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Dimanche 18 novembre 2007




Va falloir ajouter ce film de Paul Auster à la liste des films mettant en scène des écrivains (voir vieux débat sur ce blog ici). Epure presque confondante et nostalgique ici : quatre personnages et leurs muses, on pense à Wenders bien entendu, la lenteur en moins. Un film produit par le courageux Paulo Branco, BO signé du trop rare Laurent Petitgang... Irène Jacob est ses mini seins pas mal, pas mal... J'aime bien l'écrivain qui dit : "I want to be alone" et qui se retrouve avec trois personnages en quête de... quoi ? On cite Berkeley, Hume et Kant à propos (comment faire disparaître ce que nous imaginons et non ce qui est, simplement en cessant d'y penser). Voilà : ça a l'air simple, mais c'est bourré de choses complexes ces petits films d'écrivain parlant d'écrivains qui se battent avec leurs petits manuscrits tapés à la machine. Je suis pas sûr que ça intéresse grand monde mais on s'en fiche un peu, non ? Regardons ça comme une archive de l'échappée dans un monde où tout semble interconnecté en boucle, prévisible, confus et parasité.
Par Di Folco - Publié dans : Des images
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Mardi 6 novembre 2007
Pour une fois, on connaissait bien l'auteur du prix Goncourt, on avait lu son oeuvre, on en avait souvent parlé, on était pas le seul mais quand même, on sentait comme une réticence des critiques et puis voilà, le jury a décidé de dire non à Pennac et oui à un "moins connu", publié par un éditeur, le Mercure de France, qui n'avait pas reçu un tel prix depuis 1995.

Ce soir là on s'est retrouvé entre potes, sous le portrait de Paul Léautaud : champagne, petits fours et surtout Gilles Leroy tellement joyeux : "J'ai du mal à y croire, demain je sens que ça va me tomber dessus d'un coup !" me glisse-t-il entre deux photos. Un prix mérité, sans aucun doute : Alabama Song réinvente l'histoire de Zelda Fitzgerald (la femme de Scott, l'auteur de La Fêlure, une nouvelle qui ne cesse de me hanter) et on en avait glissé deux mots élogieux, entre deux TGV.

Sandrine, sublime photographe, ancienne éditrice, était aussi joyeuse que Gilles, je lui ai promis de ne pas mettre mes photos en concurrence avec les siennes : à bien les regarder, y'a pas de danger ! Autre gag : je lui ai ressorti le "mythe du cap des 11 livres" qui circule dans l'édition française, lui citant Jean-Paul Dubois reconnu seulement après son 11e livre à l'instar de Gilles, qui sortait ici son 12e roman, sauf erreur, et son 10e au Mercure...

Voici quelques photos, histoire de partager cet instant magique et consacré :

Le Lauréat et quelques amis


Le Lauréat félicité par l'essayiste Chantal Thomas, membre du jury Fémina


L'éditrice Isabelle Gallimard et Chantal Thomas, qui n'en reviennent toujours pas...


Et pour finir, Marie Nimier et Patrick Amine, qui font les zigotos.

Par Di Folco - Publié dans : Des images
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Vendredi 26 octobre 2007
Bon plan communiqué par I. (qui nous renvoie à notre incompétence à assumer notre héritage rock) : The Tiny Masters of Today, un  "pre-teen punk duo" plutôt electro, Ivan (13 ans, lead guitare) et Ada (11 ans, basse), ça ne s'invente pas, on est à Brooklyn, des parents bloquant l'accès à la TV, refilant du matos ringard,  anti-Bushy, puis on se fait un concert à Londres, Bowie trouve ça génial, bon, voilà ce que ça donne :





Song n°1 : "Tooty Frooty" (au CBGB, New York, avant la fermeture définitive !)
Song n°2 : Single "Radio Riot"
Album : Bang Bang Boom Cake,13 tracks.
Site : http://www.tinymasters.net
Par Di Folco - Publié dans : Des images
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Samedi 13 octobre 2007

Saint Traille
Martyr du XXIème s.
Portrait à l'imitation du Christ (Ecole Laporte)
Par Di Folco - Publié dans : Des images
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Mercredi 3 octobre 2007
La lettre W est pénible en lexicographie, non seulement on y rencontre les entrées "wagon" et "W.C.", lieux fermés aux répugnantes effluves, mais aussi des noms "propres" pas très sympathiques. "Wittgenstein" n'est pas, ici, à l'entendre, l'ami de Gilles Deleuze et cette énigme (pourquoi pas Wittgenstein ET Deleuze ?) prendrait naissance pour le plus grand nombre d'entre nous dans l'Abécédaire : un moment d'égarement ? un accord passé avec Parnet ? Où ne faut-il entendre là qu'un "simple" bon mot du philosophe, condamné par la caméra de la future rédactrice en chef de L'Appartement (Canal+) à jouer au con, à donner dans le popu, dans la pseudo pensée superficielle (ou dans le faux vrai profond, la parole du maître qui n'est que "mots jetés en pâture") ? Comme si Gilles en arrière fond disait : "Elle me fait chier avec ses clopes, son "tu" et ses lettres celle-là, W W W... y'a rien à W... bien sûr y'aurait bien Whitehead mais là, elle va me dire que c'est trop prise de tête, pourtant moi je l'aime bien Alfred North, il a du bon sens...".

Saloperie de caméra quand même.... (On pense à Beckett, à sa pudeur et à sa peur, et on se dit : là, restons vigilant, oui là, face à la possible caméra fouineuse, scruteuse, balayeuse et effa(r)çeuse et retournons écrire).


 
Par Di Folco - Publié dans : Des images
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