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Mercredi 19 décembre 2007
Le 30e "Rencontres Henri Langlois, Festival international des Ecoles de Cinéma" étant bouclé (Grand Prix remis à Como todo el mundo de Franco Lulli Gomez, Fémis 2007), Luc me fait parvenir quelques vidéos et photos de la "Leçon de cinéma" orchestrée par Mathieu sur la scène du Théâtre de Poitiers le 11 décembre 2007. Voici quelques extraits tirés des deux heures et demi :




Leçon de cinéma - Mathieu Amalric



Leçon de cinéma - Mathieu Amalric 2°



Enfin, photos et commentaires se trouvent sur le site CINEZIK (merci à eux).
par Di Folco publié dans : Mes apparitions
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Mardi 18 décembre 2007

Voici,
dans l'un de ses plus incroyables "speech act", la personne qui soutient le possible prochain président des Etats-Unis (dès nov. 2008) :  Oprah Winfrey ! Elle appelle ça du "Word-Faith" : mais à ce régime-là, les mots n'ont vraiment plus d'importance, pas vrai ? et la politique encore moins, non ? Seule compte ici la foi, cette invraisemblable besoin de déplacer de l'énergie dans une sphère vide avec comme double effet : la solitude et la mort. Cette taupe indigne, à chaque fois qu'elle tombe sur un os (du genre : "Do you REALLY believe what you're saying ?") nous fait le coup de la mégère (shrew) qu'on apprivoise pas : vivement un gros chat pour la bouffer toute crue. Au bas mot, Obama fais la toi ! Ferme lui son bec avec ta  [bip ! bip !] (Enorme ! Minimal Ethic & Sex Power)
par Di Folco publié dans : Photos & Vidéos
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Lundi 17 décembre 2007


Enigmatique, non ? Cette image provient d'un magazine espagnol datant de 1931, comprenant un dossier intitulé "Les secrets de la radio" (signé Jose Luis Menendez), magazine totalement dépareillé découvert dans une boutique de vieux papiers en plein coeur de Madrid.

La légende de la photo est la suivante : "Les fameuses caricatures Crosley Pups durant une émission toute en couleurs pour la station WSAI, Cincinatti"

Après recherche sur Google (4 occurrences), les "Crosley Pups" étaient des figurines en papier mâché représentant des chiens de race type terrier, dont se servit à des fins markéting un certain Crosley en 1925 pour lancer la première radio portative à moins de 10 dollars : un cube gros comme un réveil surmonté d'une lampe effilée et reliée à des écouteurs montés en casque d'une troublante modernité.

Si troublant en effet de voir les consommateurs de l'époque ainsi casqués, se balader avec leur Crosley Box, en quête des ondes courtes et moyennes dans leurs appartements...

Entre 1925 et 1930, on possédait donc des casque et des baladeurs reliés sur secteur, certes, mais tout de même, le concept de "la machine à son autonome et individuelle" était lancé.

Autre fait troublant, cette image donc : comment ne pas penser en la voyant à un fameux duo français sans visage producteur de sons électroniques "tellement révolutionnaires" (que l'étoile de Lénine-Dada en prend un coup dans l'oeil, que The Résidents doivent en manger leurs chapeau-claques, etc.).

Eh ! oui : en 1930, et ce, depuis les débuts de la radiophonie et pour longtemps encore, on se produisait "live" au micro, dans un théâtre devant du public (cf. l'ultime film de Robert Altman), pour des sessions endiablées. D'où de multiples impostures comme celle-ci : deux parfaits anonymes masqués chacun d'une tête de chien "Crosley Pups" jouant pour l'un sur un orgue électrifié : d'après le bout d'article madrilène en question, ils ne jouaient pas que du Bach, mais un "mélange incongru de sons stridents, de rengaines et de cris d'animaux".

Si quelqu'un réussit à identifier l'orgue en question...
par Di Folco publié dans : Photos & Vidéos
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Dimanche 16 décembre 2007
Avec stupéfaction, je découvre ce post sur le blog du député Aurélie Filippetti :

"Quelle est donc cette étrange République qui reçoit en grande pompe les dictateurs et qui empêche les députés, élus du peuple, de rentrer à l'Assemblée nationale?
Quelle mauvaise surprise ! hier, avec plusieurs collègues parlementaires nous avons été empêchés d'entrer dans l'enceinte de l'assemblée nationale parce que le Colonel Khadafi était reçu en grandes pompes à l'hôtel de Lassay par le Président Accoyer. Nous avons montré nos cartes et malgré cela avons été repoussés très fermement.
Je suis indignée par de telles pratiques qui relèvent d'une insulte à la démocratie.
Nicolas Sarkozy pratique donc désormais, la diplomatie du carnet de chèque. Il félicite chaleureusement son ami Poutine, reçoit en grande pompe un dictateur sanguinaire comme khadafi et s'assoit sur la démocratie en Algérie au nom de juteux contrats. C'est donc cela la rupture ? " (Mercredi 12 déc.)

Interdire aux élus du peuple la Chambre ? Il me semble que c'est assez nouveau ça, non ? Et bien entendu, ça passe. Tout passe. Une belle glissade, en attendant la gamelle.

par Di Folco publié dans : Baffes qui se perdent
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Samedi 15 décembre 2007
Encore un rêve décidément [Changement d'alimentation ? A ce propos, existe-t-il un lien entre aérophagie, flatulence et production onirique ? En clair : l'air que j'expulse à longueur de temps (cf. la canzone Ich bin un Grosse Petoman... du baron Zeppelin) se fait plus rare, on me le dit d'ailleurs, ici et là, donc cet air doit bien passer quelque part : pneuma et rêve, ça me rappelle les séminaires d'Hersant)]

On est à la campagne. Je ne sais qui est qui, si je suis l'élève ou bien le maître, ou les deux à la fois, toujours est-il que tout ça s'ouvre sur l'une de ces magnifiques leçons de choses, une leçon comme on a toujours voulu, comme si Tout l'Univers devenait clair, précis, un mélange d'abécédaire avec pochoirs, petites poèmes en prose vous expliquant pourquoi telle ou telle chose s'appelle ainsi, est de telle forme, etc.

Il y a le bol. Il demande pourquoi le bol est un bol.

Alors les vieilles mains forment un bol en se rejoignant.

Elle approchent d'une fontaine.

Elles recueillent un peu d'eau.

Elles font boire l'enfant.

Mais l'enfant insiste : pourquoi les bols en plastique et en terre, pourquoi ça.

"Un jour, quelqu'un s'est rendu compte que son récipient en bois, en coquillage, c'était certes plus pratique que les mains, mais bien moins résistant que le terre cuite, voilà."

Alors l'enfant boit directement à la source.

"Un jour quelqu'un, une maman a voulu porter de l'eau à son bébé. D'abord elle l'a fait avec sa bouche. Et aussi avec ses mains. C'est plus propre avec la bouche, tu sais... Et puis elle a cherché un récipient. Les autres créatures sont peu nombreuses à se servir d'ustensiles. On connaît le cas de la loutre, qui tend à disparaître de nos rivières. C'est bien dommage, si tu voyais les yeux de la loutre... La mère en fin de compte a cherché un moyen plus pratique, avec l'usage : l'important ici ce n'est pas la signification du bol, c'est l'usage. Au bord de la mer, elle utilisera des coquilles, des carapaces. Dans un endroit humide, des bois creusés, mais qui ont l'inconvénient de pourrir vite. Ce qui est intéressant vois-tu c'est de réfléchir à cet instant où ses mains ont commencé à pétrir l'argile pour former un bol. On a retrouvé des millions de bols  plus ou moins cassés sous la terre.  Le bol c'est fondamental."
par Di Folco publié dans : Trier - penser - classer
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