
Salle du Café-bar-tabac-jeux "Le Nicot", angle rue Vanneau / rue de Babylone, Paris 7e
Le Nicot est dirigé par Marcelle depuis 1979 et a été revendu depuis peu.
Attention, ce décor se désintégrera dans quelques jours...
A bientôt 80 ans, le parisien de naissance George Steiner, navigue depuis plus de quarante ans, entre les chaires
d’Oxford, Princeton, Cambridge et Genève, préférant la compagnie des scientifiques à celles des littéraires. L’auteur d’une cinquantaine d’essais jubilatoires, nous convie cette fois à traverser
un semainier confit de savoirs, sept mots d’excuse en forme de contes philosophiques, d’une admirable portée morale où l’insolence le dispute avec l’exigence, toujours modeste, de la Vérité. De
ces livres jamais écrits, sur lesquels plane l’ombre d’un Borges, on ressort comblé, l’on voudrait dire merci, merci pour ces anecdotes bondissantes, voire croustillantes : ainsi cette
question, « qu’est-ce que la vie sexuelle d’un sourd-muet ? » – ou bien encore : « à quoi bon passer toute une vie [ici celle de Joseph Needham] à écrire l’histoire des
sciences et de la civilisation chinoises sans tomber dans une sorte de fiction générale du monde ? » ou encore : « comment peut-on être un poète épique animé d’ambition
philosophique quand Dante est […] dans les parages ? » Steiner questionne aussi bien son identité, son rapport à l’éducation, aux animaux, au politique ; dans la foulée des jours
qui s’enroulent en autant de points de rencontres (et s’il fallait écrire un livre pour chaque homme croisé dans sa vie ?), le penseur se pose en prince de l’échec, en croyant du désastre,
en défenseur de la cause des pèlerins, des vagabonds qui collectionnent les passeports comme d’autres les timbres poste. Comment Steiner a-t-il pu écrire après Erasme, Montaigne et son cher
Proust ? Réponses, dans ces sept péchés du connaître, parce que « nous sommes les invités de la Vie ». N’oubliez pas de refermer la porte en douceur…
George Steiner : Les livres que je n’ai
pas écrits,
essai,tr. de l’anglais : M. Groulez, éd. Gallimard

Photos prises à la Lib. Compagnie, 11 février 2008
Un grand merci à Jean Croc et Nicolas Erréra pour m'avoir accueilli dans le Pudding, leur superbe talk-show diffusé sur Radio Nova tous les
dimanches (19-20h).
Pour écouter cette "mise à nu en ondes sonores", cliquez sur le podcast :
http://www.novaplanet.com/radio-nova/podcast/?id=16
et cherchez l'émission du dimanche 9 mars.
On y parle de : l'enfance et l'adolescence à Créteil, mon premier roman, d'un certain dictionnaire qui permet le questionnement, combat, la pérennité du livre et bien d'autres choses...
Le tout sur une suites de musiques jouissives et ponctuées par de vraies questions : une rareté, en ce qui me concerne, oui, une véritable expérience qui renoue avec les grandes heures de Jacques
Chancel, les sarabandes de Rostropovitch en moins.
Un "resto de stars" (pour préciser) c'est un endroit fondé, financé et parfois animé par une personnalité du show bizz où l'on
peut bouffer. C'est clair ? Ne pas confondre ici resto de cuisinier star, resto à stars et donc resto ouvert par une star (ou starlette, pipoles, etc.). De ce dernier genre, petite
synthèse...
Première erreur à ne pas commettre : le patronyme inscrit sur le caliquot est souvent trompeur ! Faites gaffe : la supercherie sera
vite découverte, vous serez la risée de votre bande, ou pire de votre conquête ! C'est ainsi que Dave (Paris 1er, dirigé par le chef Dave Chung) n'a rien à voir avec le chanteur
néerlandais proustien ; que le diabolique Pétula Café (Paris 6e) n'est pas l'oeuvre de Petula Clark (qui
n'est pas non plus la mère de Pascale) ; le restaurant arménien Vartan (Paris 5e) ouvert dans les années 1980 à quelques mètres de la maison
Mitterrand ne serait pas lié à Sylvie (dont l'ex, Johnny a bien ouvert un resto mais à Genève) ; et qu'enfin, le Wajda (Paris 6e)
n'a aucun rapport avec l'ex 1er ministre ex syndicaliste polonais Andrej.
Deuxième erreur : confondre "resto de stars" avec "resto à stars". Immédiatement, voici l'exemple parfait de lieu qu'il faut éviter
sous peine de tomber dans le ridicule : Marc Mitonne (Paris 1er), oui, la galerie est pathétique, même sous les poutres du
XVIIe s., j'en conviens... Pour assurer, il faut sans doute tenter de pénétrer le fameux Mathis Bar (Paris 8e), dirigé par
Gérald et Jacques (lire le denier opus de Miss Quin, garder le livre en main qui servira de viatique...).
Non, non, ici, les bien nommés "vrais restos appartenants à des stars" sont :
Le plus ancien, ouvert aux débuts des années 1990 est celui de Fairouze Smaïn, appelé le 404 (Paris 3e), voir aussi le 108 (Paris11e). Ambiance couscous marocain classieux.
Dans la série "comique en cuisine", a ouvert en 2007, La Grange Batelière (Paris 9e) sous la férule de Mimi Maty et surtout de son mari, véritable cuisinier.
Ecouter à ce propos sur Paris-Première la critique réservée de François Simon (recherchez
vidéo).
Du comique à l'acteur, rien qu'un pas. Franchi par le barrillesque Gérard Depardieu avec La Fontaine
Gaillon (Paris 2e) où il n'est là qu'associé d'un authentique chef, Laurent Audiot.
L'acteur voyagiste Mouss Diouf a ouvert Le Réservoir
(Paris 11e).
Moins cher et sans doute plus convivial, le dernier né de la série s'appelle Les Parisiennes (Paris 12e)
conçu par Edouard Bear et quelques très belles amies. Une cuisine tournée avec la Méditerranée, entre Espagne assumée et Maroc
revendiqué, avec crochet vers Toulouse (j'avais écris "Marseille" !!, le personnel vient en partie du Sud-Ouest). On est bien, Edouard est souvent là : ne pas manquer, une terrine en entrée
que je conseille d'accompagner d'un cairanne à prix modique, qui ira bien ensuite avec la pastilla. Comptez 60 euros en couple.
Mais les stars c'est aussi le foot et les Champs, ce n'est d'ailleurs plus que ça :
Boosté par le Chelsea Football Club, Claude Makélélé a lancé le Royce (Paris 8e) ;
Adriana Karembeu, délaissant l'opération Ticket Restaurant® a ouvert le Déli Café (Paris 8e) où elle semble prendre très au sérieux son rôle de concepteur en
salades.
Voilà, c'est tout. N'oubliez pas le bon Pierre Cardin, génie de la haute-couture et de la finance qui ouvrit le bal avec Maxim's et
puis notre cher Gérard Klein, retiré en Auvergne, on ne sait plus où (déjà revendu ?).
Au finale, choisissez un mix équilibré entre (dans l'ordre) : "bonne bouffe", prix correct et présence de la star (ça c'est pas gagné).
Article corrigé 02 03 08 - 23:30