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Dimanche 14 octobre 2007
Je suis arrivé en retard au Rosebud, ça commençait mal, il faut dire que mon Vélib' était crevé et qu'il fallut attendre 5 minutes pour avoir le droit d'en décrocher un autre...
Marc D. était là, assis, au fond du petit bar de Montparnasse.
On a bu deux cocktails tout en parlant du projet. Beaucoup de noms évoqués. J'avais le tournis.
Mona nous a rejoint. On venait de finir un tartare. Je n'aime plus la viande. Mais ça m'a donné un coup de fouet. Eh ! paf, je me sentais prêt à repartir, refaire l'histoire de l'art, explorer en profondeur les courants souterrains. Il faut des noms inconnus, des oubliés, on doit pas rester dans les clichetons...
Il est arrivé vers 23 h. Alexis K. J'entends à peine son nom.
Conversation sèche et rapide entre Marc et lui.
Je me sens las (levé depuis les 5 h. du matin).
Je me re-présente (en fait je me présente mieux : Bonsoir, ...). Marc dit ouvertement de me méfier de cet Alexis. Il "peut être terrible tu sais !".
En effet, il l'a été.
Détaille vos pantalons, vos traits, votre mise et les commente. Il joue à faire semblant de tout savoir, de posséder des fiches sur vous.
Il n'écoute rien.
Sors 50 noms connus pour accréditer je ne sais quoi.
Je ne le salues que de loin non sans l'avoirà la fin menacé d'en découdre dans la rue.
Je ne me souviens pas d'avoir menacé de la sorte un inconnu depuis fort longtemps.
Je dis ça en me levant.
Il est tout petit sur sa chaise.
La viande crue : plus jamais !
En arrivant chez moi, je regarde sur Goûle : 600 citations portent son prénom + nom avec des références du côté de Thierry A., des émissions de télé has been, des vieux trucs.
Il a une bonne tête. Un air de la Méditerranée. Une belle énergie. Trop sans doute.
Impression de manquer quelqu'un de manqué : je veux dire, qu'il semble en fin de compte sur la touche, pas à sa place, alors que tant de salauds émargent ici et là.
Un rentier ? Encore un... Pourquoi tant de rôgne ?
Je ne sais pas pourquoi Marc est parfois entouré de gens comme ça.
L'addition était hors de prix. Rosebud, pas vraiment l'envie d'y retourner. Marc me donnera RV dans un autre endroit, m'écrit-il. On oublie. La preuve que non.

Existe-t-il des médocs qui aident à "take it easy", oublier les détails, les parasites, les trucs laids ?
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
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Samedi 13 octobre 2007

Saint Traille
Martyr du XXIème s.
Portrait à l'imitation du Christ (Ecole Laporte)
par Di Folco publié dans : Photos & Vidéos
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Jeudi 11 octobre 2007
Comme tout ça me parait loin... Salva est sorti en janvier 2006, bientôt deux ans, et voilà que sur ce site très singulier l'on en parle sous des aspects inédits (j'aime bien cette lecture d'Augustin le malin qui se concentre sur le complot Orbis... mais plutôt que Perec, les deux clefs ici étaient Borges (voir sa nouvelle dont le titre commence par Orbis...) et bien sûr, Joyce, puisque le siège d'Orbis est à Zurich et qu'Ethel est en lien avec Trieste, etc. etc. mais je ne vais pas me lancer dans le cahier des charges d'un maudit roman nécessairement raté (oui Marc, je sais, tu ne seras pas d'accord, mais reconnais que demander au lecteur de s'y reprendre à 3 fois pour espérer discerner un vague début d'intrigue...).

Mais, Tabernacle, le 4e va bientôt "couler comme un bronze au fond de la cuvette des anges". Comme on dit en Acadie. D'où les accès dépressifs.
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
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Mercredi 10 octobre 2007
Traverse une vraie crise... j'entre en dépression (ça se fissure... ça s'effondre...). Voilà. Je sors de ma retenue pour aussitôt y replonger parce que cette descente ne dure jamais que quelques heures, le temps d'un cauchemar éveillé (en gros, toujours le même scénario : "des gens en gris arrivent et m'embarquent sans raison, je suis nu et muet").

Ecouté ce matin une radio d'Etat qui me colmate l'esprit, surtout la nuit, où un animateur
incertain (j'ai cru remarqué qu'un bon nombre de ces diplômés de Sciences Po qui veulent "cumuler dans les médias et donc faire dans la tévé", mais je me trompe sans doute, ne chie plus jamais dans la soupe qui leur sert substantiellement d'aliment) recevait Bernard-Henri Lévy pour son nouvel essai, Ce grand cadavre à la renverse (Grasset) un bilan semble-t-il, car je ne l'ai pas encore lu, "efficace" sur les crises qui affectent une partie de la Gauche depuis que certains membres historiques répondent aveuglément et positivement aux amalgames populistes de la Droite. Amusé par l'emploi que cet écrivain (Il a dit : "Je ne suis qu'un écrivain...") aura fait de certains mots comme "salaud", "connard", etc., pour qualifier ici les staliniens, là les "politiques qui ne sont pas à leurs places" (Sartre, toujours lui) et le plus souvent "le nationalisme français déplacé quant à l'idée d'une Europe sans frontière". Un côté "éternel jeune homme en colère" parfois réconfortant (un jeune homme qui ne bafouille pas, n'étale pas trop son savoir, qui partage, communique, je veux dire qui semble se situer "du côté de la Cité"). Quand il dit, il me semble, "qu'il y a deux partis socialistes", "que ce livre ne vise pas les personnes mais leurs propos et leurs actes afin de proposer des concepts sur lesquels on puisse éventuellement rebâtir quelque chose", et qu'il ajoute aussi "qu'il n'a pas changé depuis Barbarie à visage humain : traquer les rouges-bruns (fascistes à l'extérieur et de gauche à l'intérieur)", et qu'enfin, quand un chroniqueur essaye de l'entraîner sur le terrain de l'antisémitisme (parce que Guéno aurait dit qu'il était "un mauvais français"... à vérifier, mais ça ne m'étonne pas de la part d'un aboyeur de ce qui n'est qu'un ancien bordel royal) et de répondre : "Je ne veux pas en parler [de l'aspect possiblement antisémite des mots de Guéno]", comme cet écrivain nous paraît soudain, en fin de compte, loin de l'image hystérique, vantarde, superficielle, etc., que l'on nous a vendu de lui (à son corps consentant, bien entendu, comédie humaine oblige et il ne s'agit là que d'une concession accordée sur son image, des photos, des mises en scène, une forrme d'abandon) ; que la radio puisse seule (mais ce serait ignorer son incroyable "bloc note" au Point, truffé, tissé d'insolence et de finesse depuis l'avant mai 2007), en fin de compte, rendre à la voix d'un intellectuel affirmé (et menacé donc, puisqu'aujourd'hui il faut être médiocre, belle injonction médiatique que celle-là d'où le martellement : "Je suis un intellectuel" et de ne pas s'excuser l'être toujours et encore) toute sa prépondérance et son ampleur NON SANS CETTE RETENUE QUI CARACTERISE LE BEL ESPRIT (français ?) ISSU DES LUMIERES. A l'heure qu'il est, c'est-à-dire au moment même où l'idée qu'un test ADN imposé par la Loi servira sous peu à unir ou désunir des familles afin d'économiser sur le budget des Allocations familiales puisse laisser indifférente toute ou partie de l'opinion, il nous fut donné à entendre un écrivain qui espère encore que certains auditeurs entendent vraiment. On en est là. Un pays de sourds ?

Le silence c'est la mort à venir, ce silence qui vient après une série de "délits d'opinion" et qui gangrène tout idéal. Lumières ou pas.
L'attention, toujours et l'agir, surtout. Si c'est ça être un intellectuel, je veux bien tenter, essayer, risquer " l'aventure" petitement ou pas. De toutes façons, ici, maintenant, "nous sommes embarqués"...
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
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Mercredi 10 octobre 2007
comme je masquais les rides
avec du mir couleur
je n'ai point vu tes yeux noirs
que des indiens
ciblaient pour mon malheur
entre nous soit dit
un ange passe
comme je masquais mon dard
l'ongle de ta main
falôte marmotte
feulante goupille
efface mes mails
entre nous soit dit
le mélange faste
dysharmonieux
contrastes
noir mirlitone
michetoneuse
sans col
neu-
tre sanglotte

sur ta main
ce matin
j'ai soif
de toi


Un couteau dans le dos au mur



par Di Folco publié dans : Quelques inédits
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