
La Grève [extrait]
12 mn 3 s - 23 juil. 2007
Description : (Sergei Eisenstein, 1924)
11 octobre 2008
débat "De l'écrit universitaire au texte lisible"
avec Jean Ferreux, Rémi Hess, Jean-René Ladmiral, salle André Gorz
Salon de la Revue - Espace Blancs-Manteaux Paris 4e
Jeudi 5 juin 2008
lancement revue "BIL BO K" special Spirit
Philippe Blondez & Le Laboratoire
ont le plaisir de vous convier au lancement du 1er numéro de BIL BO K International
4 rue du Bouloi 75001 Paris
jusqu'au 31 mai 2008
expo "Trait Multiple"
Sublime expo : Design Dessin contemporain
Topor, Guyonet, Gallego, Carreyn, Placid, Le Quernec, Bouvet, Cox...
1/5 place de la libération - Blanc Mesnil - site : www.forumculturel.asso.fr
du 26 mai au 1er juin 2008
2e Rencontres internationales du Roman
Séries de débats et de rencontres aux Subsistances, à la Villa Gillet
Lyon - site : www.villagillet.net
19 au 22 juin 2008
Marché de la poésie / Derrière la Salle de Bains & Rouge Gorge
stand L5 - Place St Sulpice 75006 Paris

MARCHE DE LA POESIE
Place Saint-Sulpice, stand face à F3 avec Derrière la salle de bains & Miss Dagoit
14 JUIN 20072 et 3 JUIN 2007
SIGNATURE-APéRO pour le GOÛT DE TUNIS
Délices de la Casbah, 118 rue Mouffetard Paris 5e, entre 18 et 20h.
ASSISES INTERNATIONALES DU ROMAN - LYON
Assises internationales du Roman, du 28 au 3 juin >> Info. sur le site
16 MAI 2007
FÊTE "MINIMUM ROCK'N ROLL 4"
Galerie MONTE-EN-L'AIR 6 rue des Panoyaux 75020 Paris - Métro Ménilmontant
12-13 MAI 20075 AVRIL 2007
JOURNEES DU LIVRE ET DU VIN - SAUMUR
Signature de mon dernier ouvrage, Le goût de Tunis (Mercure de France)
Info : http://www.bouvet-ladubay.fr/jnlv.htm
4 MAI 2007
LECTURES "MINIMUM ROCK'N ROLL 4"
au Zindem, 144 rue de Bagnolet, Paris XXe
6 AVRIL 2007
CIPM DE MARSEILLE
Lecture avec Derrière la salle de bains
Pour quelques euros de plus…
Faite comme nous, débutez l’année par des BIG lectures… et gardez le doigt sur la gachette !
Par ici l’inédit : après Cortazar et Guibert, voici Antonin Artaud ! Tous enfoncés ! Avec Je crache sur le Christ inné (Absteme & Bobance), Momo renoue avec ses « fragments d’un journal d’enfer », nie la croix mais pas le symbole. Ame perdue, stop ! Arrêtez-vous sur James Joyce : communiquer sur l’Irlandais le plus strange, Pajak l’a fait avec cet album, Humour (PUF) qui suit ceux d’Apollinaire, Nietzsche et Pavese. Des estampes de terres d’exil et beaucoup de bon sens. Personne ne le lit ? Alors, un bilan peu commun de la résistance vient de paraître à La Découverte : Du contre pouvoir de Miguel Bennasayag et Diego Sztulwark. La plus belle partie, la fin, sur le collectif « Malgré tout » que Miguel, le philosophe-psy représente en France en liaison avec les pays d’Amérique. L’auteur de Penser la liberté est optimiste : ça résiste bel et bien ! Suite s’il en est, Le soulèvement de Pantin de Vincent Labaume (autoédit.) : il y a un an, cet artiste mettait en relation le crime étrange et à ce jour non encore élucidé, de Jean-Baptiste Troppmann, avec Isidore Ducasse, comte de Lautréamont (son complice-épigone ?) et l’écroulement de l’Empire (l’ennemi commun). On trouvera ce collector mirifique et actuel rue Gît-le-coeur, au 10, à l’enseigne du Regard moderne. Aristo sympa, Elvire de Brissac, avec O dix-neuvième (Grasset), qui permet d’analyser ce siècle enivré de révolutions et de spectacles et qui nous interpelle avec deux types qui veulent changer la planète : le poète Lamartine : « L’avenir arrivera-t-il ? » et Eugène Schneider qui se lance dans la fabrique de canons. Le 1er échoue à la présidence de 1848, le second arme les empires. Un autre, encore : Guillaume Pigeard de Gurbert, essayiste avec Le Mouchoir de Desdémone, planche sur « l’objet du possible » (Actes Sud, col. Un endroit où aller), entre Londres et Paris, ce tout jeune philosophe convoque Fellini et Chaplin au chevet de Leibniz, le tout au bazar de la charité cinéphilique bien ordonné. Pas con ! Loin d’en être, 70 ans dont 50 de regard lucide, Noam Chomsky, avec 11/9, autopsie des terrorismes (Le serpent à plumes), plus qu’une suite d’entretiens donnés à des journaux occidentaux, le seul avec Baudrillard et Sontag à « penser le monde » avant que de le « panser » trop tard. Reste la parlotte : très beau projet que celui d’Orlando Barone (Conversations à Buenos Aires, Ed. Anatolia-Le Rocher) de réunir deux argentins comme Ernesto Sabato (vu au bar El Dandy) et Jorge Luis Borges. Celui-ci est mort, reste que ces « hommes arrivent à s’opposer pour ce qu’ils aiment » et, nous, s’endormir rasséréné sur cette « désencontre » bourrée de ressources.
Dans la poubelle-vrac : TOUS les livres de la bande du Loft (cris dans le bureau : « Non, pas Steevie !) ; les bio des pipôles ; Daniel Mermet : Nos années Pierrot, c’était les années 68 (avec un immonde CD !) ; Christophe Mager : Mon sexe (anthologie Baleine) sauf Eric Yung ; la collection Pacom de Lou et Périgot (Fayard : au secours !) ; Robert Sabatier : Diogène (Albin Michel) : préférons l’original, c’est-à-dire le silence.
Des revues à une petite cure de flou, de rien, et, tout au milieu, les fleurs de Lestrade au jardin de personne ‑ des « gens debouts ».
Jamais vu : R de réel, (re)vue qui aligne son volume L pile au milieu de l’alphabet avec son bonux « Leer » (pas queer), on n’y rate pas le « petit traité plié en dix sur le lyber », l’article sur Lichtenberg et l’interview transréel de Marcel Duchamp. Le co-fondateur prolixe de ces anthologies, Raphaël Meltz, signe aussi un rutilant Lisbonne (Casterman) illustré par Nicolas de Crécy, un voyage imaginaire, comme quoi il est inutile de partir. Question de lucidité, diront les connectés d’EvidenZ (Sens&Tonka éd.) : n°2 à l’élégante maquette dirigé par MBK qui accueille Elie During, Daniel Foucard, Jérôme Bertin et Jean-Luc Nancy, pour une lecture high level & rizomatricks. A contrario, voici l’essai de Christian Authier, Le Nouvel Ordre sexuel (Bartillat), certes courageux mais pesant inventaire prévertien des plus insignes écrivains spermovomitifs de ces dix dernières années où en conclusion sont convoqués Pasolini, Foucault et Michel H. (Dé)génération foutre-tout ? Non, individus sous influence, impuissants à changer le réel, tristus sans enthousiasme, privé du « mystérieux amour ». Un peu comme ce personnage énigmatique pour un livre qui l’est tout autant, Rendez-vous à l’Hôtel de la nuit (Pauvert) d’Etienne Vilain, enfilade de « camera obscura », songe éveillé d’un Kafka drogué à l’Orangina. Dans une chambre encore, il y a longtemps, sous les ors du palais de Borgo San Sepolcro, une femme conte à l’homme qu’elle aime, le peintre Piero della Francesca, l’histoire de la reine de Saba en route vers Salomon : la suite, sublime comme tout ce que dirige Henry Dougier (Ed. Autrement) dans Le voyage de Bilqîs d’Aliette Armel. Avec Alice Becker-Ho, veuve de GE Debord dit-on, cours magistral sur les éthymologies, les us et coutûmes de l’Europe en féodalité dans Du Jargon, héritier en bastardie (Gallimard) : un mariage raté, Orient-Occident, le nomadisme et la sensualité croisés aux ordres francs, seuls les mots mêlés s’en souviennent. Dans la série « parlé juste », Kinsey 6 (Denoël), son (en réalité « LE ») journal des années 80, Didier Lestrade rate son bac et crée Magazine, avant d’oser la house dans Libé puis Act-up Paris: « Dans le monde, il y a les have et les have not. J’ai toujours été un have not. J’ai essayé de changer ce déterminisme en développant deux ou trois idées personnelles. Je ne suis pas célèbre, je n’ai pas inventé le vaccin contre la grippe, je n’ai pas fait de chef d’oeuvre. Mais j’ai essayé de faire quelque chose de ma vie. Si j’ai un mérite c’est d’avoir lancé des choses à partir de rien, from snatch, comme disent les Anglais. » On termine avec Philippe Garnier (éditeur naguère confondu avec l’omnibus Viviant) pour Une petite cure de flou (PUF), éloges analytiques à fragmentations du retrait, de la distraction, de la désinvolture, de l’oubli, de l’épuisement : « Nous seront toujours installés sur un fragment de circuit balisé, une ruine de parcours fléché, prise dans un ensemble de ruines plus vastes. » De ce grand soucis jaillit JFB fratello mio Pierre Herbardt, qui notait que « la bêtise tue et pour la tuer, il faut des déclassés. » Voilà pour les textes inclassables, chers novalecteurs, entre deux Pulp, vous aurez de quoi dépouiller.
On emporterait bien sur une île déserte…
Emportés par des récits (des récifs ?), ce Libertalia, une utopie pirate (L’Esprit frappeur), l’épopée de l’ex-corsaire français Misson, écrite par le journaliste Daniel Defoë en 1724, lui-même dénoncé par le philosophe Gilles Deleuze dans L’Île déserte et autres textes (Ed. de Minuit), qui écrit qu’avec « Robinson, on imagine mal un roman davantage ennuyeux […], la vision du monde réside exclusivement dans la propriété, jamais on a vu de propriétaire plus moralisant. » tandis que Defoé se défend ad mortem « Misson disait que ceux qui vendaient des hommes comme on vendaient des bêtes tout en professant une connaissance éclairée de la Divinité prouvaient que leur religion n’étaient que comédie ». A propos de comédie, Jean-Hughes Lime, régale avec Le Roi de Clipperton (Le Cherche midi) : au début du XXe s. comment le capitaine Ramon Arnaud reprend à la France, le « zéro » de Clipperton, îlot pourri sis au large du Mexique, s’y emprisonne avec femmes, enfants et guano car, ajouterait Deleuze (op.cit.) « l’air des absences est dur à respirer ». Derrière le comptoir de l’agence de voyage il n’y a souvent personne quand on veut partir : ainsi le déplorent deux jeunes écrivains tendus, d’abord Benoît Duteurtre dans la dernière livraison de L’Atelier du roman (n°29) qui se plaint des files d’attente, des boîtes vocales, des numéros verts, des vols annulés pour rentabiliser les flux ‑ du libéralisme en ses formes extrêmes‑, de l’autre, Mathieu Lindon, avec l’opuscule Lâcheté d’Air France (Ed. de Minuit) revendique son droit à dire sa colère de consommateur floué face à des employés qui fuient à la première alerte à la bombe venue. Dans les deux cas, des personnes, simple « chair à consommer » en quête d’îles introuvables. Que répond donc le finaud Philippe Nassif, par la bouche de son Jean-No, « la fashion victim la plus sympa de Paris (ok ?!) », qui commet Bienvenue dans un monde inutile (Denoël), aux chapitres qui ressemblent aux titrailles de nos city-guides, obéissant au précepte hégélien de capter le Zeitgeist, la couleur de la rose et la danse ? Réponse(s), sans doute dans le très beau Conversations avec Ludwig Wittgenstein de Maurice Drury (PUF), témoin français qui croisa le maître du Tractatus entre 1929 et 1951 et dont les remarques sur la musique sont terrifiantes ! Une autre sorte d’île, dans Paris même, en plein Marais : la Rue des Rosiers rendue telle qu’en elle-même par Jacques Lanzmann qui explique que les plus belles roses du monde gallo-romain et du Moyen Âge venaient directement de Provins jusqu’en ces étales marécageux. Quant aux poète, ils se sont rassemblés en attendant l’aurore, treize voix amies incomparables (Bakero, Durratte, Fontaine, Lequeux), embaumant l’ère du temps ? non, sans doute autre chose, des cris, de l’inquiétude, de la révolte, et surtout, énormément de porosité et d’intranquilité (Ô Pessoa !) : Anthologie de poètes pas morts (vol. II, Le Veilleur) pour rester vivant.
PS : Comment ça pas de sexe dans cette colonne ? Vincent B., avez-vous lu le Supplice d’une queue de François-Paul Alibert (Pauvert) ? Non ? Certes, l’on s’y délectera sans doute de la plus belle description de fellation qui soit en lit&ratures mais aussi du serment ontologique d’un organe dont la giganthropie confine à la solitude, paradoxe s’il en fut, pour notre contemporanéité éprise de surhomme ! Autre temps, autres moeurs…
La prochaine fois, prend l’Orient Express…
Je reviens du saumurois(*) où l’on boit les meilleurs vins (Les chais de Rabelais : Château Estachet, Chinon cravaché et autre Touraine à se damner) garnis d’auteurs hurlants à qui mieux mieux : « la Vaginale ! la Vaginale ! » Ils parlaient d’une fanfare de carabins bien sûr, qui accompagnait Lacouture, Vavasseur, Dreyfus, Robbe-Grillet et même Régine Desforges, c’est dire, et jusqu’aux wagons enluminés du Pullman ! Les salons littéraires sont Le Paradis des célibataires, du moins l’affirme Herman Melville (10/18), quarante ans avant Proust et dans l’inédite et sublime traduction de Jean-Yves Lacroix. Des contes bartlebien à l’humour grinçant et retenu à la différence des nouvelles variations d’Hervé Le Tellier, qui avec Joconde sur votre indulgence (Le Castor astral), provoque la désopilance intégrale : Mona Lisa sous tous les angles et de bon cœur ! On se déchaînera ensuite avec les Ecrits enfin autorisés d’Evelyne Salope Nourtier (sic), vierge folle et picarde sauvée des eaux par un jeune éditeur, Le Corridor bleu : « Tu me pousses sous un nuage rose / Orange, sous un nuage violet / Tu me pousses sous une volée de cloches / Tu me dis : « je vais te tringler ». Et ça continue sur 90 pages ! Après ça, on peut parler politique non ? Alexandre Baricco, on connaît ici ? Avec Next (Albin Michel), ce turinois commet son essai le plus efficace et éclairant qui soit sur le concept mou/flou de « globalisation ». On y appréciera les « bonus tracks », sorte de mini définition illustrative des présentes mythologies colonisatrices. Dans la foulée dynamisante, lire Charles Maestracci qui par L’ouvreur (L’Insomniaque) provoque la béance du cerveau nécessaire au refus de la servitude et l’acceptation du chant poétique comme « outils urbain ». Tout comme Fabrice Neaud, qui lui, tient depuis dix ans déjà un Journal illustré et en voici le volume IV (ego comme x) : d’été en été, Fabrice devient le forcenée de la métonymie de soi : évidente, sensible, amoureuse. Deux revues enfin qui méritent de figurer dans votre cartable : Sigila, revue transdisciplinaire franco-portugaise sur le secret, qui dans sa huitième livraison offrait Intervalle de Pessoa, une préface de Vidal-Naquet à Ulysse et à Vasco de Gama, un étrange texte d’Emily Dickinson et tant d’autres curiosités ; et Parages, intitulée « Après l’amour » tout en sobriété (tenue par des normaliens) : à lire de toute urgence Cyril Boulé avec son Calme froid, mais aussi un texte de Pierre Bourdieu, Heureux les pauvres d’esprit et une la pertinente chronique de Charles Stépanoff sur Henri Meschonnic, une revue qui place donc en exergue « La vie ! La vie ! Bander, tout est là ! » de Flaubert en tournant le dos aux supermarchés du goût. Bonne nuit !
«…débats publics comme dans les conversations de rue ou de comptoir, on est frappé par la fréquence avec laquelle, dès que le ton monte, l’expression « vous n’avez pas honte ! » tombe à point nommé, comme si elle contenait chaque fois l’argument décisif. » (Giorgio Agamben, Moyens sans fins, Rivages poche, p. 141). En Italie, aux Pays-Bas, en France, il nous faut noter que la politique va de plus en plus occuper le terrain des conversations. Dans L’Ecran et le zoo (Denoël), Olivier Razac, 29 ans, se coltine un panorama éminemment post-foucaldien entre l’invention du zoo humain, les spectacles conçus pour les expo coloniale et les lofteurs. A notre propension à l’enfermement volontaire, à l’impudeur, au show l’on doit riposter par un énorme travail sur soi qui passe par une lutte contre la standardisation (des looks, des affects, des genres). Parmi les meilleures fictions sur le sujet, on notera le court récit d’André Marois, Tête de pioche, meurtres dans une colonie pénitencières de sauvageons canadiens, ce qui attend ici « notre belle jeunesse » si le délire sécuritaire achève la raison. En tous les cas, beau travail de cet éditeur québécois. Cer on se demande ce que devienne les intellos de la douce France dans cette lutte ? Des médiateurs ? Eclairant, la réédition du texte d’Emile Durkheim, L’individualisme et les intellectuels (Mille et une nuits) qui examine cette « classe » qui met sa raison au-dessus de l’autorité. On est en pleine affaire Dreyfus. La démocratie vacillait. Des rhétoriciens d’envergure s’engageaient. Où sont-ils, là, maintenant, ceux qui savaient parler ? On peut choisir de se taire ou bien de pratiquer la ritournelle comme Christophe Fiat, décortiCoeur génial, adepte d’une anti-théorie, la poésie dans tout ce qu’elle offre de sublime : Fiat sur scène, explosé, velvet-hendrixien, sa bite-guitare en avant, héros de nos soirées d’espoirs : « Je fais croire à tout le monde que je suis cinglé » écrit-il dans De la Ritournelle, une anti-théorie (Léo Scheer), avec la folie comme ultime mot d’ordre ? Un autre, Christophe Manon et ses Ruminations (Atelier de l’Agneau), le « dedans de parler », la boue, la bouche : c’est épidermique, ça vous emporte loin, très loin, juste au fond de la tête. On ne pourrait pas aller la dire cette parole par les rues, immédiatement ? Qu’est-ce que nous retient ?
PS : Réédition de Cœurs et visages chez Motifs (Le Serpent à plumes) de l’incroyable Emmanuel Bove où André Poitou reçoit la Légion d’honneur et profite d’un banquet. Les bourgeois de siècle en siècle se répondent. On est en 1928. Non, on est aujourd’hui, même galipettes, compromissions, idées reçues, retards et oublis. C’était bien de s’en rendre compte si longtemps après. On va y arriver certes, mais à quoi ?