Accès direct à...


> ACCUEIL  de ce blog
> Les écrits publiés (par genre)
> Les livres en LIBRAIRIES
> Signatures / agenda
 
MES NOUVEAUX LIVRES !!

undefined


Un problème de manuscrit ?
Cliquez ici :Logo-Web-Ateliers.JPG




W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Mardi 4 septembre 2007
C'était Piazza Bellini, toujours bondée, 22:30 ou un peu plus tard, je ne sais plus trop... le mardi 22 au soir, c'est ça, la veille du mariage... Kaplan et moi avions trop bu au 53 de ce vin pisseux pétillant et gouleyant, ça tanguait sous la porte d'Alba, et plus haut, on aurait presque remercié pour leurs présence massive les tiffosis gauchos armés de tuyauteries en plastique gris ("Mastrifs"). Sous les parasols (il fait nuit noire), on nous présente Catherine (?), une française, la cinquantaine, les yeux clairs. Visiblement, elle en est à son troisième gin-tonic (le comte Paolo adore cette boisson des années 1960, la grande Barbara préfère le coca nolightplease glaçons, Ulysse Michele le jus d'ananas, Roberto et Kaplan une Peroni : va pour la Peroni, mes baffii l'appellent). Catherine dit en tendant la main "je suis ici pour me reposer, loin de Paris, c'est plus du tout pour moi cette ville, elle est devenue odieuse, vous ne trouvez-pas ?" H. et Inès l'écoutent, l'air de rien (mais quand même, superconcernées), puis Catherine reprend, tragédienne, entre lentissimo et contracto : "Mais vous ne savez pas la nouvelle... il faut quand même le dire... oui... ce soir, c'est terrible, ce qui compte..., je... je suis bouleversée, il faut que vous sachiez : mon Alain Delon est mort !" Dominique n'en a rien à foutre, Jean-Yves non plus, Nathalie écoutait Roberto et Paolo commenter le dizionario, Inès rigole en douce, moi ouvertement, comme d'habitude, je commente la scène ("Mais on s'en tape d'Alain Delon, non ? allez, que ça nous empèche pas de boire !"), puis, avec le temps qui passe, elle me touche la mytho (?), elle me laisse un goût amer, la Peroni est sucrée pourtant, le Pedroni anisette aussi, les cheveux de ma poupette itou (noix de coco, crème vanillée, premières décoctions solaires, sels). 0:30, Catherine se calme, se lève, sa robe en lin, ses cheveux châtains tombant sur ses épaules, ses belles cernes, cette panique soudaine, elle s'en va, remonte vers la Sanita, elle lôge chez une amie entourée de fantômes de félins cinecittés, "elle est ici pour se reconstruire" affirme en conclusion Kaplan tout en dodelinant de la tête et d'ajouter "c'est dire..." (Inès : "C'est dur de perdre son chat !"). C'était donc ça ! Chat ! Un chat... Sur le chemin du Purgatorio, H. me dit : "Tu avais l'air de bien t'entendre avec Ulysse Michele... Il t'as invité dans sa grotte ? Il est pédé, tu le sais non ?" Je comprends pas ce "Tu le sais, non", je ne pense qu'à Delon est mort, Delon est mort.

Une semaine plus tard, ce soir donc, à Paris, en lisant Direct Soir tout en écoutant France Q, on se regarde tous :
- "Mais au fait, il est pas mort Alain Delon... c'était n'importe quoi à Bellini...
- C'est pas Nathalie Delon qu'elle a dit, l'autre dépressive ?
- Mais non, ça se serait su...
- Ce journal n'en parle pas : faut dire que y'a pas grand chose dans Direct, à part une double sur Nutella non signée qui ressemble à du publireportage localisé pour un public français easyreading... Putain, les ritals, t'as vu, en 1946 ils se lancent dans le bize, le pays est ruiné, j'adore ces gens, Kinder, Tic Tac, regarde, rien ne les ar...
- Chut... T'as entendu, Hèlène Frappat sort un truc chez Allia...
- C'est la fille de Bruno ? Encore une fille de, y'en a mar...
- Chut... elle parle des féministes, du MLF, de Gôdââârt... Je veux écouter, merci.

On vieillira bien, dis ? Tu me feras piquer si je perds la boule ? Ou tu m'offriras des séjours thermaux à Sila ? J'suis toujours ton chat ? Tu crois que mes romans c'est de la merde ? Tu veux une tisane ? Du chocolat ? Du Nutella ? Ok, ok, j'me tais.

Je comprends mieux Ulysse : Pénélope elle devait être super chiante parfois mais au moins, elle lui a donné le cap.
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Dimanche 2 septembre 2007
Cher J.,

D'un fatras l'autre... La Rentrée, "arentrer" dedans, en sortir, revenir au point zéro, changer de cap, maintenir la vitesse, esquiver : à (sa)voir.

Alors ce fut un vrai plaisir de te revoir de par chez nous. Tandis que nous dégustions ce greco di tuffo un peu à la va-vite (le feu doré de Naples), que tes yeux s'allumaient et que ton débit s'accélérait (déjà, tu revenais de L.A. tout excité), nous évoquâmes (et je sais pourquoi : l'article dans le Monde sur ce village arverne retrouvé par une équipe d'archéologues), Francis Bouygues (et là encore, de citer le siège social de Bouygues, non loin du lieu de travail de H.). Bref, tout ça pour dire que ce matin en remontant de ma cave toute ma collection de WIRED, un magazine fabriqué au début des années 1990 en Californie, pour la jeter aux ordures (poubelle à couvercle jaune), une collection réduite en poudre (le papier recyclable, hydrophile, ces derniers mois humides,  l'eau de l'artique pénétrant par là-dessous : ce débord d'eau donnant un beau bordel dans mes archives), j'ai découvert coincé entre deux piles le CD de The Piano (BO signée Michael Nyman pour le film de Jane Campion, 1992). Producteur : Ciby2000. Attend, laisse-moi t'écrire le truc à fond, tu vas percevoir autre chose...

J'ai réentendu ensuite quelques pistes du CD. Très pillé dis donc en 15 ans. Pas si mal. Les images affluaient. Ce film, tout de même. Et les autres, produits par Ciby2000, donc ! Tu me dis
un jour Lelay mit un terme au rêve de Francis : faire du cinéma, la foire sans les boeufs aux fronts imbéciles ciblés par le grand Charles (CB : Ciby : le coeur de Francis mis à nu), ce rêve coûteux, devenu non rentable. Ce rêve du petit Auvergnat parti de rien, devenu le 1er constructeur mondial. Tant qu'il était vivant le Francis, on lui laissait claquer son blé, le patron quoi, qui veut se délivrer (est-ce une délivrance ?) de ce que Bataille appelle "la part maudite" (Georges est né à Billom, non loin de Clermont-Ferrand, tu le sais).

La part maudite. Quel gouffre que cet essai, inachevé pourtant et justement... Y'aurait tellement à redire, à poursuivre, trop sans doute : dans le Daney par Debray il en parle. On a ça aussi chez Martial dans le domaine de Locus solus, mais c'est compliqué là, je vais partir vers Palerme, faire un crochet au Purgatoire, alors revenons à FB. Des choses simples mais tellement "mal dites", non dites, jugées incorrectes dans la Part. L'oekoumene (Augustin Berque, salut à toi !), le goût des autres (bein oui, le moustachu Bacri confond Gaulois et paquets de gauloises, poils et beauferie, quand Vercingétorix était glabre), les riches (que font-ils donc de tout cet argent : l'énergie, les flux, où ça va, pour qui, comment, pourquoi : et les résidus ? et le millionnième de centime réservé quant la multitude glâpit ?), les petits partis de rien devenus très très riches qui soudain se souviennent qu'ils ont un rêve d'enfant qui continue à grandir en eux, et ils l'entendent, et ils l'écoutent, et ils le mettent en oeuvre : l'argent oui, mais le savoir et la Vision, les conseillers, les bons choix à la fin, la signature sur le contrat et le chèque, et le film, les films au bout du compte (pas rentables, forcément), tout ça pour Angel A de Besson : MERDE  ! On est tombé si bas !!! Mais on a oublié la cave, juste à côté. Faudrait parler des incubes qui tuent les rêves d'enfant (Lynch en montrent parfois), du rosebud brûlé dès la maternité, du mécénat dévoyé par les pubeux populistes, des vanités des uns, des impuissances des autres, des très riches démons incontrôlés, indomptés donc, ah ! oui, mais alors les riches ils ne peuvent pas changer le monde comme ça, si vite, d'un coup, même avec des fictions ENORMES  ? (ça baisse la bourse ? ça baisse et tout le monde flipperait parce que soudain : ouah ! la fiction mal écrite au départ : c'est l'histoire... il était une fois... je vais te raconter toi le serf comment ça se passe, il s'agit d'une économie du profit permanent pour tous... si si, tu vas comprendre, alors quand tu seras riche petit bougnat... mais oui, longtemps tu t'aies couché de bonne...)  Il me souvient les années 1980, ça se foutait de la gueule de Francis ici et là. On le regrette le Francis même ses maisons de maçon pour petits Français moyens on les regrette aussi : y'a quoi désormais derrière les murs qui poussèrent à la va-vite ? des bouteilles de greco di tuffo ? des livres ? des désirs épouvantables ? des gens qui se déchirent ? des pornologies ? des grands yeux d'enfants affamés d'images ? de l'Ikéa ? Qu'est-ce que ça veut dire tout ça ? Tu vois, on est encore dans l'abécédaire... OU EST LE MONDE PROMIS DANS NOS EFFROYABLES / JOYEUX LIVRE D'IMAGES PUBLIES PAR FERNAND NATHAN* ? Dans une cave oubliée ? Y'a donc un toit par dessus. Faut redescendre ? De l'êthos à l'éthique : du temps pour ça, mais on nous en laissera, dis, ou faudra-t-il s'en saisir, et avec quelle violence encore ? Fight Club ou Magic Box ?

On offre quoi aujourd'hui comme part de rêves aux bénis oui oui qui s'illusionnent d'être arrivés quelque part ? Croître, croire et croâsser. Assez de dépense, plus de dé-penser (y'a ça chez le bel Edouard Glissant) : le silence des caves (les arachnées, les poussières, les odeurs de champignons, les ratatouilles tâpis, les sauts d'île en île).

Y'a comme un écho dans la vaste chambre du monde, comme un vide dans ce tombeau culturel en gésine. Lost Highway : au milieu du film, ce doigt qui appuit sur l'interphone, déclenche la sonnette : on ne peut plus revenir dormir à la maison ?

Et quand nous rebâtirons l'Empire à côté, sur le côté, du côté de chez... et si les abeilles sont toujours là flirtant dans les aubépines débarrassées des rouges acariens. Percevoir tel Perceval un microbout de l'Arche : voilà ce que j'ai vu dans la cave ce matin, un picabout de l'Arche dans les poussières de mes Wired.

Salve [Deconnexion. End Time : 2:58 GMT]

Ton sénéchal qu'avait pas fumé depuis 10 jours

(*) Une brève à écrire sur le jeune Fernand Nathan, obscure non pas, lumineuse sûrement, à savoir  : l'odeur, les dessins, les mots contenus dans ses livres publiées dans les années 1950-60.
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Jeudi 16 août 2007
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 23 juillet 2007
Qu'est-ce qu'il disait déjà Cat Stevens sur les années 1970 ? "J'aime bien quand on me dit 'c'était super les années 1970'... car quand on les a vraiment vécues, on peut difficilement s'en souvenir !". Je viens de penser à Syd Barret (1946-2006), le mystérieux co-membre originel des Pink Floyd, bien avant la daubasse Wall & Cie, choeurs d'enfants chrétiens, we are the Wall, etc.

Ce regard !!!! Tu as ce même décrochage avec Artaud 1929. Tiens, il me tarde de le relire celui-là aussi.
On peut se l'écouter : Pour en finir...
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 18 juillet 2007
Mars 2001. Parution d'un premier roman intitulé My Love Supreme. Juillet 2007, un lecteur se manifeste. Non pas un, mais "le". Qui fait dans la dentelle. J'adore. Un frère maniaque. Un pinailleur. Un étymologue. Un fanatique de Borges. De Baruch. Rien que pour cette unicité publicitée, ça vaut le coup de continuer. A faire le "kitten on the keys", le petit chat (pas mort) à patte de velours sur les touches du clavier. Le polissage. Le polisson. Le sâge, le poli ? Pas envie. Trop de fausseté. Trop d'arrivisme. Trop de gens pressés. De blabla. Pas assez de lenteur. De douceur. De temps donné à la lecture. Il me revient que le premier lecteur de MLS aura été Gilles Châtelet. Suicidé en 1999. L'année prochaine, on se doit d'en reparler de Vivre et penser comme des porcs (Folio). Histoire de se dire qu'on résiste, effectivement. CQFD.

Mais où trouver MLS ? Là :
par Di Folco publié dans : Troubles in Mind
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander

ALBUMS PHOTOS

Partenaire !

Cliquez ici pour recommander ce blog

undefined
societe referencement sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus