Ahhhhhhhhhhhh ! C'est bien le tube de l'été en ce qui me concerne, découvert sur la Nova Radio, pinceaux en mains et plâtre sur le derche, que
c'est bon, que c'est bon ! On se reverrait bien le Jackie Brown dans la foulée... et dire que ça vient de Norvège si j'en crois ce post : "Madcon (pour Mad Conspiracy) est un groupe de
Hip-Hop Norvégien composé de Tshawe Baqwa and Yosef Wolde-Mariam. Ce duo débordant d'originalité et d'énergie se fait connaître avec "Beggin", premier single extrait de leur album "So Dark The
Con Of Man". Ce titre fait un gros carton en Allemagne, Autriche et en Suisse. Il a même explosé les charts de leur pays : n°1 des singles et 6 fois disque de platine ! Attention,
prépare-toi,... tu ne pourras pas passer à côté !".
... mais... mais c'est marrant, ça donne AUSSI l'envie de réécouter Claude François... Cette année là... Mais, oui, c'est ça,
1963, encore une coup de "Frankie Valli et des Four Seasons" ! I Can't get my eyes of you, etc., ils sont partout, voilà le Beggin qui date de 1967, et puis... j'oubliais
Grease, mais cest pas vrai, c'est le Zelig de la Pop ! et déjà Soft Cell avec Tainted Love avait recyclé du 60's à fond, mais on s'en fiche, faut que ça circule, vive le grand
recyclage. Allez, quoi, faut pas être puriste, ça coupe les jambes. Mais, non de Dieu, quel looser ce Valli !
Et au bout compte, on finira tous comme ça :
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Vendredi 5 septembre 2008
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J'ai depuis longtemps coutume de me rendre dans des endroits morts. Le Carrefour est de ceux-là : une dizaine de tables, toujours vides
; un sol carrelé jaune immaculé ; et toujours une personne derrière le bar, généralement une dame âgée. A la fin des années 1980, j'allais Chez Julienne, petit bar de la rue
Dauphine tenu par Andrea, on y servait du bon vin et étions certains de ne pas nous faire emmerder. Le Carrefour possède quelques bons jus de raisin. Récemment rafistolée, la devanture
sombre ne donne pas envie d'y rentrer. De même, ces rideaux en vieilles dentelles. Le bar est mastoc, aucun charme, si ce n'est le marbre, mais que je trouve un peu haut. Au plafond,
d'horribles loupiotes crachotantes et quelques appliques sans charme finissent par conférer à l'atmosphère du lieu un je en sais quoi d'outre temps. Les cafés morts disparaissent du quartier.
Rien à voir avec les cafés mornes ou les cafés maures. Il y a aussi les cafés qui mordent, pressés de "changer de service", de vous voir expédier votre express, de vous ficher le stress, le
blues, la haine. Le Carrefour c'est la paix à quelques minutes de chez soi, une extension possible du temps d'écrire.
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