Mercredi 17 décembre 2008
Thomas, photographe, veste en velour vert, jeans blancs,
découvre un club londonien où joue un groupe pourri. Le couple qui danse ici (pour faire genre : "We hate you, static Monkeys !") : la fille porte une veste trois-quart en lamé vinyl aluminium,
un pantalon clown bichrome orange et rouge, des repetos ; le gars une chemise coton blanc, un levis bordeaux (étiquette visible). Ils dansent super mal.
La caméra panote de droite à gauche : le 1er gars, coupe de cheveux Brian Jones, veste Royal Guard ; Thomas flippé ; la fille au 1er plan porte une robe acheté aux puces de Nothing Hill (1930 ?),
son make-up incite à croire qu'elle se drogue ; enfin, le skinhead au regard de Pascal Brutal qui porte un étrange teeshirt...
La fille se fait toujours aussi chier ; le skin n'est pas un skin mais un gay du Marais des années 2000 téléporté dans le film grâce à une machine inventée dans la série Star Stek (épisode ?) ; en arrière plan, une étrange chose...
D'autant plus étrange que l'on note sur la bande un "décrochage", ça raccorde sur le couple que l'on voit ici. Thomas est toujours aussi flippé en arrière plan, on notera la présence de Ian
Curtis adossé au mur, à gauche, chemise grise, coupe de cheveux, tout y est. La fille qui pose la main sur l'épaule du poupon plastifié est l'exacte copie d'une Supreme période "Baby Love".
Désolé pour la qualité des images, mon DVD de Blow up (Antonioni, 1966) a disparu, emprunté par une gamine de 14 ans qui sait tout l'intérêt que je porte aux films qui encryptent et capturent une époque dans une mystérieuse bulle infratemporelle. D'autres remarques ? Je peux me tromper...
Désolé pour la qualité des images, mon DVD de Blow up (Antonioni, 1966) a disparu, emprunté par une gamine de 14 ans qui sait tout l'intérêt que je porte aux films qui encryptent et capturent une époque dans une mystérieuse bulle infratemporelle. D'autres remarques ? Je peux me tromper...
Stop this F... Music !
Par Di Folco
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Publié dans : Des images
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Communauté : Cinéma
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"On ne voit presque rien de cette danse-là. Seule la photographie rend visible ce mouvement incessant des spectres en elle, ces
allers et retours vers l'autre, ces reprises, ces sauts, en faisant paraître ce que certains chorégraphes nomment la fantasmata. C'est un maître ancien, un certain Domenico de Pacienza,
qui en parle le premier vers 1425 dans son De arte saltandi et choreas ducendi. Le corps doit danser, dit-il, par fantasmata. Qu'est-ce que c'est ? C'est la manière avec
laquelle, une fois le mouvement achevé, on immobilise le geste comme si on avait vu la tête de Méduse. Pour accomplir le mouvement, il faut figer un instant l'esprit du corps, fixer
sa manière, sa mesure et sa mémoire, écrit-il, être tout de pierre à cet instant ; l'esprit de la danse est dans cette immobilisation de la figure, dans cet arrêt sur image qui
donne seul le sens du mouvement. La photographie permet de saisir, dans la danse incessante de la femme sous le regard de l'autre, cet état de pierre qui révèle l'instantané d'un secret."
Nathalie Léger,
Marie-Rose Guarnieri
Deejay Garréta
Inconnue n°1
Joy Sorman
Inconnue n°2
Inconnue n°3
Inconn... Oh, pardon : Atiq Rahimi,
prix Goncourt 2008...