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Mardi 29 janvier 2008
Début janvier, S. et moi sommes allés enregistrés quelques commentaires de Daniel Darc pour son nouvel album, Amour Suprême.


Il a une façon de se cramponner à la vie assez confondante. D'ailleurs, la confusion s'installe rapidement. Je me souviens qu'avec Bizot, c'était toujours la même chose, et puis les mots se décantaient, avec le temps... On se rappelait plusieurs semaines après, on poursuivait sur un coda peu ou prou similaire. Il exprimait "en substance", donnait à respirer du pollen, ça germait dans la tête, ça enflait comme la pâte à pain...

Parmi les vieux 33 Tours que j'ai conservés, A Love Supreme de John Coltrane (Impulse Véga, 77 "grand public", 02.1966). Daniel me fait chier avec le concept de "palimpseste" fortement indigeste que j'essaye de lui balancer, il me rétorque qu'on lui parle plutôt à lui de "rémanence" coltranienne, et, sans doute, a-t-il raison de polémiquer sur ce mot dont il cherchera la définition pendant une demi-heure.

Au verso de la vieille pochette d'ALS, on trouve cette phrase qui a motivé quelques-unes de mes quêtes musicales (inspiration > respiration > formation de mots) au cours de ces 15 dernières années (que les usagers du mp3 et du téléchargement pirate ou non, soient ici compréhensifs avec les dinosaures fétichistes du vinyl) :
        
Bien entendu, je n'ai pas encore retrouvé cette plage avec Archie Shepp et Art Davies, Alice doit en avoir les droits, ou les héritiers de Thiele, je n'en sais fichtre rien (dans quelques jours, on va me sortir le fichier, me dire que c'est en ligne, ou disponible sur tel CD, et voilà : tu le veux ? tu l'as ! Sublime époque de l'exaucer / exhaustion !). Peu importe... en revanche, le passage qui va de "Notre appréciation..." à "...dividendes."  prend aujourd'hui un sens nouveau. Je me demande quel est, profondément, le désir de société de Barak Obama, entre grandeur, élégance et exaltation, va-t-il s'adresser au tout général, aux majorités, laissant pour compte les ANTI-EVOLUTIONNISTES ? Dernière question : les Trader Killers croient-il en ce "Dieu qui immane en tout" lorsqu'ils déplacent des digits, de combits, des datapacks et batches sur leurs écrans ? Quel est le nom de cet AFFEKT ?

par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
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Mardi 29 janvier 2008
En librairie - décembre 2007

Couverture

Proposé par Fitway, Fight est un petit livre illustré qui se propose de montrer et d’expliquer l’art du combat, quand le corps à corps se fait attaque et défense, se tient prêt entre postures et positions à l’éventualité d’un affrontement : le combat, immémorial et pérenne, sa philosophie, ses pratiques et ses usages – de la lutte (« sport premier ») au close-combat, en passant par la boxe, le catch, le fighting – et, chemin faisant, ses fondements et déclinaisons ethniques et folkloriques.

Les photos des athlètes représentés dans ce livre ont été réalisées dans les salles d'entrainement des champions Bertrand Amoussou et Kamel Chouaref. Merci à eux.

Attention : les arts martiaux (philosophies et sports de défense) et certains sports ou pratiques de combats extrêmes qui échappent parfois aux règles fondamentales du corps à corps (ne pas tuer, ne pas faire souffrir gratuitement, simuler, respecter un code, se cantonner à un espace, etc.) n’ont pas été développés ici.


Descriptif :

120 pages

100 photos couleurs

Format carré 220 x 220 mm, relié

16.95 euros

ISBN : 978-2-7528-0263-7

Editions FITWAY - Diffusion CED


Exclusif ! Photos extraites du livre :

(c) Philippe Di Folco, droits de reproduction Fitway et sous réserves

par Di Folco publié dans : Mes écrits en librairie
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Dimanche 13 janvier 2008
Tristan, toit de Manhattan, mars 1999


J'ai mis longtemps à montrer cette image. La mort surprenante d'Edouard Levé (42 ans) en octobre puis d'Anne Thébaud (41 ans) en novembre l'ont faite resurgir. J'espère, cher Tristan Egolf, mon ami, que tu les accueilles au paradis des écrivains suicidés. Dans l'hémicycle, vous ne devez pas vous embêtez avec Socrate en président de séance, secondé par Sénèque le bienheureux, hein ? Parlez-vous corruption, prévarication, détournements de fonds ? Avez-vous des amants et amantes ? Concluez-vous de secrets mariages ? Embarquez-vous sur des yachts ? Chantez-vous sur des guitares pour le respect des âmes en souffrance oubliées des vivants ? Combattez-vous vos démons encore et toujours ? Epuisez-vous les lettres et les nombres ? Oulipez-vous ? Silencez-vous ? Qu'aviez-vous que je n'ai pas et qui m'interdit de vous rejoindre ?

Tristan m'avait écrit au début de l'année 2000 : "Tu sais je ne prend jamais le risque de jouer au loto : j'ai trop peur de gagner ; j'ai peur de ma chance. Quant à la vie, sa prodigalité m'oblige à penser sans cesse à la possibilité de la refuser pour mieux en mesurer sa nature parfaitement indifférente."
par Di Folco publié dans : Dust is Dust
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Samedi 12 janvier 2008
Dario Moreno, Fernandel (merci SLK !) et une belle leçon (avec Denise Glazer...)
par Di Folco publié dans : Photos & Vidéos
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Vendredi 11 janvier 2008


Cette jolie chose est une sorte de trappe à charbon bruxelloise. Ici, dans le quartier d'Etterbeck où vécut Hergé. A chaque pas de porte. On pourrait l'utiliser pour racler ses semelles, or, dans une niche, à gauche ou à droite de l'entrée, on a souvent un racloir à crottes dont parfois la lame manque. Ces objets en fonte d'acier tendent à disparaître, pour sûr. Point de "Vackermans" sur Google, c'est dire. Et point de charbon non plus, l'usage en est perdu. Les caves sont parfois aménagées, on vit même à "l'entre-sol". Quand j'ai vu ces bouches-là, j'ai pensé à la "CellarDoor" présente dans
Donnie Darko. J'ai vécu dans un immeuble collectif qui faisait 7 étages. Ma mère dans un pavillon avec une trappe à charbon ; la cave dont j'ai connu les odeurs, puissantes, entêtantes. A Londres, on trouve des milliers de maisons pour 2/3 familles avec des trappes à charbon sur le devant ; je me souviens de ces maisons où l'humidité piquait mes vêtements. Le charbon a donc conditionné ce type de logements. Quand le pétrole manquera, reviendra-t-on au charbon, à la lignite ? Il semble que ces fossiles ne demandent qu'à se laisser ramasser. On repartira à la mine. Ou plutôt des robots mais point d'homme ; il faudrait quitter nos hauts immeubles, terribles et violentes cages à lapins. J'aime bien les petites maisons basses de Bruxelles et de Londres. Va falloir loger tout ce monde qui se masse vers les villes grosses. Plus que les greniers, les caves nous murmurent des choses, quand, l'oreille tendue à l'orée des homes, nous reviennent les rythmes d'autrefois mêlés aux épices des brioches couronnées de sucre candy et aux pas lourds du père remontant son pot de genièvre, la pipe fumante, la main calleuse.

Croquis bruxellois
par Di Folco publié dans : Outre France
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