le lit défoncé un moustique l’été
Ils s’éprenaient s’éperonnaient jouissaient criaient
Une dernière fois ?
Demain elle exigera sinon la pension la passion mettra la pression
Lui brandira la démission la débandade
Les cafés l’accueillent de plus en plus souriant
Amer le fond de tasse le fixe
Saul de Tarse engendre la Verge et le Vagin
Tourne indexe les minutes restantes
La caresse d’un bras une cuisse nue la commissure
Tout recommence
Redevenir une légende
Avant la dernière seconde
La chaise jaune du café mouffe branle sous ses fesses
Dégage tu te dégoûtes !
Vite !
21/04/06
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