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De la contrainte

Dimanche 31 décembre 2006 7 31 /12 /2006 14:49
Les gros clics de mes visiteuses et visiteurs en 2006 ?


1 Les Grandes impostures littéraires
2 Du Foie gras ? Non merci...
3 Joy Division
4 Le Da Vinci Gode !
5 Bons plans
6 Revue Carbone n°1
7 Jean-Philippe Domecq
8 Dictionnaire de la pornographie (résumé, presse)
9 Films avec écrivains...
10 Recettes de Blandine Vié

GUYOTAT vient juste après.

Spéciale dédicace à Marc, Tom, Glenn, Julien, Axelle et Valé, Eric N. pour leurs encouragements, conseils avisés, et leur présence.

Bonne année 007.
Par Sénéchal - Publié dans : De la contrainte
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Mardi 6 février 2007 2 06 /02 /2007 06:04

Un bon ami confessait à quelques kilobits d’ici sa passion dévorante pour le son metal. Moi j’aimerai me lâcher sur cette passion (qui perdure, donc voilà bien un mot qui sonne étrangement : « passion ») à qui je dois bien des heures de plénitude, de consolation, d’occupation des temps cérébraux quand plus rien n’existe de vraiment précis dans la tête. Je veux dire que pendant la nuit, au gré des insomnies, il est un moment de la nuit non pas comme d’un autre, un moment qui se différencie du réveil par une qualité rare, celle de l’environnement feutré où plus rien ne bouge ailleurs tandis qu’ici l’occupant devient : la radio. Un personnage aux mille ruses. Tout le contraire d’une épopée. Une suite d’étapes. Une gravitation. Avec un point de départ et une arrivée. Je crois bien que ma première insomnie meublée par le son radio remonte à mon adolescence mais à l’époque je n’avais pas de télécommande. Dans cette chambre un peu triste (oui, ce fut longtemps la thurne d'un puceau, obscène à force d'être innocent, dégoûtant à mesure qu'il l'acceptait) les loupiotes et tableaux de commandes virides de la chaîne hifi n’avaient rien à envier aux chansons des brasiers dans le fond des cheminées de campagne. Une main de spectre, résolue à la tragi-comédie, avançait vers une molette de coffre fort, un coup à gauche, un coup à droite - j’aimais ce manège qui procurait aux oreillettes de mon casque un chapelet de voi/e/x/s, des distorsions vivifiantes, rassérénantes, ça vivait donc quelques part ; je n’imaginais pas qu’elles fussent préenregistrées, émises en différé ; la différence présence (transmisions noires, gesticules des orbes) qui prévalait en ce poste passait par l’ouïe et en ce sens, je voulais affirmer ma singulière perception du monde des bruits (j'en rirais plus tard, lamentablement). Ce geste nocturne devint une habitude. J’aimais bientôt mieux vivre en l’enfer des ondes courtes, fréquenter ces modulations, qu’en un paradis ouvert sur les lumières des hauts et beaux parleurs déodorisés de frais. Aux surfaces surfaites des plans de contingence, je préférais bientôt les anfractuosités du tapis d’un songe musical tissé entre l’invisible et le soupçon, le hasard et l’évidence, la note, un « la », pour seul guide. La molette qui déjà, à cette époque, hésitait à pitcher cinq ou six nombres récurrents (98.2, 101.5, 103.8, 91.7 et 107, ah, le 107, l’ultime) préfigurait-elle un mode sampling, un style gonzo, la zappette attitude de mes futurs digits hystériques ? Etait-ce déjà la quête d'un insaisissable insaisissable, un grain de sable, un astre grippant, un imposible arrimage, un feu de Tourette, l'épilepse annoncée ? Est-ce pour ça que je me défie au jour d'hui des casinos proprets, des roulettes russes, du poker menteur ? Il y avait une certaine frénésie déjà dans ce geste de la main, réclamer en tremblant comme si l’œil écoutait, un peu de sons à moudre, à la machine généreuse qui ne voulait rien que juste un coup de volant, une caresse, un effet d’entraînement, une glissade, une belle échappée. La peau des sons, l’appeau pour rassembler mes bêtes égarées, mes petites chéries vous êtes là, laine emplie de ce suif carburant à l’heure où le corps doit vaciller et l’attention rêve éveillée. Cette nuit, je parle donc de ce matin du 6 février, aura été la nuit des madeleines sonores. Bien sûr, Radio 7, Carbone 14 et autres Voix du lézard ont disparus dans quelque armoire (piles de bandes BASF débobinées que des ciseaux vengeurs sauveront un jour de l’oubli, archives numérisées où êtes-vous ?) mais les mezze vocce de la "effème", l’a-t-on assez fait remarquer, sont bien plus digestes par nuit de silence qu’au matin des grandes activités, quand s’entrechoquent cafetière, brosse à dent et trousseau de clefs égarés au fond de nos manteaux secoués. Folie passagère ? Je ne sais pas. Est-on seulement conscient d'être ce que l'on est lorsque l'on ne dort pas quand tout le monde semble dormir ? Revenir à la radio la nuit c’est comme retrouver un vieux paquets de clopes quand on a dit adieu à la cigarette, tenter de revoir un vieux copain après l’avoir entr’aperçu sur un quai de métro puis happé par l’escalator, c’est comme refaire surface. Où sommes-nous entre ces deux mondes ? Entre l’incapacité à s’oublier dans le sommeil et l’écoute plus que l’écoute de sons qui ne semblent s’adresser qu’à nous ? On dirait le strip-tease. Je titille les boutons de ma télécommande qui palpite. Le corps radio s’engonfle, récidive, renacle puis cavalcade. Est-il un son plus net et pur que la nuit est seule à offrir ? Vers ces coulisses je me défausse. J’avance à pas lents. Je te vois, tu es comme une ombre lumineuse, coincée dans la rainure d’un bas de porte, ma main en suspens à quelques centimètres ou à milles lieux de tes fruits. J’ai récolté lors de mes insomnies bien plus d’argile utile à mes constructions futures qu’il ne m’avait semblé tant je me dépensais alors : parce que les sons de mes radios me donnaient à voir l’invisible quand les images m’imposaient un masque.

Par Sénéchal - Publié dans : De la contrainte
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /2007 16:53

L'autre soir au Polit j'étais parti en vrille, improvisant un petit cours d'Histoire sur les descendants des capétiens et des orléans. On se disait : "Et si un roi ou une reine revenait ?" Ah, par la sainte Lambick ! Par la dantesque Gueuze !

Est-ce que nous sommes prêts à dire "Présidente Royal" ? Ce hiatus risque de peser sur le choix des votants, puis sur les Français(es) en général, qui préfèreront utiliser "Ségolaine", sans tambour ni trompette, un prénom qui sent bon la continette, la fabulette et la châtelaine, créant ainsi un lien de convivialité inédit entre le Haut et les autres, les contribuables nés en France inscrits et/ou sur les listes électorales (soyons précis). Disait-on "Louis" du temps des rois ? "Notre bon roi", peut-être, et encore... On observe ce particularisme nominatif chez nos voisins anglo-saxons, on entend ou lit dans certains médias "Tony said", quand eux-mêmes se plaisent lors d'un discours officiel à fustiger ou indexer leurs interlocuteurs de même niveau hiérarchique, d'un "Saddam should know..." et autre "Jacques, welcome back...". "Miss Royal" ça passe en anglais. Mais pas chez certains francophones. Pas "chez nous", comme ils disent, même si la République peut se targuer de dater de 1875 (une seule interruption entre 1941 et 1944, le maréchal Pétain ayant même fait frapper un "écu" à son effigie).

Ce hiatus deviendrait aussi une astuce, que ça ne m’étonnerait guère. Président Sarkozy ça sonne pas français mais ça en devient un argument aussi, discriminatoirement positif, belle ironie, un fait tout aussi probant que le sexe du candidat, voilà, on est comme ça, quand on enquille les noms de présidents depuis 130 ans, on voit défiler les terroirs, les pays, les petits coins entre vallons et vallées comme dans La Colline inspirée de Maurice Barrès, le livre préféré de feu "Mitt'rand" (ou "Mimite", comme disait mon père né en 1941), mais surtout que des grands pères, mort ici en épectase, là descendant d'un train en pyjama, ou encore inaugurant les chrysantèmes. Et "De Gaulle", ça en jettait non ? Ce grand gars de Lille, qui porte sa destinée dans les entrailles de son nom !

Au finale, c’est encore "Président Bayrou" qui passe le mieux. Avec son physique de rugbyman mangeur de cassoulet, rassembleur, et au dessus de la mêlée.

Un nom n’est pas un simple nom. Pour jouer en première ligne, va falloir assurer. Et trop tard pour en changer.

Par Sénéchal - Publié dans : De la contrainte
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Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 14:33
Amusant concept développé en partenariat avec l'éditorial de Yahoo.fr par Baptiste Houssin, responsable des productions Je me souviens / La Mémoire neuve et déjà animateur du superbe sonozine Moments inutiles,  d'enregistrer et d'éditer des souvenirs personnels de campagnes présidentielles auprès de passants et de potes : 1965, 1969, 1974, 1981, 1988, 1995 et 2002. Certains micro-trottoirs sont à mourir de rire...

Il vient de mettre en ligne mon souvenir de l'élection de 1981 : cliquez-ici.



Par Di Folco - Publié dans : De la contrainte
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Mercredi 28 mars 2007 3 28 /03 /2007 14:06
Petite analyse de l'anthologie
Les 1001 livres qu'il faut avoir lus dans sa vie

(Flammarion, mars 2007)


LE FATIGUANT SALON du "non livre" m'aura au moins permis, outre de revoir quelques joyeux amateurs de vin blanc, d’entendre quelques conseils de lectures, quelques noms d’auteurs « à lire absolument ». Ce printemps commençait dans les couleurs safranées d’une Inde fantasmée. J’avais 30 euros en poche. Un pavé retint mon attention, moi qui suis depuis longtemps un amateur de listes, de tris, de classements, surtout en matière de choses littéraires, où le temps finit par jouer un rôle primordial, celui de désintégrer les « livres dans le vent » et autres icebergs aux relents putrides issus de médiocres chroniques parisiennes. Une seule vie de lecteur ne suffit pas à prendre du recul, voilà notre tragédie. C’est là que Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie commence à me parler : je me dis, en tâtant la bête (près de mille pages couleurs, plus de photos que de textes, un côté usuel coffee table à la Taschen), que je vais peut-être par là y voir un peu plus clair, et pouvoir tirer quelques comparaisons, m’ouvrir, oxygéner le grenier, faire le ménage. La taxinomie critique proposée par Pierre Bayard me revenait en mémoire (même accord ici dans le titre entre l’auxiliaire avoir et le verbe lire) : livre inconnu, livre parcouru, livre évoqué, livre oublié… Ici, pour traiter Les 1001 Livres..., je retiens l’option 2.

 

UNE SOMME ANGLAISE

En entrant dans Les 1001 livres, je suis happé par l’éventail iconographique, qui me semble très original : de fait, les sources ici ne naissent pas de fonds français mais britanniques. La page de copyright, située juste après celle du titre, mentionne Quintet Publishing, éditeur basé à Londres, que je ne connaissais pas. Le responsable de cet inventaire s’appelle Peter Boxall, son avertissement clair et pragmatique, coincé entre la péroraison de Jean d’Ormesson (citant Thucydide dans le texte, non-normaliens passez votre chemin…) et le mot de Peter Ackoyd (ne pas confondre avec Roger A. de Christie, analysé par Bayard !), précise sa méthode : il s’agit là d’une co-édition internationale. Je n’ai pas vérifié mais au bureau de Londres se sont connectés ceux de Paris, Berlin, Madrid, etc. Chacun aura donné sa petite touche nationaliste. En clair, l’édition française de ce livre permit de customiser celle de Quintet. Patrick Besson (Le Point du 8 mars) aura eu quelques mots malheureux sur les collabos français à cette somme. Quand on s’aventure à la page 950, on découvre que 90% des collaborateurs sont liés à l’université du Sussex, Angleterre. On comprend vraiment qu’il y a longtemps que la Sorbonne ne fait plus la loi en Europe. Antoine Compagnon s’en doutait déjà, lorsqu’introduit au Collège de France le 30 novembre 2006, il citait Harold Bloom (How to read and why, 2000) : le seul « Bloom » que je connaissais était celui accolé à Molly dans Ulysses (Joyce) ; ou encore de citer Carlo Ossola et Michael Edwards. Plus je lis, plus je me sens ignorant… C’est un truc constant ces derniers mois. Et ça ne fait que s’amplifier.

 

FEUILLETAGE / COUP DE DéS

J’ai eu un peu de mal avec la présentation des pages de chapitres reposant sur une chronologie basique : en page 21, on découvre un énorme « XVIIIe siècle » : le lecteur pressé que je suis alors se dit que c’est un peu fort de café, les Anglais auront oubliés leurs hautes et basses latinités pour embrayer directement avec les Lumières. Au temps pour moi : en tout petit, juste au dessus du nombre romain (police Garamond ?), le lapidaire « du IXe siècle au » qui ouvre un intervalle temporel considérable, voire effrayant. Vont-ils nous y réduire là, en quelques notices de 300 mots, tous nos classiques internationaux ? Oui. 100 pages pour résumer 900 ans de littératures. Ils le font, c’est digeste, on oublie les Lagarde & Michard (faut que je m’y fasse) et on se dit « Welcome to The Global Literary Common Background ». Au début du pavé donc, au hasard, m’accrochent les notices qui ne me disent rien : Pamela et Clarisse de l’anglais Samuel Richardson (je sais que Diderot le portait aux nues, le qualifiant je crois d’inventeur du roman moderne, il faut vérifier). Un certain DT compare Clarisse au chef d’œuvre de Proust, tiens, tiens, il cite aussi Henry James : n’en jetons plus, je vote pour cette Clarisse parue en 1749 sous le titre : Clarissa : or, The History of a Young Lady. Le XIXè siècle compte 150 pages, ce qui m’étonne un peu sachant qu’on se trouve là aux prises avec l’âge d’or du roman, du feuilleton, de la lecture en train de devenir populaire… Les comptes sont vite fait : le XXè siècle requièrent au finale plus de 700 pages.

 

UN SIECLE INCONNU

Je m’acharne donc sur les 80% de ce corpus. Toujours avec la méthode du feuilletage, ouvrant au hasard, ici sur un inconnu, Ousmane Sembene (p. 551), là sur La Ronde de la musique du temps d’Anthony Powell, et enfin sur Obabakoak de Bernardo Atxaga qui fait pendant à la photo de Joost Zwagerman, pour son roman non traduit en français à ce jour, Gimmick ! ; je referme le monstre, ça fait comme un bruit sourd, je plisse les yeux, je me dis que je vais prendre un crayon, aller en page d’index, cocher tous les titres inconnus de moi, constituer donc une liste de « livres inconnus », en apprendre les notices par cœur, et comme ça, au prochain Salon du NON livre de Paris, je serai capable d’avoir une discussion de bon niveau. Par exemple : « Comment, tu n’as pas lu Barbara Castayoxuatopi ? » ou encore « Mais c’est pas possible, tu ne connais pas Adolfo Rondez-Barclay ? ». Bref, je constate que je ne connais pas beaucoup d’auteurs du siècle dernier, surtout ceux de l’après 1945. Du moins, voilà ce qu’on me laisse entendre depuis les vertes prairies du Sussex (on doit s'éclater sur ce campus, non ?) !

 

Bien sûr, ça vous rappelle quelques souvenirs de dîners avec des potes où l’on se croit obliger de parler de nos lectures. On espère échanger des informations, polémiquer aussi, se la rejouer débat à la France Q. Car ce livre-là  ressemble à une version de Trivial Pursuit « spéciale littérature globale » et j’avoue humblement que je me sens largué, déboussolé, que tout ça me paraît soudain très vain. Un petit côté « toujours plus », ou « encore un effort » s’y glisse insidieusement. J’ai l’impression aussi très nette que ce livre me reproche d’être resté un peu trop collé à quelques classiques, des Français de surcroît, ou de m’être tenu trop écarté de la doxa universitaire anglo-saxonne en l’occurrence. Et puis l’évidence : je ne lis vraiment bien qu’en français. Faut-il commander des livres écrits en anglais sur amazon.com, pour sortir du VIe arrt. de Paris, pour échapper aux coups de cœur des libraires et des éditeurs de l’Hexagone ? Cette année, la salon du NON livre de Paris invitait l’Inde je le rappelle, l’Inde aux milles dieux, avec un milliard d’habitants et pas loin de 300 millions de lectrices/lecteurs, et quoi que l’on fasse dire aux statistiques, beaucoup plus d’amateurs et de créateurs de livres que par chez nous. Ostraciser au fond du Hall 01, nos invités de l'Inde, si beaux, si courtois, si drôle aussi, ont fait de moi ce vendredi dernier, un tout petit lecteur français coincé au fond de sa langue en perdition...

 

Et puis le sentiment de panique retombe. Je me souviens de cette notion de « bibliothèque imaginaire »  constituant au fil des années, le temps d’un vie de lectures, un « livre imaginaire », un livre idéal, un gros fourre-tout d’impressions, de phrases d’auteurs, de voix, de noms de personnages, de descriptions de lieux, etc. Je ne sais plus qui en parlait le premier. Manguel ? Borges ? Bayard ? En fait, je m’en fiche un peu de tout ça.

 

Je regarde ma main. Elle peut s’aventurer en ma bibliothèque, en quelques rayonnages de librairie, elle peut feuilleter, ou cliquer. Je prends, je jette. Je lis, je ne lis pas. J’ai jamais supporté les recommandations de lectures. Ce que je cherche c’est l’instant – cet instant si fort, si pur – où le livre me parle : signes graphiques, mots sensibles lus au hasard des pages parcourues qui soudain raisonnent avec ce que j’ai dans la tête, mes préoccupations, mes obsessions, mes idées fixes. Je suis très accommodant avec les livres en général, les ouvrages vaniteux en particulier. Or chaque livre élu a, pour moi, par essence, le dernier mot. Surtout depuis quelques mois où le temps semble s’être accéléré. Mais je ne peux être loyal en promettant de lire in extenso chacun de ces volumes qui s’acharnent à me parler, à me séduire. On a qu’une vie. Et je parierai bien qu’à mon heure dernière, il ne m’en restera qu’un seul de ces livres comme ultime compagnon, là, sur la tablette en aluminium : pour l’instant, l’objet est dans la brume, son titre n’est pas lisible, son auteur encore moins, mais je l’entends venir, au loin, crissant et tanguant comme un U Boat resurgit des abysses…

Par Di Folco - Publié dans : De la contrainte
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